« Aya de Yopougon » Tome 4

Innocent arrive à Paris un jour où il fait 12° à l’extérieur -ça le change du soleil d’Abidjan- ! et va de surprise en surprise : l’avion n’atterrit pas dans la capitale française mais en banlieue, prendre le RER et trouver son chemin jusqu’au 18ème arrondissement n’est pas si simple que cela et Célestin sur qui il comptait pour l’accueillir ne semble pas  vraiment avoir envie de l’héberger.

A Yopougon, le professeur de biologie d’Aya a une conception assez particulière de l’aide que l’on peut apporter à une élève en difficulté. Zékinan apprend que Félicité, la fille qu’il a donnée petite au père d’Aya et qu’il a presque oubliée, est sur de nombreuses affiches dans la capitale ivoirienne et il aimerait bien récupérer l’argent de ce succès. Moussa a disparu et ses parents ont engagé un détective privé totalement inefficace pour le retrouver.  Quant à Hervé , il rêve toujours de trouver la fille de sa vie. Comme vous pouvez le constater, la vie fourmille toujours autant à Abidjan !

D’un tome à l’autre, certains personnages prennent plus ou moins d’importance. Dans ce quatrième épisode c’est Innocent, fraîchement arrivé à Paris, qui est mis en avant mais Aya tient  toujours une place importante. Avec Inno, c’est le mode de vie français qui est pointé du doigt : le manque de solidarité, laes difficultés pour trouver du travail, l’égoïsme, etc. Cette dimension critique est nouvelle mais je dois dire que cela ne me déplait pas !

Comme pour les trois tomes précédents, j’ai refermé cette BD en me disant « vite, le prochain » mais le prochain n’est pas encore sorti…

D’autres avis ici.

ABOUET, Marguerite, OURBERIE, Clément, Aya de Yopougon 4, Gallimard, 2008.

6 réflexions sur « « Aya de Yopougon » Tome 4 »

  1. Je l’ai bien sûr lu aussi (sans doute après le recensement de BOB, mais le travail de BOB n’est jamais terminé, c’est surhumain, n’est ce pas?) et, oui, hélas, il faut attendre pour la suite.
    Une anecdote en attendant. Hum, j’ai aussi trainé mes sandales par là bas, et quant les résultats des étudiantes dépendent de leur « gentillesse » on appelle ça une MST (Moyenne Sexuellement Transmissible)Ah l’Afrique, j’adore…

  2. @Keisha : je n’ai jamais eu l’occasion d’aller me balader dans ce coin mais j’aimerais beaucoup ! Cette anecdote est…. surprenante ? marrante ? affligeante ? révoltante ?????? En tous cas, difficile à envisager pour un occidental…
    @Aurore : en effet, il faut vite trouver un remède !

La parole est à vous !

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