« Celle que je voudrais être » de Vanyda

Rien de mieux après ma dernière lecture plutôt terrifiante (voir billet de jeudi dernier) que de passer une soirée en compagnie de Valentine et ses amis. Cette fois-ci, la joyeuse bande est au lycée et se retrouve un peu éparpillée dans les diverses classes. Valentine partage sa passion pour les mangas avec d’autres élèves. Elle fait même partie d’un club de passionnés  qui va jusqu’à créer un fanzine. Elle est toujours timide mais affirme quand même de plus en plus sa personnalité. Elle rencontre de nouvelles personnes et lie de nouvelles amitiés. Son père est absent mais on ne sait toujours pas pourquoi. Réponse sans doute dans le prochain tome… Quand aux histoire d’amour, c’est pas toujours simple !

Vous l’aurez sans doute deviné, Valentine est un personnage que j’aime beaucoup, tant du point de vue de sa personnalité que de son look. Sans doute parce que je retourne quelques années en arrière grâce à elle…

VANYDA, Celle que je voudrais être, Dargaud, 2010

« Aya de Yopougon  » Tome 5

Ce que c’est agréable de retrouver Aya et les habitants de Yopougon après quelques mois d’attente !
Félicité a été kidnappée par son père biologique qui la soupçonne d’être riche. Aya, qui la considère comme sa sœur, veut absolument la retrouver.
Gervais présente sa femme à sa mère soit disant malade. Moi, je dirais plutôt que c’est une vieille garce qui en fait voir de toutes les couleurs à son entourage.
Mamadou veut reconquérir Adjoua mais ça ne l’empêche pas d’avoir une maîtresse.
Innocent a toujours un peu de mal à s’adapter aux habitudes de la vie parisienne.
Les Sissoko partent sur les traces de leurs fils, Moussa, dans la brousse.
Vous le voyez, tous les personnages des quatre premiers tomes sont là et il leur arrive toujours de nouvelles aventures ou de nouvelles histoires, un peu comme dans la vie quoi ! Et visiblement, si on en croit la fin du tome 5, il va y avoir un tome 6 : génial , c’est encore un moment agréable , de nouvelles expressions ivoiriennes et du rire en perspective !

ABOUET, Marguerite, OURBERIE, Clément, Aya de Yopougon 5, Gallimard, 2009.

« Celle que je ne suis pas » de Vanyda

Valentine est une jeune fille un peu timide. Au collège, elle passe beaucoup de temps à discuter avec ses copines. Comme beaucoup d’adolescents, elle accorde énormément d’importance à l’amitié. Elle participe à ses premières soirées -et accepte de boire de l’alcool, pour faire comme tout le monde-, sèche les cours pour aller discuter avec des garçons dans un parc, aime secrètement Félix mais sort avec un autre, etc. Valentine aime aussi lire des mangas et faire du sport. Bref, c’est une ados comme on en connaît tous, qui se cherche et a du mal à se trouver mais qui respire la santé et la vitalité !

Voilà une petite BD bien sympa qui commence à se faire une bonne réputation et c’est tant mieux ! Je me suis reconnue un peu à travers le personnage de Valentine -un personnage que j’aime beaucoup- mais surtout, j’ai reconnu bon nombre d’élèves que je croise tous les jours. Quant au dessin -en noir et blanc-, je ne suis absolument pas spécialiste alors je me garderais bien de tout commentaire. Je tiens juste à dire que je l’ai apprécié.

Il y a deux autres tomes, Celle que je voudrais être et Celle que je suis, qui se passent au lycée puisque à la fin de Celle que je ne suis pas Valentine entre en Seconde et se retrouve séparée de toutes ses copines. J’espère que je vais les trouver à la médiathèque !

VANYDA, Celle que je ne suis pas, Dargaud, 2008.

« Mimi » #1 de Wei Yao

Mimi rencontre par hasard un créateur de mode qui lui demande de défiler pour elle. C’est un vrai défi pour cette jeune fille qui se considère plutôt comme un vilain petit canard. Mais que ne ferait-on pas par amour…

Trois lignes à peine pour résumer cette histoire. Je pourrais peut-être en dire plus en faisant un petit effort mais je n’ai pas du tout accroché alors… C’est un nouveau rendez-vous manqué  pour moi avec les mangas… D’ailleurs, peut-on parler de manga puisque le texte ne se lit pas à l’envers et que l’auteur est chinois ???? Si vous avez la réponse, ça m’intéresse !

Je ne sais pas si je n’ai pas de chance avec les mangas ou si, vraiment, ce genre n’est pas pour moi. Je vais peut-être faire une ou deux autres tentatives mais après je laisse tomber !

YAO, Wei, Mimi 1, Casterman, 2007.

Zep pour les grands : « Happy sex »

Je l’avais réservé à la médiathèque et je suis allée le chercher vite fait à la récré cet après-midi. En revenant, j’ai lu une planche dans la rue et j’ai éclaté de rire. Deux collègues m’ont aperçue de et se sont inquiétés pour moi… Pas besoin de vous dire que j’ai caché le livre avant de rentrer dans le lycée… Devant les élèves, ça fait pas très sérieux !

Les dessins sont explicites -le livre est d’ailleurs réservé aux adultes- mais l’humour décomplexé de la série Titeuf est bien reconnaissable. On lit les vignettes les unes après les autres et quand on arrive à la dernière, en bas à droite, on rigole de bon cœur ou on a le sourire aux lèvres. Pourquoi ça marche ? Parce que ça parle de tabous avec humour et finesse, parce que ça pointe du doigt tous les petits travers des hommes et des femmes, parce que ça n’est jamais gras, parce que ça parle de situations vécues ou entendues, et tout simplement parce que c’est Zep et qu’il a un talent incroyable !

Leilonna et Laure ont aimé aussi.

ZEP, Happy Sex, Delcourt, 2009.

« Aya de Yopougon » Tome 4

Innocent arrive à Paris un jour où il fait 12° à l’extérieur -ça le change du soleil d’Abidjan- ! et va de surprise en surprise : l’avion n’atterrit pas dans la capitale française mais en banlieue, prendre le RER et trouver son chemin jusqu’au 18ème arrondissement n’est pas si simple que cela et Célestin sur qui il comptait pour l’accueillir ne semble pas  vraiment avoir envie de l’héberger.

A Yopougon, le professeur de biologie d’Aya a une conception assez particulière de l’aide que l’on peut apporter à une élève en difficulté. Zékinan apprend que Félicité, la fille qu’il a donnée petite au père d’Aya et qu’il a presque oubliée, est sur de nombreuses affiches dans la capitale ivoirienne et il aimerait bien récupérer l’argent de ce succès. Moussa a disparu et ses parents ont engagé un détective privé totalement inefficace pour le retrouver.  Quant à Hervé , il rêve toujours de trouver la fille de sa vie. Comme vous pouvez le constater, la vie fourmille toujours autant à Abidjan !

D’un tome à l’autre, certains personnages prennent plus ou moins d’importance. Dans ce quatrième épisode c’est Innocent, fraîchement arrivé à Paris, qui est mis en avant mais Aya tient  toujours une place importante. Avec Inno, c’est le mode de vie français qui est pointé du doigt : le manque de solidarité, laes difficultés pour trouver du travail, l’égoïsme, etc. Cette dimension critique est nouvelle mais je dois dire que cela ne me déplait pas !

Comme pour les trois tomes précédents, j’ai refermé cette BD en me disant « vite, le prochain » mais le prochain n’est pas encore sorti…

D’autres avis ici.

ABOUET, Marguerite, OURBERIE, Clément, Aya de Yopougon 4, Gallimard, 2008.

« Aya de Yopougon » Tome 3

Le jour tant attendu de l’élection de Miss Yopougon est arrivé et c’est l’effervescence dans le quartier. Le coiffeur et le tailleur sont débordés. Tout le monde se réunit pour assister à la fête.
Après cet « évènement », la vie reprend normalement. Adjoua galère pas mal avec son fils Bobby qu’elle doit élever seule. La père d’Aya trompe sa femme avec Jeanne. Celle-ci débarque un jour dans la maison familiale et Aya découvre qu’elle a un petit frère et une petite sœur. Bintou est amoureuse d’un parisien qui se moque complètement d’elle mais comme l’amour rend aveugle… Son père, Koffi, veut prendre pour deuxième épouse une amie de Bintou, Aya et Adjoua, ce qui n’est pas du tout du goût d’Alphonsine (mère de Bintou et femme de Koffi). Moussa, quant à lui, a toujours de gros problème avec son père qui veut le faire travailler dans l’entreprise familial. Bref, on ne s’ennuie pas dans la capitale ivoirienne !

Vite, vite le tome 4 : je veux connaître la suite !!!!!!!!!!!

D’autres avis ici.

ABOUET, Marguerite, OURBERIE, Clément, Aya de Yopougon 3, Gallimard, 2007.

« Aya de Yopougon » Tome 2

Suite des « aventures » d’Aya, Bintou et Adjoua dans un quartier d’Abidjan. Adjoua a donné naissance à un petit garçon qui, étrangement (!), ne ressemble pas à son père… Bintou continue à courir après les hommes et Aya est toujours aussi sérieuse. Souvent, c’est elle qui garde les fils d’Adjoua pendant que celle-ci vend des claclos au marché.

Comme dans le premier tome, on rit beaucoup et on est transporté dans une Afrique vivante, gaie et colorée. J’ai fermé la dernière page avec l’envie d’enchainer tout de suite sur le troisième tome.

D’autres avis ici.

ABOUET, Marguerite, OURBERIE, Clément, Aya de Yopougon 2, Gallimard, 2006.

La vie d’expatrié en Birmanie

Marié à une femme travaillant pour Médecins Sans Frontières, Guy Delisle a passé un an en Birmanie. Dans ses Chroniques Birmanes, il raconte son quotidien d’auteur de BD et de papa à la maison. Grâce à son fils, encore bébé, il fait quelques connaissances mais côtoie surtout d’autres expatriés travaillant dans des ONG.

On découvre peu à peu la vie dans cette dictature  militaire soumise à la dure loi de la junte. La situation de l’opposante politique Aung San Suu Khy est évoquée à plusieurs reprises ainsi que la censure -découpage des articles jugés néfastes dans la presse, musèlement d’Internet, etc.- mais je m’attendais à avoir un peu plus de détails sur la vie locale.

Une BD agréable donc mais pas exceptionnelle !

DELISLE, Guy, Chroniques Birmanes, Shampoing, 2007.

« Aya de Yopougon 1 »

Dans un quartier d’Abidjan, la capitale ivoirienne, à la fin des années 1970, Aya travaille dur dans l’espoir de devenir un jour médecin. Ses amies, elles, ne pensent qu’à gazer -danser- et à draguer. Cela ne les empêche pas de bien s’entendre, notamment quand il s’agit de se moquer ou de déjouer la vigilance des parents pour sortir.

Ce sont de jolies tranches de vie -avec des manières de parler très locales- que nous proposent Marguerite Abouet et Clément Ourberie. J’ai eu un peu de mal à accrocher au début mais finalement, je me suis laissée entrainer par les histoires pleines de vie et de couleurs de ces trois jeunes filles. La fin est excellente ! Maintenant, il faut que j’emprunte le tome 2 !

Les avis de Yueyin, Laure, Florinette, Tamara.

ABOUET, Marguerite, OURBERIE, Clément, Aya de Yopougon 1, Gallimard, 2005.

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