Dans un peu plus de deux semaines, c’est Noël

18 degrés hier après-midi sur la cote basque, des surfeurs à l’assaut des vagues, des familles sur la plage, quelques enfants en maillot de bain. 

Cela fait maintenant un peu plus de sept ans que j’habite dans le Sud-Ouest mais chaque année, c’est la même chose : je n’ai pas l’impression que c’est déjà Noël.

Les magasins de Saint-Jean-de-Luz ont beau décorer leurs vitrines et la Mairie mettre en place de jolis éclairages ou autres sapins, comment se sentir en décembre quand le ciel est bleu, que le soleil vous dore le visage et que vous mangez en terrasse  ?

A Biarritz, même ambiance. On est bien loin de la féerie de Noël mais je ne vais quand même pas m’en plaindre !

Se ressourcer

Plage de Capbreton – Samedi 17 octobre 2015

Le sentier littoral à Hendaye

Pour se remonter le moral en cette période de rentrée, rien de mieux que de se replonger dans les souvenirs de vacances !

Nous habitons dans le Sud-Ouest depuis 7 ans mais il nous reste encore beaucoup d’endroits magnifiques à découvrir. La preuve en image avec ces photos prises sur le sentier littoral à Hendaye, du côté du domaine d’Abbadia.

La mer et la montagne au loin. Le vert caractéristique du pays basque. Le bleu de l’océan ou du ciel. La baie d’Hendaye. L’espagne à quelques encablures. L’érosion naturelle. Les couches géologiques bien visibles. Les petites plages cachées. Le calme de la nature. C’est un endroit apaisant.

Côté terre, il y a aussi le château d’Abbadia. Nous ne l’avons pas visité mais ce sera pour une prochaine fois.

C’est un endroit où nous retournerons, c’est certain !

Balade dans la demeure d’Edmond Rostand

A Cambo-les-bains, dans le Pays basque, se trouve la villa Arnaga, maison construite par le célèbre auteur de Cyrano de Bergerac au début du XXème siècle.

C’est une des toutes premières demeures de style néo basque. Inspirée des fermes du Labourd, elle est cependant ouverte sur la nature et bénéficie de tout le confort moderne. Eau froide et chaude, électricité, chauffage, c’est plutôt rare pour l’époque.

Il est malheureusement interdit de photographier l’intérieur de la maison mais sachez qu’il est très riche. Edmond Rostand a fait appel à de nombreux artistes pour la décorer. On y trouve du mobilier ancien, le parquet craque sous les pas des visiteurs et on a parfois l’impression d’être dans un décor de théâtre. Edmond Rostand a poussé l’art de la mise en scène jusque dans son intérieur. 

Bien entendu, la visite -libre ou guidée- est centrée essentiellement sur Edmond Rostand mais Rosemonde, sa femme, y occupe une place importante. Poétesse, elle était plus célèbre que lui avant de décider de se consacrer à la carrière de son mari. On trouve également quelques informations sur leurs deux enfants, Maurice et Jean.

Les jardins, à la française d’un côté et à l’anglaise de l’autre, offrent un jolie promenade. C’est un lieu calme et agréable dans lequel le visiteur prend plaisir à se promener.

Le site officiel de la Villa Arnaga.

Trois jours de rando en montagne

Un été sans randonnée ? Ce n’est pas vraiment envisageable pour moi, surtout depuis que les Pyrénées sont à deux pas de chez nous ! Cette année, grande première, nous sommes partis pour trois jours et deux nuits avec notre fille de six ans.

Comme toujours, c’est monsieur qui s’est chargé de l’itinéraire et heureusement qu’il était là car avec mon sens de l’orientation légendaire, on serait encore au milieu du massif du Néouvielle à l’heure qu’il est !

En montagne, il ne faut pas se rater quand on prévoit le nombre de kilomètres à parcourir et surtout le dénivelé. Et avec un enfant, ça peut tourner au scénario catastrophe encore plus vite… Cette année, ça s’est heureusement mieux passé que l’année dernière !

Lac d’Aumar

Nous avons choisi le Néouvielle en raison de ses nombreux lacs. Tremper ses mains et ses pieds dans l’eau était une réelle motivation pour notre miss et c’est un secteur assez familiale.

A certains endroits, comme ici au lac d’Aumar, on se croirait presque sur une île paradisiaque !

Nous avons passée deux nuits en refuge « de luxe ». Entendez par là avec douche, certes collective mais chaude, et surtout chambres individuelles plutôt que dortoir. On me dit dans l’oreillette que certains sont horrifiés rien qu’à l’idée de passer une seule nuit dans ce genre d’endroit. Moi, j’adore parce qu’on entend les ronflements des autres et on partage les odeurs que la vue est sublime :

Nous avons fait jusqu’à 5h30 de marche et 600 mètres de dénivelé. Cela ne vous parle sans doute pas mais avec un enfant, c’est pas si mal ! Peut-être que notre miss a attrapé le même virus que ses parents ;).

Lacs de Bastan

Vivement la prochaine escapade !

Mes fêtes de bayonne 2015

Ces dernières années, la presse montre beaucoup le côté négatif des fêtes de Bayonne : alcoolisation à outrance, excès en tous genre, accidents. On ne peut pas nier ces dérives mais les fêtes c’est aussi de la musique partout et des gens heureux de se retrouver pour partager des moments chaleureux et conviviaux.

Pour vous le prouver voici un petit aperçu en images de mes fêtes de Bayonne 2015.

Le jeudi, c’est la journée des enfants. Tout est organisé pour eux ! Le matin des tauros nerveux et coriaces, en carton et sur roulettes, sont lâchés dans la ville.

Les hommes qui les poussent se font un malin plaisir à taquiner les enfants, surtout ceux qui ne sont pas sages habituellement !

 C’est l’encierro txiki.

Dans les rues, les géants de la cour du roi Léon, gardien du bon déroulement des fêtes, ne passent pas inaperçu.

La favorite, le médecin, le chocolatier, la gouvernante, le maréchal et le fou défilent pendant une bonne partie de la matinée.

Pendant ce temps là, ce couillon de Léon dort. Il ne se réveillera qu’au douze coups de midi. Les festayres, habillés en blanc et rouge et rassemblés sur la place de la liberté, devant la mairie, crient « Debout Léon, debout Léon ».

Dans les rues, la foule se promène, s’arrête pour boire un verre dans une peña (association) ou écouter de la musique.

L’ambiance est vraiment sympa et j’ai passé une excellente journée, comme tous les ans depuis que je participe aux fêtes !

Dans la campagne basque

Du côté de Saint-Martin d’Arberoue, dans le pays basque, lundi dernier. C’est calme, il n’y a pas trop de touristes et ça fait du bien d’être loin de la foule de la côte.

A Biarritz

Il y a trois semaines, je vous montrais des photos de l’océan en colère. Cette fois-ci, c’est beaucoup plus calme mais toujours aussi magnifique !

J’ai regardé la côte basque un peu différemment puisque j’ai bénéficié du cours de géologie de ma collègue prof de SVT. L’érosion n’a plus de secret pour moi, tout comme pour les élèves de 5ème que nous avons emmenés en sortie scolaire !

Certains élèves ne semblaient pas connaître le Rocher de la Vierge qui se trouve pourtant à seulement une heure de leur domicile. Ce n’est pas la première fois que je constate ce genre de chose et ça m’étonne toujours autant.

Du côté de la plage des basques, ça parle beaucoup surf et la plupart des conversations sont en anglais. Moi qui n’ai jamais l’ocassion d’aller à Biarritz en semaine, j’ai été étonnée de voir du monde à l’eau ou en bord de mer. Je crois que la clientèle étrangère est déjà arrivée !

D’ici quelques semaines, c’est un endroit que je vais fuir : beaucoup trop de monde pour moi en juillet et en août. Pour vivre heureux, vivons cachés, telle est ma devise !

L’océan en colère

Biarritz – 15 mai 2015

Aritzakun, un village fantôme du pays basque

Aritzakun est un village de la vallée de Batzan, perdu dans le fin fond du pays basque. Pour y accéder, il faut connaître ou avoir sérieusement préparé son itinéraire. Heureusement, Google Earth est notre ami. On peut y accéder en voiture par une piste ou à pied.

On franchit la frontière franco-espagnole sans même s’en apercevoir. Ici pas de venta ni de panneau indicateur. Nous n’avons même pas vu la borne ! Les lézards et les moutons, eux, se moquent de savoir si ils sont en France ou en Espagne.

La piste ombragée qui mène à Aritzakun longe en partie la rivière et offre de nombreux endroits agréables pour faire une halte et se rafraîchir.

Dans les années 1950, le village était composé d’une trentaine de maisons éparpillées un peu partout. Aujourd’hui, il y en a beaucoup moins. Elles sont toutes fermées ou presque. Dans un ferme, nous avons vu un couple en train de travailler. Pas trés loin, une grand maison était en cours de restauration. Ce sont les seuls signes de civilisation que nous avons croisés.

Aritzakun est loin de tout. Pour faire des courses ou aller travailler, il faut emprunter la piste puis une route sinueuse sur laquelle il est difficile de se croiser. Difficile d’y vivre dans ces conditions.

Le fronton, que l’on retrouve dans tous les villages du pays basque, tient toujours debout et certains y jouent à le pelote de temps en temps. Le village, bien qu’abandonné, est toujours entretenu.

Autour d’une ferme en ruine, quelques engins agricoles dont cette vieille herse qui n’a sans doute pas bougé de là depuis plusieurs décennies.

J’ai beaucoup aimé cette petite randonnée de 12 kilomètres, la première de la saison. Aritkakun m’a fait penser à un autre village fantôme, Périllos, situé dans les Pyrénées orientales et dans lequel nous sommes allés il y a quelques années mais en voiture !

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