N’attendez pas trop longtemps d’Agnès Marietta

Quatrième de couverture :

« Une maison à vendre dans le
Vexin. Son propriétaire, Delbreuve, au caractère excentrique, entend
choisir l’acheteur qui en sera digne. Il s’adresse à un agent
immobilier, Jacques Verniot, un homme qui vit en demi-teinte auprès
d’une épouse épuisante. Verniot aspire au calme, et cette maison est la
maison de ses rêves, mais il se doit de la proposer avant tout à ses
clients.
Clara Miniot, une romancière à succès, mère célibataire d’un
grand fils très conventionnel, refuse de se laisser enfermer dans un
cadre familial ou professionnel. Sur un coup de tête, elle décide
d’acheter une maison dans le Vexin et contacte Jacques Verniot.
Autre
acheteuse potentielle : Nathalie Desmarets, mariée, deux enfants, qui
fait de l’événementiel et désire introduire un peu de poésie dans sa
vie. Autour de cette demeure, véritable catalyseur du désir et du
destin, se rencontrent et se croisent ces quatre personnages aux voix
familières, avec leurs doutes, leur solitude et leurs attentes. Ils
vont tisser des liens, mais attention : les craintes, les hésitations,
les regrets ne sont plus de mise. Ne laissez pas passer la chance,
n’attendez pas trop longtemps. »

Un roman sympa, à lire quand on a envie de se changer les idées, de ne pas se prendre la tête. Même si les sentiments des quatre personnages centraux sont parfois un peu difficiles à suivre et à cerner, même si ce roman comporte quelques clichés, j’ai passé un agréable moment de lecture. M’imaginer cette belle maison à vendre, balayée par les vents, au beau milieu du Vexin Normand, a été pour moi un véritable plaisir. Et puis, je me serais bien invitée à boire un verre en compagnie de Jacques Verniot, agent immobilier pas comme les autres, de Clara Miniot, écrivain dont la famille désespère de la voir se ranger un jour, et de tous les autres protagonistes de cette histoire.

Julie a bien aimé, elle aussi.

Ce livre est existe aussi en format poche, chez Pocket.

MARIETTA, Agnès, N’attendez pas trop longtemps, Anne Carrière, 2006.

« Camarades de classe » de Didier Daeninckx

Quatrième de couverture :

La narratrice, Dominique, travaille
avec succès dans une agence de publicité. Son mari, François, approche
comme elle de la soixantaine. Cadre dans un groupe pharmaceutique en
cours de restructuration, il est miné par la perspective d’un possible
licenciement à quelques années de la retraite. Un message arrive un
jour sur la boîte électronique de François, provenant d’un ancien ami
de lycée qui tente de renouer le contact grâce au site internet
« camarades-de-classe.com ». Dominique répond à l’insu de son mari et
sollicite les confidences…

Dans la correspondance électronique qui
naît s’affrontent des visions contradictoires d’un même passé. Ces
anciens gosses d’Aubervilliers, qui fréquentaient la même classe en
1964, ont connu des trajectoires diverses, marquées par Mai 68 et par
la culture communiste. L’un est devenu chanteur de charme, l’autre est
demeuré stalinien, un autre a tourné escroc au grand cœur, d’autres
sont chimiste, universitaire exilé, détective privé, SDF, ou bien mort.

Mais la photo de classe autour de laquelle s’organisent ces retrouvailles virtuelles recèle une énigme d’un autre ordre…

En revisitant la banlieue rouge dans la
période encore triomphante du parti communiste, Didier Daeninckx nous
raconte, avec précision et humanité, l’histoire d’une génération
marquée par les bouleversements des années soixante et soixante-dix.

                                     

Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman… Habituellement, Didier Daeninckx, est un auteur que j’apprécie beaucoup, notamment parce qu’il dénonce des points sombres de notre histoire peu connus du grand public parce que souvent passés sous silences dans les médias et les manuels scolaires.

Mais cette fois-ci, j’ai été un peu déçue. Peut être que je suis passée à côté de certaines choses : ce livre raconte l’histoire d’une génération qui n’est pas la mienne mais plutôt celle de mes parents. Je n’ai jamais connu la guerre d’Algérie, l’âge d’or du communisme ou encore Mai 68. J’ai donc tourné les pages de ce roman les unes après les autres en me demandant quand l’intrigue allait commencer mais il se trouve qu’il n’y en a pas vraiment (Didier Daeninckx ne nous a pas habitués à ça !). La fin m’a également déconcertée. Certes, elles est inattendue mais quel est son intérêt ? Je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs mais j’aimerais bien avoir le point de vue de ceux qui l’ont déjà lu.

Camarades de classe est tout de même un livre intéressant : Didier Daeninckx est une valeur sûre  de la littérature française et ses romans ont toujours une dimension de critique sociale.

Ces anciens camarades de classe qui se retrouvent grâce au Net découvrent petit à petit qu’ils ont tous suivis des trajectoires différentes : Mai 68 est passé par là et le déterminisme social n’est plus aussi présent. Le fils d’ouvrier ne devient plus forcément ouvrier. Malheureusement, l’ascenseur social ne fonctionne pas toujours dans le bon sens et les aléas de la vie font qu’on peut se retrouver parfois dans des situations professionnelles et personnelles terribles…

J’ai beaucoup apprécié l’attitude de François, le mari de la narratrice, qui préfère refuser de dresser la liste des emplois les moins utiles de son entreprise en échange du maintien de son emploi, plutôt que de ne plus pouvoir se regarder dans la glace le matin. En voilà un au moins pour qui les valeurs ont toujours un sens !

C’est la première fois que je parle de Didier Daeninckx ici et je trouve qu’on parle peu de lui sur la blogosphère. Le hasard a voulu que le premier livre de lui que je lis depuis que j’ai ce blog ne me plaît pas plus que ça. Dommage ! Si vous ne connaissez pas encore cet auteur, je ne vous conseillerai donc pas de commencer par Camarades de classe. Itinéraire d’un salaud ordinaire, La route du rom, Meurtres pour mémoire ou encore Cannibale sont nettement plus intéressants à mon goût.

DAENINICKX, Didier, Camarades de classe, Gallimard, 2008.

« Garden of love » de Marcus Malte

Quatrième de couverture :

« Troublant, diabolique même, ce manuscrit qu’Alexandre Astrid reçoit par la poste ! Le titre : Garden of love. L’auteur : anonyme. Une provocation pour ce flic sur la touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Loin de là. Il comprend vite qu’il s’agit de sa propre vie. Dévoyée. Dévoilée. Détruite. Voilà soudain Astrid renvoyé à ses plus douloureux et violents vertiges. Car l’auteur du texte brouille les pistes. Avec tant de perversion que s’ouvre un subtil jeu de manipulations, de peurs et de pleurs.
Comme dans un impitoyable palais des glaces où s’affronteraient passé et présent, raison et folie, Garden of love, est un roman palpitant, virtuose, peuplé de voix intimes qui susurrent à l’oreille confidences et mensonges, tentations et remords. Et tendent un redoutable piège. Avec un fier aplomb. »


Les quatrièmes de couverture des livres ne sont pas toujours d’une grande qualité mais cette fois-ci, je trouve que tout y est. Je ne saurais pas faire mieux pour résumer ce remarquable roman qui m’a tenu en halène jusqu’au bout grâce à une intrigue superbement menée.

L’auteur s’est amusé à brouiller les pistes (notamment grâce au thème de la schizophrénie) à mélanger la réalité et la fiction, le passé et le présent. Le lecteur doit donc accepter de ne pas tout comprendre et reconstituer les différentes pièces du puzzle petit à petit. J’ai parfois été un peu déroutée par les changements de narrateur, j’ai dû revenir en arrière à deux ou trois reprises car j’étais un peu perdue mais tout cela fait partie du jeu et ne m’a pas empêché de dévorer ce livre! De plus, l’écriture est d’une grande qualité, ce qui ne gâche rien au plaisir de lire, bien au contraire !

Si vous voulez en savoir plus sur cet auteur, je l’ai rencontré il y a quelques temps.

Hélène aussi a adoré ce roman.

Pour visiter le site de l’auteur, c’est ici.

MALTE, Marcus, Garden of love, Zulma, 2007.

Un minuscule inventaire de Jean-Philippe blondel

Antoine, la quarantaine, vit désormais seul : sa femme l’a quitté pour aller vivre avec un dentiste. Bien entendu, les deux enfants sont partis avec elle…

Un jour, il voit une publicité pour un vide-grenier dans le journal local et décide d’y participer pour faire du tri dans sa vie et repartir sur le bon chemin :

« pour être léger, pour être un nuage qui se déplace avec lenteur et grâce, je dois divorcer de mon trop-plein, me séparer des affaires qui traînent dans les recoins ou sur les étagères, de ces objets offerts ou achetés de plein gré qui pourrissent lentement sur des planches oubliées. Tous ces non-souvenirs qui encombrent les mémoires vides. Je dois dépoussiérer pour prendre mon envol« .

Mais voilà, la paire de boucles d’oreille, la petite couverture en laine jaune ou encore le hamac rouge, objets en apparences anodins, ne changent pas de propriétaires sans rappeler à Antoine de vieux souvenirs. Ce vide-grenier est l’occasion pour lui de faire un bilan.

Puis, passé et présent se rejoignent: les nouveaux propriétaires de tous ces objets dévoilent eux aussi leurs sentiments et expliquent les raisons de leur achat.

                               

La première fois que j’ai lu la quatrième de couverture de ce roman en librairie, je l’ai reposé en me disant que ça devait être un livre triste sans grand intérêt, un de plus sur le thème du divorce. Et puis, quelques semaines plus tard, j’ai décidé de l’acheter quand même car Jean-Philippe Blondel est un auteur que j’apprécie beaucoup. Jusqu’ici, aucun de ses livres ne m’a déçue, bien au contraire. Cette fois encore, je ne regrette rien !

Comme toujours chez cet auteur, on trouve des personnages vrais et sincères qui n’ont pas peur d’exprimer leur ressenti. Un minuscule inventaire explore les thèmes de l’amitié, des relations père-fils, de la transmission entre parents et enfants, du secret, du divorce et de la solitude.

Je me suis retrouvée dans le personnage d’Antoine car certains de ces questionnements et de ses sentiments sont aussi les miens. De plus, je n’ai jamais décidé de faire un vide-grenier mais il m’arrive parfois de tomber par hasard sur certains objets qui me rappellent de vieux souvenirs enfouis, bon ou mauvais.

Bref, vous l’aurez compris, je vous recommande vivement ce magnifique roman !

Lire l’avis de Lily, de Cathe, de Clochette, de Cuné, d’Anne, de Florinette et d’Hélène,

BLONDEL, Jean-Philippe, Un minuscule inventaire, Pocket, 2007.

Réconciliation avec Philippe Claudel

Il y a quelques temps déjà, suite à de nombreuses critiques élogieuses sur la blogosphère, j’ai lu La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel mais je n’ai pas vraiment accroché. Et puis Le rapport de Brodeck a obtenu le prix Goncourt des lycéens (le seul prix littéraire auquel je fais confiance…) et une fois encore, je n’ai entendu que des avis positifs. Je me suis donc lancée dans la lecture de ce roman, non sans quelques réticences, et j’ai adoré !

Quatrième de couverture :
« Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache.
Moi, je n’ai rien fait, et lorsque j’ai su ce qui venait de se passer, j’aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir serrée dans ses liens de façon à ce qu’elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer.
Mais les autres m’ont forcé : « Toi, tu sais écrire, m’ont-ils dit, tu as fait des études. » J’ai répondu que c’étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d’ailleurs, et qui ne m’ont pas laissé un grand souvenir. Ils n’ont rien voulu savoir : « Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses. Nous, on ne sait pas faire cela. On s’embrouillerait, mais toi, tu diras et alors ils te croiront. »

L’histoire se passe juste après la guerre, dans un petit village, non loin de la frontière avec l’ennemi. Cette guerre, elle n’est pas explicitement nommée mais on pense tout de suite à la Seconde Guerre Mondiale puisqu’il est question de camp de concentration. Mais après tout, ça pourrait être n’importe quelle guerre… On ne sait pas non plus où se situe le village : peut être en Alsace ou peut être ailleurs.

Dans ce contexte, Brodeck, le narrateur, accepte sous la contrainte d’écrire un rapport sur un évènement tragique qui vient de se dérouler au village et dont un étranger, rejeté par la population en raison de sa différence, a été victime. Cet évènement, Brodeck n’y a pas assisté et ne le cautionne absolument pas mais tout le village ne pense pas comme lui.

L’écriture du rapport fait ressurgir des souvenirs personnels atroces (les aller-retours entre le passé et le présent sont très nombreux tout au long du roman) mais malgré tout cela, Brodeck est encore capable de continuer à vivre et à aimer.

                        

Que dire sur ce magnifique texte ? L’écriture est d’une qualité remarquable, le personnage de Brodeck est saisissant de douleur et de vérité, l’analyse des sentiments et des attitudes des gens, en temps de guerre mais aussi après, est époustouflante. Je pourrais poursuivre les éloges longtemps… Vous l’aurez compris, ce roman m’a réconciliée avec Philippe Claudel !

Lire l’avis de Sylire, d’Anne, de BelleSahi, de Gambadou, d’Eissel et de Caro[line].    

CLAUDEL Philippe, Le rapport de Brodeck, Stock, 207.

Petits moments de bonheur

Il y a quelques temps, j’ai lu La grosse et ça m’a tellement plu que j’ai eu envie de découvrir un peu plus son auteur, Françoise Lefèvre.

Dans Consigne de minutes heureuses, l’écrivain saisie à merveille des instants de joie et de bonheur dans les petits riens qui font la vie. Avec beaucoup de sensibilité et d’émotion, elle décrit ces plaisirs simples qui permettent de dépasser la tristesse et la mélancolie et, parfois, d’être en harmonie avec soi-même et le monde qui nous entoure.

Chaque nouvelle permet à Françoise Lefèvre de se dévoiler un peu plus, de raconter un souvenir d’enfance, une amitié, un moment de communion avec la nature, etc. Mais qu’il est difficile de ne pas se laisser aller à la mélancolie, de ne pas sombrer au fond du trou : le bonheur est un combat permanent !

Quelques extraits :

« je me promenais au côté d’un amour invisible. Difficile de dire ce qu’est un amour invisible. Le vent brusquement changé en caresse sur son front. Une pluie fine et soudaine sur un trottoir brûlant. Un éblouissement qui dure quelques secondes. Impossible d’expliquer ce quelque chose en soi qui s’est installé plus fort, plus haut que le chagrin. […] Cette impression d’échapper  à soi-même, de se trouver en accord parfait avec un monde impalpable et d’y renaître sans cesse, cette impression existait déjà dans l’enfance.  Sentiment de na pas être tout à fait seule. A vrai dire de ne l’être jamais. De ne l’avoir jamais été. »

« Pour me donner du cœur à l’ouvrage, je bats le rappel des bonheurs simples qu’on sait rarement accueillir quand ils sont là.« 

« mes yeux se sont souvent posés sur des êtres apparemment ternes, rayonnant d’une lumière qui passe inaperçue. »

Lire l’avis de Florinette, qui m’a prêté ce livre avec beaucoup de gentillesse, et celui d’Anne.

LEFEVRE, Françoise, Consigne de minutes heureuses, Editions j’ai lu, 2000.

Les éditeurs, tous des nazes ?

Mary est heureuse, son manuscrit vient d’être accepté par un éditeur. Malheureusement, la joie est de courte durée car elle se voit proposer un contrat participatif c’est-à-dire une édition à compte d’auteur.
Et si les grands auteurs du XIXème siècle vivaient aujourd’hui, que leur diraient les éditeurs ? On proposerait à Flaubert de modifier la fin de Madame Bovary et de de remplacer le nom d’Emma par celui de Clara. Georges Sand et Balzac se verraient refuser leurs manuscrits pour diverses raisons. Quant à Victor Hugo, on lui conseillerait de se consacrer à la poésie plutôt qu’au roman!

 

Voilà un petit texte sur le monde de l’édition qui n’a rien d’extraordinaire mais qui mérite tout de même d’être lu ! Ne vous mèprenez pas, la conclusion de ce roman n’est pas que les éditeurs sont tous des nazes. Certes, ils ont tendance à ne pas écouter et à n’en faire qu’à leur tête mais il faut bien commencer un jour et sans eux, ce ne serait pas possible ! Alors, si les débuts sont difficiles, tant pis, il faut persévérer dans l’écriture. Le plaisir d’écrire, n’est-ce pas finalement l’essentiel ?

Merci à BelleSahi qui fait voyager ce livre. Lire l’avis d’Antigone et celui de Cathulu.

DOLLINGER, Mary, Journal désespéré d’un écrivain raté, Jacques André Editeur, 2007.

La MilléniumMania a encore frappé !

Comment passer à côté ? On en entend parler partout dans les médias, c’est chez tous les libraires et la blogosphère semble elle aussi frappée par la MilleniumMania : BelleSahi, Florinette, Julie, Cuné, CathuluGawou   et beaucoup d’autres encore… tous les avis sont identiques : c’est à dévorer de toute urgence si vous ne l’avez pas encore fait !

Quatrième de couverture :

« Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations
sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros
industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans.
Dans le huis clos d’une île, la petite nièce de Henrik Vanger a
disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir
de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth
Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social
mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en
diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les
documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait
reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles
informations, suivant les méandres des haines familiales et des
scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs
psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre
l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être
taire. »

Certes, ce roman n’est pas d’une qualité littéraire exceptionnelle mais l’intrigue est tellement bien menée que je me suis laissée emportée du début à la fin. Et tant pis pour les valises sous les yeux le lendemain matin au boulot… ça faisait longtemps quand même que je n’avais pas vécu ça !

Qu’est ce qui m’a fait tourner les pages les unes après les autres sans pouvoir refermer le livre ? Le suspens, bien entendu, mais aussi les multiples personnages, les intrigues secondaires, les relations de Mikael Blomkvist avec les femmes, l’étrangeté de Lisbeth Salander, l’honnêteté de certains personnages, la froideur et la méchanceté qui règnent dans la famille Vanger, etc.

Maintenant, il va falloir attendre que le tome 2 se libère à la médiathèque. Et il y a trois personnes qui ont réservé avant moi… L’attente risque d’être longue mais le plaisir de lire sera encore plus grand, du moins je l’espère !

LARSSON, Stieg, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Actes Sud, 2006.


« De manière à connaître le jour et l’heure » de Nicolas Cauchy

Dimanche 21 juin: Jean, homme d’affaire à la réussite sociale éclatante, fête son anniversaire avec sa femme, Sophie, ses enfants et ses petits-enfants. Gabriel, un vieil ami, débarque au moment du repas en se faisant passer pour un coursier. Seuls Sophie et Jean savent réellement de qui il s’agit mais ils n’en disent rien.

Samedi 27 juin : toute la famille est à nouveau réunie. Cette fois, c’est pour l’inhumation de Jean…

Chacun leur tour, Gabriel, Sophie et les enfants vont expliquer leur ressenti par rapport à cet évènement tragique mais aussi par rapport à tous les faux semblants, les jalousies, les histoires qui hantent cette famille bourgeoise en apparence si unie.

                                  

J’ai emprunté ce livre à la médiathèque suite à des critiques enthousiastes sur la blogosphère. J’ai bien aimé, mais sans plus. L’histoire est sympa mais je n’ai pas trop accroché car je trouve que l’auteur n’est pas allé au fond des choses. A mon avis, les sentiments de certains personnages mériteraient d’être plus fouillés. C’est tout de même une lecture agréable. L’analyse de relations entre les différents membres de la famille est intéressante : rapports d’influence, mariages de convenances, tromperies, mal être… Par certains aspects, ce livre m’a fait pensé à certains romans de Jean-Philippe Blondel.

De manière à connaître le jour est l’heure fait partie des coups de cœur de Clochette

CAUCHY, Nicolas, De manière à connaître le jour et l’heure, Robert Laffont, 20007.

« Une vie française » de Jean-Paul Dubois

Paul Blick est le fils d’un concessionnaire Simca et d’une correctrice de presse. De la fin des années 50 au début des années 2000, il nous raconte sa vie, à Toulouse : enfance triste en raison de la mort de son frère aîné, premiers émois amoureux, études de sociologie, débuts dans la vie active, mariage avec la fille du patron, enfants, passion pour la photographie, etc.

Paul Blick est aussi un témoin parmi des millions d’autres de l’histoire de la Vème République. De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mittérand, Chirac : les mandats des présidents se succèdent mais les illusions, les désillusions et les lâchetés semblent toujours les mêmes !

                                 

Un vie française propose un va et vient sympathique entre l’histoire d’un anonyme, Paul Blick, et les moments marquants de la Vème république. Les thèmes abordés sont multiples : travail, amour, trahison, relations parents-enfants, vie de couple, crise d’identité, vieillissement, espoirs, désespoirs, etc. On passe vite du comique au tragique et du rire au larme. Jean-Paul Dubois manie l’humour et l’ironie à merveille. Bref, la lecture de ce roman a été pour moi un agréable moment !

DUBOIS, jean-Paul, Une vie française, Editions de l’olivier, 2005.

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