Le camp de Rivesaltes

Suite de mes balades de vacances, sur un touche beaucoup moins légère que dimanche…

Tour à tour camp militaire, camp d’internement pendant la Seconde Guerre mondiale, puis dépôt des prisonniers de guerre capturés par l’armée française à partir de 1945, et enfin refuge pour les Harkis jusqu’à la fin des années 1960, l’histoire du camp de Rivesaltes est tragique. Triste ironie : aujourd’hui des gens du voyage campent régulièrement à sa périphérie.

Du bord de la route, on voit les nombreux baraquements regroupés en îlots sur 600 ha. Le camp de Rivesaltes a servi de lieu de regroupement pour les étrangers jugés indésirables par Vichy en 1941 et 1942 (Républicains espagnols, juifs, etc) puis, à partir d’août 1942, de centre national de rassemblement pour les israélites de la zone non occupée. C’était l’antichambre de la déportation, le Drancy du Sud.

A certains endroits les barbelés rouillés sont encore présents. ça donne la chair de poule. Le plus étrange, c’est que le camp est tellement immense que n’importe qui peut se promener en voiture ou à pied au milieu des baraquements. Tout est laissé à l’abandon, dans un état lamentable.

Je crois qu’on est bien loin de la vérité quand on essaie d’imaginer la vie des gens dans ce camp. Les conditions sanitaires étaient assurément déplorables. Les latrines en béton étaient situées au milieu des baraquements et les excréments étaient évacués par un simple trou à l’air libre. Il ne reste aucune trace des gens qui ont vécu à cet endroit car ils n’avaient absolument rien pour vivre.

Le camp Joffre est situé sur une plaine où il fait horriblement chaud l’été et froid l’hiver. Il n’y a pas un seul arbre et le vent souffle tellement qu’aujourd’hui, on y a installé des éoliennes.

Pendant longtemps, on a voulu oublié le camp de Rivesaltes. La honte était sans doute trop grande. Il y a eu les juifs mais aussi les harkis qui ont vécu pendant longtemps dans ces baraquements, en attendant un logement digne de ce nom. Aujourd’hui, le centre de rétention des sans-papiers est situé en périphérie du camp. Personne ne semble choqué. Surprenant non ?

Néanmoins, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales construit un mémorial en hommage à tous ces hommes, femmes et enfants, pour que personne n’oublie. Cette période de l’histoire nous parait lointaine mais elle est en réalité très proche… Et sommes nous à l’abri d’une nouvelle horreur de ce genre ?

Pour en savoir plus :
Le Camp Joffre
Le mémorial de Rivesaltes

Balade avec vue sur le chateau de Quéribus

Me voici de retour de vacances. Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin…

L’année a commencé pour nous d’une belle manière : petite balade dans la montagne et pique-nique au grand air avec pour compagnons de route le soleil, le ciel bleu, l’odeur du thym et une vue formidable.

Sur le chemin, perdue au milieu de nulle part, une ruine qui servait de garde-frontière entre deux provinces. La végétation commence à prendre le dessus mais il reste quand même les traces des fenêtres et des portes ainsi que la barrière qui marquait la frontière. On devine encore l’écurie et les pièces à vivre.

Mais les plus intéressant dans cette promenade, c’est sans doute la vue sur le château de Quéribus. Considérée comme le dernier bastion cathare, tombée aux mains des croisés en 1255, la citadelle du XIème siècle domine la plaine de Roussillon.

Quéribus est perché sur un étroit piton rocheux à 728 mètres d’altitude. Sa position est stratégique : on voyait l’ennemi venir de loin !
Pas la peine de vous dire qu’en plein vent, il faut s’accrocher pour tenir debout !

 

Petit périple par le chemin des écoliers

Dimanche dernier, il faisait beau en Normandie. Et oui, ça arrive et ça fait même beaucoup de bien après l’été pourri que l’on a eu ! Du coup nous en avons profité pour aller nous balader. En fin de matinée, direction la Venise normande.

Les Normands, vous reconnaissez Pont-Audemer ? Cette petite ville doit son surnom de Venise normande à ses quelques canaux creusés au Moyen Age. On y trouve des petites ruelles « cachées », vestiges de l’époque médiévale. Il y aussi de très belles maisons à colombages et des jolies cours intérieures.

Enfin bon, il n’y a pas de quoi y passer toute une journée quand même car à part la balade dans la ville, il n’y a pas grand chose à faire. Alors après manger, direction le Marais Vernier.

Ancien méandre de la Seine, le Marais Vernier est une plaine marécageuse où vivent un faune (beaucoup d’oiseaux) et une flore particulières. De nombreuses chaumières ont été construites grâce aux ressources locales (roseaux de la Grand’Mare, pierre et silex du sous-sol, torchis fabriqué à partir du limon…). Certaines sont magnifiques et d’autres tombent en ruine par manque d’entretien. Les gens qui vivent là-bas sont assez éloignés de tout et doivent aller travailler à l’extérieur. Les quelques exploitations agricoles ne semblent pas très riches. A part élever des vaches ou des chevaux et cultiver des pommes, je me demande bien ce que les agriculteurs peuvent faire dans ce marais.

Une fois la balade dans le marais terminée, pas trop pressés de rentrer chez nous, on s’est dit : « on va aller faire un tour à Honfleur, on est au mois d’octobre, il ne devrait pas y avoir trop de monde ». Quels naïfs nous sommes ! Je crois que dès qu’il y a un rayon de soleil, la foule se presse dans se charmant petit port.

Comme d’habitude, nous avons fait le tour du port, admiré les façades des maisons, regardé les vitrines des magasins et visité une ou deux galeries de peinture mais on ne s’en lasse pas. Un petit tour à Honfleur au moins une fois par an, c’est indispensable !

Nous avons fini la journée en flânant dans l’endroit que je préféré à Honfleur : la côte de Grâce, sa paisible chapelle …

… et son superbe point de vue sur la ville et le pont de Normandie. Un
endroit pour se ressourcer, plein de calme et de quiétude (mais chut,
il ne faut pas trop le dire sinon on ne pourra plus profiter
sereinement de cet endroit !!!). La vue du Mont-Joli, à quelques pas de la chapelle, est magnifique également !

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