Baiser féroce – Roberto Saviano

Piranhas se termine sur une scène tragique pendant laquelle Nicolas Fiorillo, le chef d’un baby-gang qui sème la terreur dans les rues de Naples, promet la vengeance à sa mère. Dans Baiser féroce, la suite de ce diptyque, on découvre un Maharaja -c’est le surnom de Nicolas- mal dans sa peau, bouleversé. Mais cela ne dure pas longtemps. La soif de pouvoir reprend  très vite le dessus. Nicolas se sert de sa bande pour accomplir son rêve : enterrer les parrains de la mafia et devenir le roi dans sa ville natale. Forcément, cela ne se fait pas sans heurts.

Nicolas est prêt à tout. Il ne recule devant rien. Tuer ne lui fait pas peur. Sa jeunesse et son manque d’expérience lui jouent cependant des tours. Tant que l’argent de la drogue coule à flots, tout va bien. Mais certains n’hésitent pas à retourner leur veste si nécessaire. Et les vieux parrains ne sont pas prêts à laisser leur place à de jeunes cons sans rien dire !

Si Baiser féroce se lit avec plaisir, il n’apporte pas grand chose par rapport à Piranhas. La violence est toujours aussi omniprésente dans cet univers masculin. Les filles sont mères ou petites amies mais elles sont tenues à l’écart. Certainement pour les protéger… Au final, ce sont pourtant elles qui font les frais de la criminalité napolitaine.

Le rythme entretenu par Roberto Saviano est soutenu. Les scènes sont toutes plus violentes les unes que les autres. On pense forcément aux films de gangster avec les incontournables courses poursuites, meurtres ou autres retournements de situation. Sauf que là, l’histoire s’inspire de faits réels…

SAVIANO, Roberto, Baiser féroce, Gallimard, 2019.

12 réflexions sur « Baiser féroce – Roberto Saviano »

    1. C’est clairement le genre d’univers qui ne correspond pas à tout le monde. Habituellement, je n’aime pas non plus mais là, je me suis laissée prendre par l’intrigue et surtout le rythme. Le fait que cela se déroule à Naples n’y est sans doute pas étranger non plus.

  1. Les livres sur la mafia ou autre, je passe systématiquement .. peut-être justement parce que les films américains nous ont saturés de ce genre d’histoires, bourrées de testostérone.

    1. Je ne regarde pas la télé et je ne vais pas voir ce genre de film au cinéma, c’est peut-être pour cela que j’ai réussi à le lire 😉 !

  2. Je ne pense pas qu’il soit pour moi, et je n’ai pas du tout envie de retourner en Italie après avoir lu cet été L’amie prodigieuse, et je viens de finir Les huit montagnes….

La parole est à vous !