42 km 195 – Bernard Thomasson

42 km 195 bernard thomasson

42 km 195, la distance du marathon. A l’heure où Enna prépare celui du Mont Saint Michel au profit de l’association Roses en baie – Ensemble contre le cancer du sein, je me décide enfin à ouvrir ce roman qu’elle m’a prêté depuis un moment déjà.

Ceux qui me connaissent savent que le sport a toujours fait partie de ma vie. Du judo et de la gym quand j’étais enfant. Du hand, pendant une quinzaine d’années dont une en sport-étude et une autre en centre de formation. De la natation ensuite. De la rando, du stretch postural et de la course à pied aujourd’hui. Si j’ajoute à cela la liste des activités que j’ai pratiquées occasionnellement, il y en a encore pour un moment !

Pourquoi pas un marathon alors ? Et bien tout simplement parce que cela ne me fait pas envie. Quand je pars courir, je ressens souvent l’appel de la nature. Admirer les pins ou les chênes lièges, aller jusqu’à la mer, avoir la chance de croiser un chevreuil ou de voir un écureuil, sentir la caresse du soleil sur mon visage ou la fraîcheur de la pluie, tout cela me ressource. Quand je rentre, je me sens bien dans mon corps, déchargée des tensions qui m’empoisonnent.

Mais la course à pied n’est pas mon sport, je le sais. Trop ingrat, trop dur. Un jour on se sent bien et le lendemain on avance comme un escargot, sans toujours savoir pourquoi. Et puis, ayant fait beaucoup de compétitions plus jeune, je pense pouvoir avoir la prétention de bien me connaître (dans l’effort). Les limites, je les ai déjà repoussées à plusieurs reprises et je n’ai plus vraiment envie de le faire.

Cela ne m’a pas empêchée de lire 42 km 195 avec plaisir. Le narrateur raconte en autant de chapitres que de kilomètres son premier marathon, celui de Paris. Greffé du cœur, ce défi a un sens tout particulier pour lui. Il parle de sa crainte de ne pas y arriver, de ‘importance de son entourage qui l’accompagne et le soutient tout au long du parcours, de ses sensations et de tout ce qu’il observe autour de lui.

En contrepoint de ce récit, vient se superposer un deuxième, celui de Benedict Maverick, un homme qui a couru 42 marathons à travers le monde avant de se retrouver en fauteuil roulant. Maverick y décrit les parcours qu’il a effectués et leurs difficultés.

Je dois bien avouer que j’ai été plus intéressée par le premier récit que par le deuxième. Je me suis retrouvée dans l’état d’esprit du narrateur, état d’esprit qui dépasse le simple cadre de la course à pied et du sport en général. Maverick, lui, parle moins de ses sentiments personnels ce qui donne à ce qu’il raconte un caractère moins universel.

Cependant, le dialogue permanent que l’auteur, le journaliste Bernard Thomasson, a su instaurer entre les deux textes est intéressant. Il permet d’éviter l’écueil d’un énième récit sur une épreuve certes difficile mais devenue assez banale à l’heure où de nombreuses personnes courent un marathon où participent à un raid (parfois uniquement pour pouvoir se venter de l’avoir fait ou pour l’ajouter sur leur CV).

L’avis d’Enna et celui de Leiloona, pas sportive du tout mais qui a pourtant aimé.

THOMASSON, Bernard, 42 km 195, Flammarion, 2015.

23 réflexions sur « 42 km 195 – Bernard Thomasson »

    1. Je comprends qu’il ne t’attire pas. Cependant il y a des choses intéressantes d’un point de vue humain qui dépassent largement le cadre du sport.

        1. En plus, ta trottinette elle est électrique si je ne me trompe pas .

          Dis, rien à voir mais tu utilises une extension pour savoir quand on répond à un commentaire que tu as fait sur un blog ?

          1. Ah non, du tout … l’énergie vient de mes cuisses ! 😛 Sinon pour l’extension, oui, ce doit être Jetpack ! 🙂 Bien pratique !

  1. Comme Aifelle, je ne suis vraiment pas sûre que cela me parlerait. Il y a un autre livre je crois sur la course à pied avec Flanagan dans le titre, non ? Mais je laisse à d’autres plus passionés 😉

    1. Oui, c’est la grande course de Flanagan. Je l’ai abandonné mais je n’étais pas en grande forme du point de vue moral et tous les livres me tombaient des mains à cette époque là. Il faudrait que je lui donne une seconde chance.
      Si tu lis le commentaire de Leiloona et son article tu verras que ce livre peut aussi plaire à ceux qui ne sont pas amateurs de course à pied.

  2. Comme j’aimerais pouvoir courir… 😉 Ma soeur s’est mise à la course dernièrement, et je vois bien tout ce que cela créé en elle et autour d’elle (elle court avec des copines). Mais si je courrais, je crois que je serais comme toi, assez solitaire…

    1. C’est difficile de courir à plusieurs car il faut trouver des partenaires qui ont à peu près le même niveau. En même temps cela permet de mieux progresser. Quand je cours avec Monsieur c’est toujours plus dur mais mes performances sont meilleures. Parfois, j’avoue que c’est énervant quand même d’être toujours celle qui a du mal à suivre. Généralement il commence avec moi et termine seul.
      En rando, on a résolu le problème : il est devant avec son GPS et ses cartes et il fait des pauses régulièrement pour m’attendre. Je ne supporte pas de forcer tout le temps le rythme pour le suivre (enfin ca c’est dans les montés car sur le plat je vais aussi vite que lui)

  3. J’avais vraiment aimé le « témoignage » du personnage principal car je me suis bien identifiée à lui! Contente que tu aies aimé ! Et merci pour le lien vers le marathon solidaire <3

    1. Et au bord d’une piscine en plus ! Ce que la photo ne montre pas, c’est qu’il ne faisait pas chaud et qu’une mamie me racontait sa vie pendant que sa petite fille et ma fille assistaient à un cours de natation.

    1. Je suis persuadée que ce n’est pas un livre qui plaît uniquement aux sportifs mais visiblement j’ai du mal à vous convaincre.

La parole est à vous !