Un drôle de père 2 -Yumi Unita

Daikichi trouve un modem chez son grand-père. Sauf qu’il n’avait pas d’ordinateur, du moins pas à la connaissance de sa famille… Selon Rin, c’est la femme de ménage, Masako, qui s’en servait. Daikichi décide d’éclaircir ce mystère et de la rencontrer. Il va apprendre des choses surprenantes…

Le jeune homme continue de parler éducation avec la mère de Koki et lui pose beaucoup de questions. Il n’est pas insensible à ses charmes même si pour le moment il n’a pas vraiment le temps de penser à rencontrer quelqu’un. Rin va rentrer à l’école primaire et il faut déjà préparer les fournitures et s’organiser pour l’année prochaine. La vie de Daikichi a bien changé depuis que Rin est à ses côtés. Plus question de sortir le soir et de ne penser qu’à soi. C’est une véritable responsabilité d’être le tuteur d’une enfant mais il s’en sort plutôt bien. 

J’attends avec impatience de découvrir la suite ! Daikichi va t-il rencontrer l’âme sœur ? Quel rôle va jouer la mère de Rin ? Comment va évoluer la petite fille ? Des questions auxquelles les prochains tomes vont sans doute répondre.

Si vous voulez découvrir les deux premiers tomes de Un drôle de père, n’hésitez pas à me le dire !

Le début de la série ici.

UNITA, Yumi, Un drôle de père 2, Éditions Delcourt, 2008.

Mon année 1. Printemps – Taniguchi et Morvan

Mon année est une BD en quatre saisons dont le premier tome, Printemps, est sorti il y a quelques mois. Elle raconte l’histoire de Capucine une petite fille de 8 ans qui est porteuse de la trisomie 21 mais qui en a très peu les caractéristiques physiques. Les dessins (Taniguchi) comme le scénario (Morvan) sont très réalistes et racontent en détail certains épisodes marquants de la vie de Capucine et de ses parents.

Au début de ce premier épisode, la petite fille fête son anniversaire en famille et même parmi les siens, certains ont du mal à la comprendre. Elle vit dans son monde et son père et sa mère font tout pour qu’elle progresse même si ils ne sont pas toujours d’accord sur la manière de faire. Capucine ne dit pas grand chose mais elle observe tout ce qui l’entoure et comprend très vite quand quelqu’un ne va pas bien. Un jour, la directrice de l’école convoque ses parents pour leur annoncer qu’elle ne peut plus poursuivre sa scolarité dans un établissement classique. Pour les parents, c’est la catastrophe. Ils se disputent, le papa réagit très mal et la maman lui reproche de ne jamais s’occuper de sa fille. Capucine, elle, doit faire face aux problèmes. Sa naïveté et sa sensibilité très particulière l’aident un peu…

Une BD qui ne manque pas de rythme. Le point de vue de Capucine alterne avec celui de ses parents ce qui donne un éclairage très intéressant sur le quotidien de cette famille. Les dessins sont en couleurs et fourmillent de détail. La sensibilité des différents personnages est à fleur de peau. Bref, Printemps ne manque pas de qualités mais je n’ai pas vraiment réussi à accrocher. Je lirai quand même la suite pour savoir comment Capucine va évoluer mais globalement, je suis restée extérieure à cette histoire. Je n’ai pas vraiment été touchée…

TANIGUCHI, MORVAN, Mon année 1. Printemps, Dargaud, 2009.

Le sablier 1 – Hinako Ashiharao

Depuis le divorce de ses parents, An a quitté Tokyo pour aller vivre avec sa mère chez ses grands-parents, à la campagne. La jeune fille aimait la ville et a beaucoup de mal à se faire à sa nouvelle vie. Elle n’a pas de copains, sa grand-mère est méchante et sa maman ne va pas bien du tout. Heureusement, elle fait la connaissance de Daigo, une jeune garçon du village, qui va l’aider à surmonter les difficultés qu’elle rencontre.

Un premier tome très prometteur. Les rebondissements sont nombreux et An grandit très vite dans sa tête. Il faut dire que le vie ne l’épargne pas et qu’elle n’a pas trop le choix. A la fin de cet épisode, elle échange son premier baiser. Mais l’amour n’est pas le principal propos de ce shojo. Suicide, deuil, solitude, questionnement personnel : les sujets abordés sont très sérieux. Du lourd et du plus léger, c’est un vrai régal ! J’espère que les 9 tomes suivants sont aussi bien !

ASHIHARA, Hinako, Le sablier 1, Kana, 2009.

Un drôle de père – Yumi Unita

Daikichi est une jeune trentenaire célibataire qui travaille beaucoup, n’aime pas trop les enfants et ne se sent pas très à l’aise avec les femmes. Le jour de l’inhumation de son grand-père, il découvre que celui-ci avait une fille cachée âgée de six ans dont la mère a disparu. Le problème, c’est que personne dans la famille ne souhaite s’occuper de Rin. Contre toute attente, Daikichi décide de la prendre en charge.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas simple de s’improviser papa quand on a l’habitude de ne s’occuper que de soi. Daikichi prend son rôle très au sérieux et se pose beaucoup de questions sur l’éducation de Rin ainsi que sur sa responsabilité vis à vis d’elle. Il souhaite le meilleur pour cet enfant et fait tout pour qu’elle se sente bien dans sa peau.

 

Daikichi a une sensibilité très féminine et je me suis vraiment identifiée à lui. Son personnage évolue tout au long de ce premier tome. Il gagne en maturité et se sent responsable de Rin comme s’il était son père. C’est le plus jeune de la famille mais c’est le seul a avoir accepté de la prendre en charge. S’il se sent un peu dépassé au début et se demande comment il va gérer travail et vie de famille, il découvre néanmoins le bonheur d’avoir un enfant à ses côtés.

Cette histoire pleine de sensibilité est mise en valeur par des dessins très sympathiques. Les expressions des visages des personnages sont notamment remarquables. La mise en page est aérée et le papier de qualité. Bref, c’est un vrai coup de cœur !

UNITA, Yumi, Un drôle de père 1, Éditions Delcourt, 2008.

Parents ? Au secours ! – Nico

Devenir parents, c’est pas toujours simple. Surtout quand on ne s’y attendait pas tout de suite… Nico nous raconte avec humour sa paternité, de l’annonce de la grossesse au tout premier mois de la vie de bébé. Des croquis en noir et blanc qui dépeignent des situations que tous les parents connaissent bien : symptômes plus ou moins dérangeants de la femme enceinte, choix du prénom, accouchement, premières nuits, cernes sous les yeux, tétées, etc.

Une BD qui se lit très vite, avec le sourire aux lèvres puisque forcément, on se retrouve dans certaines scènes. Futurs parents, ne vous inquiétez pas, c’est pas si terrible que ça 🙂 !

NICO, Parents ? Au secours !, Éditions Volpilière, 2010.

Ikigami 1 – Motorô Mase

Dans le pays de Fujimoto, une loi a été élaborée pour rappeler à chacun la valeur de la vie et assurer ainsi la prospérité de la nation. Tous les jeunes entrant à l’école sont vaccinés et une dose sur mille contient un poison qui se révélera mortel entre 18 et 24 ans. Tous vivent donc de façon plus ou moins consciente avec un couperet au dessus de la tête.

Fujimoto, lui, est un fonctionnaire de l’État chargé de donner aux jeunes condamnés l’Ikigami c’est-à-dire le préavis de mort. A partir de là, ils n’ont plus que 24 heures à vivre. Mais à quoi occuper ces dernières heures ? Et comment annoncer à de jeunes gens pleins d’avenir qu’ils ont été condamnés à mort de façon totalement arbitraire pour le bien de la nation ?

Un manga qui démarre fort. Fujimoto se pose beaucoup de questions sur le sens de son travail mais reste finalement très passif. Quant aux condamnés à mort, ils choisissent de vivre leurs dernières heures de manières totalement différentes et certaines scènes, très réalistes, font froid dans le dos. En tous cas, le lecteur ne s’ennuie jamais. Un thriller à suivre donc !

MASE, Motorô, Ikigami 1, Kazé manga, 2010.

Le dernier été de mon enfance – Shin Takahashi

Inspiré du roman Les aventures des Tom Sawyer de Mark Twain, ce manga met en scène une jeune étudiante en art, Haru, qui vit seule à Tokyo et retourne dans son village pour l’enterrement de sa mère. Traité comme un moins que rien par les habitants parce qu’elle n’est pas comme tout le monde, elle vit très mal cette situation. Son enfance malheureuse lui revient en mémoire mais, heureusement, elle fait la connaissance de Taro et c’est le début d’une série d’aventures. Amour, amitié, jeux, escapade en bateau sur une île maudite, chasse au trésor et recherche d’un meurtrier, ce manga ne manque pas d’action. J’ai eu un peu de mal à rentrer dedans au début puis, je l’ai dévoré. 

Choco a aimé aussi. L’avis de Faelys est plus mitigé.

TAKAHASHI, Shin, Le dernier été de mon enfance, Éditions Delcourt, 2010.

Emma 1 – Kaoru Mori

L’histoire se passe en Angleterre à l’époque victorienne. En venant rendre visite à son ancienne gouvernante, William Jones, fils de bonne famille, fait la connaissance d’Emma, la domestique de la vieille dame. Tout de suite, il tombe sous le charme. En repartant, il oublie volontairement son gant et Emma lui court après. C’est l’occasion pour eux de discuter librement. Timide et réservée, la jeune fille finit par accepter un cadeau de sa part. C’est le début d’une histoire d’amour impossible entre un fils de bourgeois gentleman et une domestique douce et discrète.
De multiples personnages gravitent autour d’eux -dont de nombreux prétendants d’Emma- et donnent de la vitalité à l’histoire. L’arrivée à dos d’éléphant de l’excentrique indien Hakim donne lieu à des scènes pleines d’humours auxquelles je ne m’attendais absolument pas. On aurait pu très vite tomber dans la bluette sentimentale ennuyante mais Kaoru Mori a su insuffler un souffle dynamique à l’histoire grâce à toutes ces actions secondaires.

Bref, vous l’aurez compris, je vous conseille vivement ce manga. Il y a 8 tomes au total. J’espère que les 7 suivants sont aussi bien !

MORI, Kaoru, Emma 1, Kurokawa, 2007.

« Pour Sanpei » #1

Quatrième de couverture :
« Sanpei est un sexagénaire à la retraite, un peu bougon et renfermé de nature.
Après la mort de sa femme, il emménage chez son fils. En triant ses affaires, il tombe par
hasard sur un carnet, une sorte de journal de bord tenu par sa femme. À sa lecture, Sanpei découvre que Tsukuro a pris
le temps de mettre par écrit tout ce qui pourrait être utile à son époux afin de
lui faciliter la vie, afin qu’il puisse vivre plus en harmonie avec son entourage : les goûts de sa petite fille, le caractère de son fils, les recettes de
cuisine essentielles, comment recoudre un bouton, comment repasser,
etc. C’est maintenant à lui de se débrouiller !
« 

C’est grâce à Faelys que j’ai découvert ce premier tome d’une série de deux mangas intitulée Pour Sanpei. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé. Ce grand-père qui perd un peu la boule est attendrissant mais je trouve qu’il manque à cette histoire une intrigue. Les scènes de la vie quotidienne se succèdent avec humour et tendresse sur le mode de la chronique familiale mais finalement, il ne se passe pas grand chose… Décidément, j’ai toujours autant de mal à trouver des mangas qui me plaisent vraiment !

KOUNO, Fumiyo, Pour Sanpei , Kana, 2009.

« Les fils de la terre » # 3 de Jinpachi Môri

Après une année passée à aller à la rencontre des agriculteurs à travers le Japon, Natsume et Kohei rentrent à Takazono. Pendant leur absence beaucoup de choses ont changé au village. Nanako, aidée par la jeune enseignante d’anglais du lycée, a pris les choses en main et a commencé à développer la vente de légumes. Cependant, il reste encore beaucoup de travail pour améliorer les relations avec les habitants des villes et faire de ce village perdu au milieu de la campagne un lieu prospère.

Ce troisième et dernier volume de la série est toujours aussi agréable à lire même si le côté caricatural est parfois un peu agaçant. Natsume est toujours parfait et trouve des solutions à tous les problèmes en quelques minutes. Une fois, ça passe mais quand ça se produit trop souvent… Et puis, à la fin, on a un peu l’impression que tout est beau dans le meilleur des mondes…

A part ces quelques réserves, je dois dire que j’ai beaucoup apprécié Les fils de la terre. C’est un des premiers mangas avec lequel j’accroche vraiment. Espérons qu’il y en aura d’autres !

A souligner : Les fils de la terre prône la consommation de fruits et légumes frais de qualité, cultivés dans les règles de l’art, sans être pour autant super écolo. A une époque où l’écologie est devenue une mode et un moyen faire du marketing, c’est important de le mettre en avant !

MÔRI, Jinpachi, Les fils de la terre 1, Éditions Delcourt, 2007.

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