« Cadavre d’Etat » de Claude Marker

Le cadavre de Vaslin, conseiller du Premier ministre, est retrouvé en pleine nuit sur le parking  désert de Consorama. Suicide ou meurtre ? C’est ce que le commissaire Coralie Le Gall va devoir déterminer.

Très vite, cette jeune femme à la personnalité hors-norme comprend que l’affaire est liée à des magouilles politico-financières dans les plus hautes sphères de l’État et qu’elle va devoir enquêter dans un milieu à hauts risques, un milieu qu’elle connait aussi bien qu’elle le déteste.

 

« Toute ressemblance entre cette œuvre romanesque et des personnages ou situations liées à une affaire contemporaine serait donc fortuite et involontaire« , nous avertit l’éditeur en début d’ouvrage. Oui, sauf que quand même les ressemblances sont flagrantes et les « affaires contemporaines » se ressemblent tellement toutes que les points de comparaison sont nombreux. Je n’ai aucune idée sur le nom de l’auteur, qui se cache derrière un pseudonyme, mais j’ai cru déceler à travers certains personnages les traits de plusieurs de nos politiques actuels ou passés. Je ne me risquerai pas ici à faire des hypothèses car mes connaissances sur le milieu sont bien maigres mais je crois qu’il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour se prêter au jeu des devinettes.

Le vocabulaire employé est parfois un peu surprenant (le jean devient djîne et la robe de cocktail devient une tenue de coquetèle), le ton cru  et le discours très pessimiste – et cependant tellement réaliste !!!- mais Cadavre d’État se laisse lire sans problème.

Quelques extraits :

« T’es tu demandé un jour pourquoi tu es au poste prestigieux qui est le tien aujourd’hui ? Ton mérite, tes relations ?… Dérisions ! Tu es là perce que, là haut, où est la Toute-Puissance, où siègent les grands de la sainte Trinité : Riches, Élus, Enarchie, on a vérifié qu’on pourra toujours compter sur toi, pour un service ou un autre. Parce que là-haut, on connaît le levier qui te fera obéir, ta faille : vice, appétit d’honneur ou d’argent, faute dissimulée, vanité ?… Alors, on t’entoure, te flatte, te paie, te décore, te protège du monde extérieur. Mais, en même temps, on te surveille sans cesse… » p.66

« Moi, je n’ai aucun goût pour l’informel, le non-dit, le cela-va-de-soi… quand ils me sont proposés par de grands chefs. Des piègeacs pour enfariner le marmiton et lui faire porter la toque si la mayonnaise tourne à

L’avis de Neph.

Merci à Suzanne de Chez les filles et aux éditions Carnets Nord pour l’envoi de ce livre.

MARKER, Claude, Cadavre d’État, Carnetsnord, 2009.

4 réflexions sur « « Cadavre d’Etat » de Claude Marker »

  1. Un policier français intéressant? Pourquoi pas! Dès que je le vois , je me jette dessus alors! (tu es en lien chez moi ce matin, mais si ça te déplaît , je le retire)

  2. @Mango : bienvenue sur ce blog et merci pour le lien. Pour le polar, je dois dire que je ne suis absolument pas une spécialiste du genre alors mon avis est celui d’une novice !

  3. J’en ai parlé il y a quelque temps et je n’ai pas aimé du tout ! Le ton et le langage m’ont beaucoup déplu. Dans les commentaires laissés sur mon blog, quelqu’un cite son article en lien et évoque Bernard Tapie comme possible auteur… Qu’en penses-tu ?

  4. J’avais décliné la proposition de chez-les-filles.com (le thème ne me disait rien et ce que j’avais aperçu du style non plus) et je ne le regrette pas, même si je lis avec intérêt les billets parus au sujet de ce livre.

La parole est à vous !

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