Americanah – Chimamanda Ngozi Adichie

Ifemelu vit en couple avec Obinze depuis plusieurs mois lorsqu’elle décide de partir aux États-Unis pour poursuivre ses études. Dans son université, au Nigéria, ses professeurs sont très souvent en grève et la jeune femme aspire à une autre vie. Obinze, qui rêve depuis longtemps de ce pays, la rejoindra plus tard.

Sur le continent américain, Ifemelu prend conscience du fait qu’elle est noire. Jusqu’ici, elle n’avait jamais pensé à sa couleur de peau. Elle n’arrive pas à trouver de travail pour financer ses études et va de désillusions en désillusions. Du jour au lendemain, elle ne donne plus de nouvelles à Obinze qui l’a pourtant beaucoup soutenue à son arrivée. Elle ne répond ni à ses appels ni à ses mails. Ce qu’elle est devenue est trop éloigné de ce qu’elle espérait en décidant de quitter le Nigéria.

Pendant quinze ans, elle essaie de trouver sa place. Elle vit en couple, travaille, possède un cercle d’amis. En apparence, elle s’est intégrée. Mais dans la réalité, Ifemelu se sent souvent en décalage par rapport au monde qui l’entoure. Elle ouvre un blog dans lequel elle parle du racisme, de la discrimination, des noirs américains et des noirs non américains, du défrisage ou non des cheveux des femmes noires, etc. Chaque jour, de nombreux visiteurs laissent des commentaire et le blog finit par être une source de revenus pour elle.

De son côté, Obinze trace aussi son chemin, en Angleterre puis au Nigéria.

Au moment où commence le roman, Ifemelu a décidé de quitter son petit ami américain et de retourner vivre au Nigéria. Elle raconte donc son expérience aux USA avec du recul. Le ton est souvent acerbe mais Ifemelu est une jeune femme dynamique qui se laisse rarement abattre. Elle rebondit et l’humour, omniprésent, rend le livre très agréable à lire.

J’ai beaucoup aimé Americanah. Le point de vue d’Ifemelu sur les problèmes liés à la race est intéressant. La pertinence de son regard sur l’Occident et ses paradoxes donne une réelle profondeur au livre même si, parfois, le propos est répétitif et rend certains passages un peu longs. La vie d’Ifemelu n’est pas sans intérêt non plus. On tourne les pages avec l’envie de savoir ce qu’elle va devenir et quelques surprises viennent agrémenter le dénouement.

Un livre à découvrir pour son propos sur la négritude mais aussi la vie d’une femme qui n’a pas sa langue dans sa poche.

C’est un pavé qu’Enna a dévoré.

Pour Leiloona, « on ressort de cette lecture grandi ».

Jérôme se « demande quand même pourquoi [il] ne [s’est] pas davantage laissé embarquer par ce texte moderne et enlevé. Peut-être parce qu’il est trop féminin. Peut-être parce que [ses] références sur la condition noire sont venues parasiter [sa] lecture. […] Quoi qu’il en soit, [il] ne regrette pas une seconde d’avoir découvert ce roman-fleuve et la voix d’une auteure à la personnalité très marquée ». Il vous propose également plusieurs liens pour découvrir d’autres avis.

NGOZI ADICHIE, Chimamanda, Americanah, Gallimard, 2015.

8 pensées sur “Americanah – Chimamanda Ngozi Adichie”

  1. Oui, c’est vrai qu’il se lit assez rapidement.____________________De : « Alex-Mot-à-Mots » Date : 19 avr. 2015 16:57:20A : saxaoul@neuf.frSujet : Nouveau commentaire de Alex-Mot-à-Mots [Échappées]
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