Le dernier été de mon enfance – Shin Takahashi

Inspiré du roman Les aventures des Tom Sawyer de Mark Twain, ce manga met en scène une jeune étudiante en art, Haru, qui vit seule à Tokyo et retourne dans son village pour l’enterrement de sa mère. Traité comme un moins que rien par les habitants parce qu’elle n’est pas comme tout le monde, elle vit très mal cette situation. Son enfance malheureuse lui revient en mémoire mais, heureusement, elle fait la connaissance de Taro et c’est le début d’une série d’aventures. Amour, amitié, jeux, escapade en bateau sur une île maudite, chasse au trésor et recherche d’un meurtrier, ce manga ne manque pas d’action. J’ai eu un peu de mal à rentrer dedans au début puis, je l’ai dévoré. 

Choco a aimé aussi. L’avis de Faelys est plus mitigé.

TAKAHASHI, Shin, Le dernier été de mon enfance, Éditions Delcourt, 2010.

Emma 1 – Kaoru Mori

L’histoire se passe en Angleterre à l’époque victorienne. En venant rendre visite à son ancienne gouvernante, William Jones, fils de bonne famille, fait la connaissance d’Emma, la domestique de la vieille dame. Tout de suite, il tombe sous le charme. En repartant, il oublie volontairement son gant et Emma lui court après. C’est l’occasion pour eux de discuter librement. Timide et réservée, la jeune fille finit par accepter un cadeau de sa part. C’est le début d’une histoire d’amour impossible entre un fils de bourgeois gentleman et une domestique douce et discrète.
De multiples personnages gravitent autour d’eux -dont de nombreux prétendants d’Emma- et donnent de la vitalité à l’histoire. L’arrivée à dos d’éléphant de l’excentrique indien Hakim donne lieu à des scènes pleines d’humours auxquelles je ne m’attendais absolument pas. On aurait pu très vite tomber dans la bluette sentimentale ennuyante mais Kaoru Mori a su insuffler un souffle dynamique à l’histoire grâce à toutes ces actions secondaires.

Bref, vous l’aurez compris, je vous conseille vivement ce manga. Il y a 8 tomes au total. J’espère que les 7 suivants sont aussi bien !

MORI, Kaoru, Emma 1, Kurokawa, 2007.

« Pour Sanpei » #1

Quatrième de couverture :
« Sanpei est un sexagénaire à la retraite, un peu bougon et renfermé de nature.
Après la mort de sa femme, il emménage chez son fils. En triant ses affaires, il tombe par
hasard sur un carnet, une sorte de journal de bord tenu par sa femme. À sa lecture, Sanpei découvre que Tsukuro a pris
le temps de mettre par écrit tout ce qui pourrait être utile à son époux afin de
lui faciliter la vie, afin qu’il puisse vivre plus en harmonie avec son entourage : les goûts de sa petite fille, le caractère de son fils, les recettes de
cuisine essentielles, comment recoudre un bouton, comment repasser,
etc. C’est maintenant à lui de se débrouiller !
« 

C’est grâce à Faelys que j’ai découvert ce premier tome d’une série de deux mangas intitulée Pour Sanpei. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé. Ce grand-père qui perd un peu la boule est attendrissant mais je trouve qu’il manque à cette histoire une intrigue. Les scènes de la vie quotidienne se succèdent avec humour et tendresse sur le mode de la chronique familiale mais finalement, il ne se passe pas grand chose… Décidément, j’ai toujours autant de mal à trouver des mangas qui me plaisent vraiment !

KOUNO, Fumiyo, Pour Sanpei , Kana, 2009.

« Les fils de la terre » # 3 de Jinpachi Môri

Après une année passée à aller à la rencontre des agriculteurs à travers le Japon, Natsume et Kohei rentrent à Takazono. Pendant leur absence beaucoup de choses ont changé au village. Nanako, aidée par la jeune enseignante d’anglais du lycée, a pris les choses en main et a commencé à développer la vente de légumes. Cependant, il reste encore beaucoup de travail pour améliorer les relations avec les habitants des villes et faire de ce village perdu au milieu de la campagne un lieu prospère.

Ce troisième et dernier volume de la série est toujours aussi agréable à lire même si le côté caricatural est parfois un peu agaçant. Natsume est toujours parfait et trouve des solutions à tous les problèmes en quelques minutes. Une fois, ça passe mais quand ça se produit trop souvent… Et puis, à la fin, on a un peu l’impression que tout est beau dans le meilleur des mondes…

A part ces quelques réserves, je dois dire que j’ai beaucoup apprécié Les fils de la terre. C’est un des premiers mangas avec lequel j’accroche vraiment. Espérons qu’il y en aura d’autres !

A souligner : Les fils de la terre prône la consommation de fruits et légumes frais de qualité, cultivés dans les règles de l’art, sans être pour autant super écolo. A une époque où l’écologie est devenue une mode et un moyen faire du marketing, c’est important de le mettre en avant !

MÔRI, Jinpachi, Les fils de la terre 1, Éditions Delcourt, 2007.

« Les fils de la terre » # 2 de Jinpachi Môri

Dans ce deuxième tome, on retrouve Shuntaro Natsume dans le village de Takazono où il tente de redonner le goût d’apprendre aux élèves du lycée agricole. Il a toujours pour objectif de redresser cette filière et donne toute son énergie à l’apprentissage de l’agriculture. Son enthousiasme fait boule de neige même si Kohei est parfois un peu résistant. On apprend d’ailleurs petit à petit pourquoi le jeune homme a souvent des réactions aussi excessives qui vont à l’encontre de celles des habitants du village.
Shuntaro veut désormais faire de Takazono une vitrine de l’agriculture et développer les relations entre les paysans et les habitants des villes.
Nanako, son amie, arrive dans le village avec un fonctionnaire chargé de faire le point sur l’avancement du travail de Shuntaro. La visite se passe mal car le jeune homme ne suit pas vraiment les recommandations du ministère qui sait d’avance que cette mission est vouée à l’échec… Nanako décide de rester dans le village, ce qui n’est pas du tout du goût de son père, ministre. Ce dernier va tout faire pour éloigner Shuntaro de cet endroit où il a commencé à nouer de réelles relations avec les habitants.

Un deuxième tome à la hauteur du premier. L’histoire est toujours aussi dynamique et on apprend petit à petit des choses sur le passé de Kohei et les raisons réelles de la venue de Shuntaro dans ce village perdu au milieu de la campagne. Le personnage de Nanako, quasiment absent dans le premier tome, tient un rôle plus important. L’agriculture est bien entendu toujours au centre des préoccupations des uns et des autres. Vite, j’enchaîne sur le tome 3 !

MÔRI, Jinpachi, Les fils de la terre 1, Éditions Delcourt, 2007.

« Les fils de la terre » # 1 de Jinpachi Môri

Shuntaro Natsume, fonctionnaire du ministère de la culture et de l’éducation, est envoyé par le premier ministre japonais dans un lycée agricole pour redresser l’agriculture du pays. Shuntaro n’y connait absolument rien dans ce domaine mais il se rend très vite compte que la situation est absurde : l’État veut augmenter le nombre d’agriculteurs pour que le Japon soit auto-suffisant du point de vue alimentaire mais dans le même temps il les oblige à couper les pousses de riz avant maturation pour ne pas dépasser les quotas. Les campagnes sont désertes. Tous les jeunes sont partis et les personnes âgées vivent dans la misère. Les élèves sont là parce qu’ils ne peuvent pas aller ailleurs mais n’ont aucune envie de travailler la terre. Plein d’enthousiasme, Shuntaro apprend à connaître l’agriculture et fait la connaissance des paysans. Au contact de kohei, l’un des deux jeunes n’ayant pas quitté le village, il prend peu à peu conscience des difficultés qui l’attendent.

J’ai enfin trouvé un manga qui me plaît : merci la médiathèque !!!! Les fils de la terre est très réaliste. On peut faire de nombreuses comparaisons entre les problèmes rencontrés par l’agriculture en France et au Japon. Le récit est dynamique, les personnages sympathiques et agréables. Bref, je ne vais pas manquer de lire les deux autres tomes de cette série.

MÔRI, Jinpachi, Les fils de la terre 1, Éditions Delcourt, 2007.

« Celle que je voudrais être » de Vanyda

Rien de mieux après ma dernière lecture plutôt terrifiante (voir billet de jeudi dernier) que de passer une soirée en compagnie de Valentine et ses amis. Cette fois-ci, la joyeuse bande est au lycée et se retrouve un peu éparpillée dans les diverses classes. Valentine partage sa passion pour les mangas avec d’autres élèves. Elle fait même partie d’un club de passionnés  qui va jusqu’à créer un fanzine. Elle est toujours timide mais affirme quand même de plus en plus sa personnalité. Elle rencontre de nouvelles personnes et lie de nouvelles amitiés. Son père est absent mais on ne sait toujours pas pourquoi. Réponse sans doute dans le prochain tome… Quand aux histoire d’amour, c’est pas toujours simple !

Vous l’aurez sans doute deviné, Valentine est un personnage que j’aime beaucoup, tant du point de vue de sa personnalité que de son look. Sans doute parce que je retourne quelques années en arrière grâce à elle…

VANYDA, Celle que je voudrais être, Dargaud, 2010

« Aya de Yopougon  » Tome 5

Ce que c’est agréable de retrouver Aya et les habitants de Yopougon après quelques mois d’attente !
Félicité a été kidnappée par son père biologique qui la soupçonne d’être riche. Aya, qui la considère comme sa sœur, veut absolument la retrouver.
Gervais présente sa femme à sa mère soit disant malade. Moi, je dirais plutôt que c’est une vieille garce qui en fait voir de toutes les couleurs à son entourage.
Mamadou veut reconquérir Adjoua mais ça ne l’empêche pas d’avoir une maîtresse.
Innocent a toujours un peu de mal à s’adapter aux habitudes de la vie parisienne.
Les Sissoko partent sur les traces de leurs fils, Moussa, dans la brousse.
Vous le voyez, tous les personnages des quatre premiers tomes sont là et il leur arrive toujours de nouvelles aventures ou de nouvelles histoires, un peu comme dans la vie quoi ! Et visiblement, si on en croit la fin du tome 5, il va y avoir un tome 6 : génial , c’est encore un moment agréable , de nouvelles expressions ivoiriennes et du rire en perspective !

ABOUET, Marguerite, OURBERIE, Clément, Aya de Yopougon 5, Gallimard, 2009.

« Celle que je ne suis pas » de Vanyda

Valentine est une jeune fille un peu timide. Au collège, elle passe beaucoup de temps à discuter avec ses copines. Comme beaucoup d’adolescents, elle accorde énormément d’importance à l’amitié. Elle participe à ses premières soirées -et accepte de boire de l’alcool, pour faire comme tout le monde-, sèche les cours pour aller discuter avec des garçons dans un parc, aime secrètement Félix mais sort avec un autre, etc. Valentine aime aussi lire des mangas et faire du sport. Bref, c’est une ados comme on en connaît tous, qui se cherche et a du mal à se trouver mais qui respire la santé et la vitalité !

Voilà une petite BD bien sympa qui commence à se faire une bonne réputation et c’est tant mieux ! Je me suis reconnue un peu à travers le personnage de Valentine -un personnage que j’aime beaucoup- mais surtout, j’ai reconnu bon nombre d’élèves que je croise tous les jours. Quant au dessin -en noir et blanc-, je ne suis absolument pas spécialiste alors je me garderais bien de tout commentaire. Je tiens juste à dire que je l’ai apprécié.

Il y a deux autres tomes, Celle que je voudrais être et Celle que je suis, qui se passent au lycée puisque à la fin de Celle que je ne suis pas Valentine entre en Seconde et se retrouve séparée de toutes ses copines. J’espère que je vais les trouver à la médiathèque !

VANYDA, Celle que je ne suis pas, Dargaud, 2008.

« Mimi » #1 de Wei Yao

Mimi rencontre par hasard un créateur de mode qui lui demande de défiler pour elle. C’est un vrai défi pour cette jeune fille qui se considère plutôt comme un vilain petit canard. Mais que ne ferait-on pas par amour…

Trois lignes à peine pour résumer cette histoire. Je pourrais peut-être en dire plus en faisant un petit effort mais je n’ai pas du tout accroché alors… C’est un nouveau rendez-vous manqué  pour moi avec les mangas… D’ailleurs, peut-on parler de manga puisque le texte ne se lit pas à l’envers et que l’auteur est chinois ???? Si vous avez la réponse, ça m’intéresse !

Je ne sais pas si je n’ai pas de chance avec les mangas ou si, vraiment, ce genre n’est pas pour moi. Je vais peut-être faire une ou deux autres tentatives mais après je laisse tomber !

YAO, Wei, Mimi 1, Casterman, 2007.

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