Les Autres – Alice Ferney

Quatrième de couverture :

« Théo fête ce soir ses vingt ans et rien ne devrait troubler ce moment de convivialité et de réjouissance. Rien sinon le jeu de société que son frère aîné lui offre, qui révèlera
à chaque participant la façon dont les autres le perçoivent, menaçant
de remettre en cause l’idée qu’il se faisait de lui-même et des
sentiments réciproques l’attachant à ses proches. Au fil de la partie,
le jeu devient le révélateur de secrets de famille jusque-là
soigneusement occultés par la honte, la déception ou la souffrance… et nul ne sortira indemne de la soirée.
« 

Voilà un livre que je n’aurais peut être jamais lu si je n’avais pas fréquenté la blogosphère littéraire : LaureLilly, Clarabel, Clochette, Essel, Tamara, Papillon, Gambadou et sans doute d’autres encore l’ont lu il y a quelques temps déjà.

Les Autres est un livre original notamment en raison de son écriture polyphonique : tour à tour, les voix et les pensées les plus intimes des uns et des autres se font échos pour mieux s’entremêler. Au début, j’ai eu du mal à suivre le fil, à comprendre les liens entre les différents personnages et à « rentrer » dans l’histoire mais finalement j’ai trouvé l’écriture d’Alice Ferney très agréable.

Le roman, dans ses deux premières parties, ressemble à une pièce de théâtre : monologues, dialogues et mêmes didascalies, tous les ingrédients sont présents pour que le lecteur s’imagine ces personnages réunis autour d’un jeu de société sur une table, face au public. C’est un vrai régal !

Le contenu est tellement dense du point de vue de la psychologie des personnages et des relations affectives que j’ai même envie de relire ce magnifique roman !

FERNEY, Alice, Les Autres, Actes Sud, Babel, 2008.

La mémoire, le secret, l’oubli…

Franz-Georg n’a aucun souvenir de sa petite enfance, de tout ce qui s’est passé dans sa vie avant ses 5 ans. Le seul témoin de ce passé est son ours en peluche, Magnus, qu’il gardera à ses côtés tout au long de sa vie ou presque.

L’histoire se passe en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale. Les parents de Franz-Georg sont nazis, son père est médecin dans un camp de concentration. Bien entendu, le jeune garçon ne comprend rien de tout cela au début mais au fur et à mesure qu’il grandit, il commence à ouvrir les yeux et à découvrir l’innommable…

Devenu adulte, il fait quelques découvertes sur ce passé qui le hante mais sa mémoire reste percée de nombreux trous…

                               

Voilà un roman dont je n’avais jamais entendu parler (honte à moi !). C’est Malice qui me l’a offert dans le cadre du swap Eternel féminin. Quelle bonne idée elle a eue !

Le secret, l’oubli, les failles de la mémoire, la quête d’une identité : tels sont les thème majeurs de ce roman. J’ai bien aimé ce héros écorché vif, incapable de se sentir bien dans sa vie car il a été trahi et ne sait pas d’où il vient.

L’écriture de Sylvie Germain est assez particulière. Elle nous livre l’histoire de Franz-Georg et de Magnus petit à petit, par fragments. C’est un peu comme un puzzle qu’on a hâte de terminer pour le voir dans sa globalité et lui donner du sens. Seul petit bémol : le texte est entrecoupé de citations, de poèmes et de biographies qui m’ont parfois gênée et dont je n’ai pas toujours bien compris le sens.

Lire les avis de Florinette, Bellesahi, Malice, Cathulu, Sylire qui proposent toutes des liens vers d’autres billets. Ce livre semble avoir fait le tour d’une bonne partie de la blogosphère !

GERMAIN, Sylvie, Magnus, Gallimard, Folio, 2007.

Attention, roman original !

Christopher Boone, 15 ans, est extraordinairement fort en mathématiques pour un adolescent. Il est incapable de mentir. Il déteste certaines couleurs au point de ne pas pouvoir manger les aliments qui sont de ces couleurs. Il hurle dès que quelqu’un le touche. Il a peur dès que quelque chose de nouveau se présente à lui. Parfois, quand il n’est pas bien, il grogne.

Même si ce n’est pas dit dans le livre, on le comprend tout de suite, Christopher est autiste.

Un jour, il découvre Wellington, le caniche de sa voisine, mort assassiné d’un coup de fourche. Il décide de mener l’enquête, même si cela lui cause des ennuis et que son père n’est pas d’accord. Ce qu’il ne sait pas, c’est que tout cela va lui permettre de découvrir la face cachée de sa propre histoire.

                           

Voilà un roman vraiment original, notamment en raison de son écriture. Christopher, le narrateur du bizarre incident du chien pendant la nuit, raconte son histoire avec beaucoup de distance. Il a du mal à exprimer ses sentiments et à comprendre ceux des autres mais on ne doute pas un seul instant de la véracité de ses propos. Son regard un peu « déconnecté » permet de pointer du doigt la complexité de notre monde et des rapports humains.

Si le sujet est douloureux (Christopher est un adolescent autiste qui se sent seul et ne comprend pas bien le monde qui l’entoure), l’humour attend le lecteur à chaque coin de pages à travers des situations inattendues que le jeune homme raconte en toute neutralité, sans avoir conscience d’être drôle (désolé, je n’ai pas d’extrait à vous proposer car je n’ai plus le livre sous la main…).

On se prend d’affectation pour ce personnage qui, par certains aspects, n’est pas si différent de ce que l’on est ou de ce que l’on aimerait être… A lire donc, sans aucune hésitation !

HADDON, Mark, Le bizarre incident du chien pendant la nuit, Pocket, 2005.

L’envers du décor…

Quatrième de couverture :
« Tu vois, si tu ne travailles pas bien à l’école, tu finiras caissière comme la dame. »

« C’est dit. C’est pesé, emballé, étiqueté. Et pourtant…

Elle
s’appelle Anna, elle a vingt-huit ans, un diplôme universitaire de
littérature et huit ans d’expérience derrière une caisse de
supermarché. Une caisse qui n’entend que les codes-barres. Un métier
peu propice aux échanges, invisible, des gestes automatiques… Entre
les bips qui ponctuent ses journées, Anna aurait pu se sentir devenir
un robot si elle n’avait eu l’idée de raconter son travail. Au fil
des jours, ces menues anecdotes qui la font rire, l’agacent ou
l’émeuvent sont ses tickets de caisse à elle.

Elle vous a vu passer à
la caisse. Vous avez été des clients faciles ou des emmerdeurs, riches
ou pauvres, complexés de la consommation ou frimeurs. Vous l’avez
confondue avec une plante verte ou vous lui avez dit bonjour, vous avez
trépigné à l’ouverture du magasin ou avez été l’habitué nonchalant des
fermetures. Anna, vous l’avez draguée, méprisée, insultée.

Il ne se
passe rien dans la vie d’une caissière ?

Maintenant, prenez votre
chariot et suivez Anna jusqu’à sa caisse. Celle que vous oubliez de
voir vous a bien vu et raconte. »

Les tribulations d’une caissière est la version papier du blog d’Anna Sam que je n’ai jamais fréquenté mais dont on a beaucoup entendu parler dans les médias au moment de la sortie du livre début juin. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette caissière hôtesse de caisse (ça fait plus classe…) n’a pas sa langue dans sa poche et qu’on ne s’ennuie pas avec elle ! Un petit exemple :

« Note de service

(Pour faire suite à diverses plaintes de clients)

Vous êtes enrhumée, caissière ? Vous êtes priée de rester chez vous. Votre médecin ne veut pas vous faire d’arrêt maladie parce que votre rhume est bénin ? Peu importe, restez chez vous, sale pestiférée ! Pourquoi ? Mais parce que vous touchez les articles du client avec vos mains pleines de germes et que vous risquez à tout instant d’éternuer et de vous « moucher dans son pain » !

Vous êtes enrhumée parce que les clients n’ont pas arrêté de vous éternuer et tousser dessus ? Et alors ? Le client est roi. C’est son droit de vous donner ses microbes et de ne pas avoir envie de récupérer les vôtres.

Bonnes vacances.

Votre direction bien aimée. » (p. 132)

Derrière la rigolade, bien entendu, la société de consommation, le monde de la grande distribution et les clients (c’est -à-dire nous !) sont pointés du doigt.

SAM, Anna, Les tribulations d’une caissière, Stock, 2008.

« Le cadenas du marché Yéhouda » de Michaël Sebban

Quatrième de couverture :

« Depuis qu’il est de retour en Israël, Lyahou (Éli S. en hébreu) ne
cesse de voir des choses bizarres. Ce deuxième cadenas rajouté au
restaurant de son copain Avi ; ce passant qui s’effondre juste avant
l’attentat de Yaffo Street ; cette improbable arnaque immobilière à
Emek Réfaïm ; ce marchand de souvenirs qui fait un infarctus après
avoir parlé à un enfant… Certains n’y verraient que des évènements
extraordinaires. Pas Lyahou, qui ne croit pas aux hasards, mais en la
Providence… et va découvrir que tout ceci a un lien. Un secret de
famille verrouillé à double tour.

Après La Terre promise pas encore,
Lehaïm et Kotel California, Le Cadenas du marché Yéhouda est le
quatrième volet des aventures d’Eli S. Un retour aux sources pour ce
personnage haut en couleurs pilier de bar, surfeur, amateur de cigares,
d’anisette et de textes mystiques – qui semble, enfin, avoir trouvé sa
terre promise.
 »

Cette quatrième de couverture m’a beaucoup attirée alors que je n’avais jamais entendu parler de ce roman ni de son auteur. Israël, le surf, un secret de famille, un personnage principal atypique qui passe des magouilles à la synagogue, une belle première de couverture : ce livre avait tout pour me plaire ! Oui, mais voilà, j’ai été déçue et je n’ai pas réussi à accrocher. Pourquoi ? Difficile à dire mais je crois que l’intrigue manque de profondeur à mon goût et que certains personnages mériteraient d’avoir une place plus importante… 

Je n’en dirai pas plus car j’ai toujours du mal à faire un billet sur un livre qui n’a pas retenu mon attention et qui ne restera pas dans ma mémoire…

SEBBAN, Michaël, Le cadenas du marché Yéhouda, Hachette, 2008.

« Mille soleils splendides » de Khaled Hosseini

En Afghanistan, dans un pays en proie à la guerre depuis des années et des années, les destins de deux femmes s’entremêlent.

La première, Mariam, passe son enfance dans la campagne des environs d’Herat avec sa mère. Son père, Jalil, ne vit pas avec elle car Mariam est une enfant illégitime, née d’une union hors mariage entre une gouvernante et son riche employeur. Le jour où la jeune fille se rend en ville pour retrouver son père -qui devait l’emmener voir un film au cinéma pour son anniversaire mais qui n’est jamais venu la chercher- sa mère se suicide. Elle n’a pas supporté que sa fille l’abandonne pour cet homme qui est son père mais qui a honte d’elle et n’a pas le courage d’assumer ses actes. Puisque Mariam est désormais orpheline, Jalil n’a pas d’autre choix que de la recueillir sous son toit. Ses femmes s’arrangent très vite pour se débarrasser d’elle en la mariant avec le premier venu. Il s’agit d’un homme veuf prénommé Rachid. Il est d’une trentaine d’année son aîné et habite à Kaboul, très loin d’Herat. A à peine 15 ans, Mariam se retrouve donc mariée de force avec un inconnu et part habiter dans un ville où elle ne connaît personne. L’enfer commence pour elle à ce moment là…

La deuxième femme de ce roman s’appelle Laila. Elle est élevée à Kaboul par ses parents, dans un famille cultivée où les femmes sont libres et non soumises au dictat des hommes. Son ami d’enfance, Tariq, est toujours à ses côtés. Ils grandissent ensemble et tombent amoureux l’un de l’autre. Mais la guerre fait rage en Afghanistan, les massacres sont incessants, les bombes pleuvent de partout et tout le monde meurt dans la capitale. Tariq décide donc de s’enfuir avec sa famille et demande Laila en mariage pour qu’elle puisse partir avec lui. La jeune fille ne peut se résoudre à quitter ses parents. Sa mère veut rester chez elle car ses deux fils sont des martyrs morts pour le pays et elle aurait l’impression des les trahir en s’enfuyant à l’étranger. Tarik et Laila sont donc séparés. Au moment où les parents de Laila se décident enfin à quitter Kaboul, une bombe s’abat sur leur maison. Laila, seule survivante, est recueillie par Mariam et Rachid. Elle aussi n’a plus de famille et se retrouve seule au monde, elle aussi se voit contrainte d’épouser Rachid…

C’est à partir de ce moment là que le destin de Mariam se mêle à celui de Laila. Au départ rivales, les deux femmes vont apprendre à se connaître et à s’entraider pour faire face à leur tyran de mari.

                              

J’ai beaucoup aimé ce roman même si au départ j’ai été un peu déçue par rapport à ce que j’ai lu sur la quatrième de couverture : je pensais que les destins de Mariam et Laila se croisaient dès le début mais ce n’est pas du tout le cas. Les 200 premières pages sont consacrées à leur vie chacune de leur côté.

Passé cette « déception », je me suis complètement laissée absorber par ce roman qui met en avant le destin tragique de deux femmes soumises à la brutalité de leur mari, à la folie d’un régime politique qui les considère comme des moins que rien et aux dures réalités de la vie en temps de guerre. Certains passages remuent les tripes et on se dit que de nombreuses femmes afghanes vivent sans doute les mêmes atrocités que les deux héroïnes. C’est un roman mais il pourrait s’agir de la réalité…

Solenn et Gambadou ont beaucoup aimé ce livre également.

HOSSEINI, Khaled, Mille soleils splendides, Belfond, 2007.

Millénium, encore et toujours !

Quatrième de couverture :
« Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles
aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à
lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des
gens haut placés : une sombre histoire
de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout
revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme
prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu
à une agression manifestement très planifiée.
Enquêter sur des sujets
qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de
jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les
victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les
médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a
vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique
lourdement chargé.
Mais qui était cette gamine attachée sur un lit,
exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un
bidon d’essence et d’une allumette ?
S’agissait-il d’une des filles des
pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C’est
dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui
signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au
rythme affolant. »

                               

Que dire de plus que tout ce qui a déjà été dit sur la blogosphère et ailleurs ?

Comme beaucoup, j’ADOOOOOOOOOOOORE Millénium et j’ai refermé ce deuxième tome en regrettant de ne pas avoir le troisième sous la main. Mais il va falloir que j’attende : la liste de réservation à la médiathèque est assez impressionnante…
En tous cas, je me suis régalée et je suis heureuse d’en savoir enfin un peu plus sur l’énigmatique Lisbeth Salander. Comme je me suis refusée à lire toute critique sur le troisième et dernier tome, je ne sais pas du tout de quoi il parle ni quel en est le personnage principal. Je peux donc faire toutes les hypothèses… Vivement qu’il soit disponible !

LARSSON, Stieg, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Millénium 2, Actes Sud, 2006.

« On s’y fera » de Zoyâ Pirzâd

L’histoire se passe de nos jours, en Iran. Arezou, 41 ans, a repris l’agence immobilière de son père avec sa meilleure amie, Shirine. Aux yeux de tout le monde, c’est une femme moderne et indépendante  : elle a divorcé, vit seule avec sa fille de 19 ans et subvient aux besoins de sa famille. Mais tout ceci n’est qu’apparences. Partagée entre sa mère, capricieuse et égoïste, et sa fille qui n’a pas accepté son divorce et ne pense qu’à elle, Arezou ne sait plus où donner de la tête. Les conflits entre générations sont nombreux et elle doit tout gérer, à la maison comme au travail. Heureusement, c’est une femme pleine d’humour et on passe vite du rire aux larmes dans ce roman.

Un jour, poussée par sa fidèle amie et collaboratrice Shirine, elle fait visiter une maison à vendre à un homme particulièrement difficile. Le cœur n’y est pas mais elle doit faire son travail ! Ce qu’elle ne sait pas à ce moment là, c’est que cet homme va changer sa vie.

                              

Autant le dire tout de suite, j’ai beaucoup aimé ce roman. C’est un Iran moderne, bien loin de ce qu’on peut parfois imaginer en France, que Zoyâ Pirzad présente ici. Arezou et les femmes de son entourage sont très indépendantes et très modernes même si elles subissent quand même une certaine pression sociale.

Les réalités de la vie quotidienne à Téhéran ne sont pas laissées de côté. Elles apparaissent en arrière plan, par petites touches : bon d’alimentation, intervention de la police des mœurs dans un café, discussion entre femmes dans le bus sur la stérilisation et l’attitude des hommes qui les laissent se débrouiller avec les enfants (qui sont parfois nombreux) et ne subviennent pas aux besoins de la famille, etc.

L’humour et les jeux de mots ont aussi leur place dans ce roman, même si on ne peut pas toujours en comprendre toutes les subtilités (le roman est écrit en persan et, comme dans toute traduction, les jeux de langage n’ont pas la même saveur une fois traduits).

Bref On s’y fera est un livre plein de gaieté et de bonne humeur que je vous conseille vivement !

Lire l’avis de Clarabel.

PIRZAD, Zoyâ, On s’y fera, Zulma, 2007.

Abandon !

Quatrième de couverture :
« Une femme disparaît, laissant un journal intime qui relate son mariage au quotidien. Pout tous ceux qui la connaissent, elle incarnait l’épouse parfaite, heureuse et épanouie; mais son journal révèle frustrations et désirs inassouvis…
Un roman d’une vérité troublante sur le couple, la sexualité et les relations homme femme. »

Ce livre semble faire l’unanimité ou presque sur la blogosphère mais je l’ai abandonné au bout de 140 pages environ. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment… Je n’ai pas accroché… Les propos parfois un peu crus ne m’ont pas dérangés, l’idée de mettre au grand jour des idées enfouies au plus profond me séduisait au départ, je me suis faite à l’écriture à la deuxième personne du pluriel après quelques pages…  mais l’histoire manque de suspens, d’intrigue et de dynamisme. En un mot, peut-être un peu trop d’introspection et pas assez d’ouverture au monde extérieur.

Lire les avis de Camille, Lily, Cuné, Stéphanie et Solenn.

GEMMEL, Nikki, La mariée mise à nu, Au diable vert, 2007.

N’attendez pas trop longtemps d’Agnès Marietta

Quatrième de couverture :

« Une maison à vendre dans le
Vexin. Son propriétaire, Delbreuve, au caractère excentrique, entend
choisir l’acheteur qui en sera digne. Il s’adresse à un agent
immobilier, Jacques Verniot, un homme qui vit en demi-teinte auprès
d’une épouse épuisante. Verniot aspire au calme, et cette maison est la
maison de ses rêves, mais il se doit de la proposer avant tout à ses
clients.
Clara Miniot, une romancière à succès, mère célibataire d’un
grand fils très conventionnel, refuse de se laisser enfermer dans un
cadre familial ou professionnel. Sur un coup de tête, elle décide
d’acheter une maison dans le Vexin et contacte Jacques Verniot.
Autre
acheteuse potentielle : Nathalie Desmarets, mariée, deux enfants, qui
fait de l’événementiel et désire introduire un peu de poésie dans sa
vie. Autour de cette demeure, véritable catalyseur du désir et du
destin, se rencontrent et se croisent ces quatre personnages aux voix
familières, avec leurs doutes, leur solitude et leurs attentes. Ils
vont tisser des liens, mais attention : les craintes, les hésitations,
les regrets ne sont plus de mise. Ne laissez pas passer la chance,
n’attendez pas trop longtemps. »

Un roman sympa, à lire quand on a envie de se changer les idées, de ne pas se prendre la tête. Même si les sentiments des quatre personnages centraux sont parfois un peu difficiles à suivre et à cerner, même si ce roman comporte quelques clichés, j’ai passé un agréable moment de lecture. M’imaginer cette belle maison à vendre, balayée par les vents, au beau milieu du Vexin Normand, a été pour moi un véritable plaisir. Et puis, je me serais bien invitée à boire un verre en compagnie de Jacques Verniot, agent immobilier pas comme les autres, de Clara Miniot, écrivain dont la famille désespère de la voir se ranger un jour, et de tous les autres protagonistes de cette histoire.

Julie a bien aimé, elle aussi.

Ce livre est existe aussi en format poche, chez Pocket.

MARIETTA, Agnès, N’attendez pas trop longtemps, Anne Carrière, 2006.

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