A la mémoire des disparus d’Oradour sur Glane

Rolande Causse rend hommage à travers ce court texte poétique à tous les disparus d’Oradour sur Glane tués par balles ou brulés vifs dans l’église du village le 10 juin 1944 par des SS, 4 jours après le débarquement de Normandie et le début de la libération de la France. Elle raconte avec beaucoup de pudeur les derniers instants de vie avant le drame dans ce gros bourg du Limousin : les enfants à l’école, l’épouse de l’instituteur en train de se faire couper les cheveux, l’équipe de foot réunie en ce samedi, etc. Et puis, l’horreur, l’indicible, avec l’arrivée des soldats allemands.

Les dessins à l’aquarelle de Georges Lemoine illustrent magnifiquement le texte. J’aime beaucoup la première de couverture. Elle en dit long avec, au premier plan, les bottes et le bas du corps d’un soldat allemand en uniforme tourné vers le village dont on voit l’église et les habitations en flammes en arrière plan.

Jean-François s’est rendu à Oradour. Il raconte ce qu’il a ressenti là-bas et dit d’Oradour la douleur que « c’est une parfaite réussite ».

CAUSSE, Rolande et LEMOINE, Georges, Oradour la douleur, Syros jeunesse, 2001.

6 réflexions sur « A la mémoire des disparus d’Oradour sur Glane »

  1. J’ai été très marquée également par cette tragédie et les documentaires vus il y a quelques années.
    Je note ce livre et j’aimerais retrouver le titre du livre d’une rescapée dont l’interview m’avait bouleversée.

  2. Je suis allée deux fois à Oradour à presque trente ans d’intervalle. On a un sentiment de tristesse quand on parcourt les rues. Sinon, il semble que cela devient problématique de conserver le village en l’état, vu que cela finit de se dégrader. Mais bon, il faut le voir. Bonne soirée.

La parole est à vous !

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