« La petite fille de Monsieur Linh » de Philippe Claudel

Un vieil homme, Monsieur Linh, fuit son pays ravagé par la guerre en compagnie de sa petite fille, encore bébé. Il n’a plus qu’elle et c’est pour la sauver, pour lui donner une vie meilleure qu’il a décidé de prendre la bateau et de se rendre dans un pays inconnu de lui.
Arrivé sur place, il est perdu. Il ne reconnait aucune odeur, aucun bruit, aucun mot familier. Il fait froid. Les gens sont pressés et courent dans tous les sens. Personne ne semble faire attention à lui. Mais Monsieur Linh doit tenir, pour sa petite fille. Même si la vie au dortoir des réfugiés n’est pas très gaie. Même s’il a peur.
Heureusement, Monsieur Linh fait la rencontre de  Monsieur Bark, un homme dont il ne comprend pas la langue mais avec qui il noue une amitié profonde, sincère.

J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman de Philippe Claudel et j’ai été déçue… Est-ce parce que j’ai deviné assez vite la fin? Est-ce le manque d’action, de suspens? Je ne sais pas mais une chose est certaine, il ne restera pas bien longtemps dans ma mémoire.
Même si je n’ai pas « accroché », je ne peux que souligner la qualité de l’écriture. Les phrases simples, claires et concises facilitent la lecture et n’empêchent en rien, bien au contraire, la compréhension des pensées des personnages. Ce roman aborde de façon originale et profonde les thèmes de l’exil, de la solitude, du regard sur l’autre et de l’amitié.

CLAUDEL, Philippe, La petite fille de Monsieur Linh, Le livre de poche, 2007.

La marche, quel bonheur !

Traverser la France d’Est en Ouest à pied, pendant trois mois, avec un âne, tel est le pari réussi d’Emmanuelle  Grün.  L’auteur explique ainsi son projet : « Certains rêves de liberté ne s’imaginent pas. Surtout là où le goudron quadrille le paysage. Surtout à notre époque où l’homme n’accorde de salut qu’aux divines machines et au clinquant des décors citadins, faits de néons et de paillettes, de dollars et d’artifices.
Je ne fuis donc pas une maison, mais une époque, avec ses cafouillages technocratiques, ses éblouissements et ses vanités. Car tenace est ma soif d’un bol d’air frais, de poésie et d’humanité
« .

Oui, effectivement, la marche permet de respirer, de prendre son temps, de rencontrer des gens et surtout de profiter simplement de la vie ! C’est pour cette raison que nous la pratiquons autant que possible aux beaux jours.

Dans son livre, Emmanuelle Grün raconte son quotidien, ses petits tracas, ses difficultés à trouver sa route sur des chemins de randonnée pas toujours bien balisés, ses moments de bonheur avec son âne Mousty, l’accueil chaleureux ou au contraire hostile qu’on lui a réservé dans les villages tout au long de sa traversée…. Bref un livre simple, agréable à lire, qui offre un bol d’air frais en cette période où il commence à faire froid et où marcher devient beaucoup moins agréable.

GRUN, Emmanuelle, Du soleil dans les yeux et le pas de l’âne comme un coeur qui bat, Yvelinédition, 2005.

Une très belle découverte !

Je ne connaissais pas Jean-Philippe Blondel jusqu’à hier. C’est grâce à Clochette que j’ai fait cette belle découverte. Quand j’ai commencé à lire This is not a love song,  je n’ai pas pu le lâcher. En moins d’une demi-journée, je l’ai lu en entier !

Vincent a 37 ans. Il vit avec sa femme et ses deux filles en Angleterre. Un jour, celle-ci décide de passer une semaine chez ses parents avec ses filles pour se faire dorloter, se reposer et prendre un peu de temps libre. Vincent ne sait pas trop quoi faire mais finalement, plutôt que de rester tout seul, il décide d’aller en France, chez ses parents. Il n’y retourne qu’une fois par an, en coup de vent car il ne se sent pas bien dans sa famille. C’est donc l’occasion d’y passer un peu plus de temps.

A 27 ans, il est parti vivre en Angleterre avec celle qui deviendra sa femme. A l’époque, il était un « loser » : petits boulots à droite et à gauche, multiples conquêtes féminines, fêtes entre copains, alcool… Il rencontre Susan une assistante anglaise issue d’une famille aisée, qui passe un an en France. Il se dit que cette histoire ne va peut être pas durer mais suivre Susan à son retour en Angleterre est pour Vincent un moyen de prendre un nouveau départ, de fuir sa famille, sa ville, ses amis… En Angleterre, personne ne le connaît, personne ne le juge et très vite il est à la tête d’une entreprise de sandwiches haut de gamme. Une belle réussite sociale pour un ancien « loser » !

A Londres, il oublie complètement son passé, ce passé qui va resurgir lors de cette semaine dans sa ville natale. Que sont devenus Olivier, son « deuxième meilleur ami », Fanny, son ex et surtout Etienne son ancien colocataire avec qui il a partagé sa vie pendant plusieurs années ?

Vincent est cynique et égoïste mais je me suis sentie très vite proche de ce personnage pas toujours en accord avec sa conscience. Il aime sa femme et ses enfants et ne profite pas de sa réussite pour écraser les autres. Simplement, il est très critique vis à vis de ses parents, de son frère et de son ancienne vie. Et sa conscience ne le laisse pas tranquille… J’ai aussi beaucoup aimé ses répliques cinglantes et son humour.

This is not a love song invite le lecteur à réfléchir sur son propre passé (est-ce qu’on a toujours agi de façon juste vis à vis des gens qui, à un moment donné, on fait partie de notre vie ?), sur le rapport à la famille, l’amitié, la réussite sociale…

Quelques passages qui m’ont particulièrement marqués :
« Je n’ai pas l’habitude de frapper un homme à terre. Je n’ai de toute façon pas l’habitude de frapper un homme. Je ne me bats pas. J’esquive. Je cours autour du ring jusqu’à épuisement de l’adversaire. Et, ensuite, je prends la courbe d’escampette. » (p. 99).

« Est-ce qu’on reste responsable des gens avec lesquels on a vécu, un fois que notre histoire commune s’est terminée ? » (p. 164).

A lire de toute urgence !

BLONDEL, Jean-Philippe, This is not a love song, Robert Laffont, 2007.

Voyage en terres tziganes


Zoli
est un des romans de la rentrée littéraire et d’habitude, je suis d’assez loin cette rentrée. J’attends de lire des avis sur des blogs, des magazines… pour faire mon choix et trier le bon grain de l’ivraie. Mais voilà, une fois n’est pas coutume, le sujet de ce roman, la vie d’une poétesse tzigane des années 1930 à nos jours, m’a attirée. Pourquoi ? Je ne peux pas vraiment l’expliquer… Je peux juste dire que je ne connais absolument pas la culture tzigane et que j’avais envie d’en savoir un peu plus. L’auteur, Colum McCann a passé quatre ans à faire des recherches et à écrire le livre. Et effectivement, on apprend pas mal de choses sur la vie des roms, leur culture, les persécutions qu’ils ont subies.

L’histoire commence en 1930, en Tchécoslovaquie. Zoli, six ans, voit ses parents mourir sous ses yeux : la communauté tzigane est rassemblée par la Hinkla, la police fasciste, sur un lac gelé. La glace craque et les roulottes s’enfoncent dans les profondeurs glacées. Seuls Zoli et son grand-père, Stanislaus, en réchappent. Pendant plusieurs années, les roms sont persécutés par les fascistes et c’est dans cette ambiance que Zoli va grandir. Heureusement, son grand-père s’occupe d’elle. Il lui apprend à lire et à écrire, ce qui est totalement interdit dans cette communauté où seule la culture de l’oral a sa place. Zoli aime chanter et inventer des poèmes. Elle est influencée par son grand-père qui est communiste et pense que le parti sauvera les roms. A 14 ans, Stanislaus lui choisit un mari qui accepte qu’elle lise et qu’elle écrive. Petit à petit, les lois se durcissent et les tziganes n’ont plus le droit de se déplacer, de voyager. Zoli et les siens vivent cachés dans la forêt.

A la fin de la guerre, Zoli a 16 ans. Les tziganes sont libres. Le poète et imprimeur Martin Stranski, accompagné du jeune anglais Stephen Swann, un traducteur déraciné, fait connaitre les poèmes de Zoli dans le pays. La jeune femme chante la vie des tziganes et devient une icône du parti communiste. Swann tombe amoureux d’elle mais Zoli est libre comme l’air et de toute façon, une tzigane ne peut épouser qu’un tzigane.

Puis, viennent les lois de 1974 : Zoli et les siens son considérés comme des barbares par le régime communiste et ne peuvent plus vivre comme ils veulent : on brule les roues des roulottes, on réquisitionne les chevaux… Les tziganes doivent vivre dans des immeubles, accèder à l’hygiène, être « éduqués »…

C’est à ce moment là que Swann va commettre la pire des trahisons : il publie les poèmes de Zoli dans un livre. Par sa faute, Zoli est bannie par les siens. En effet, la loi tzigane est intransigeante : on ne peut pas figer la culture rom sur du papier. Zoli est considérée comme corrompue, comme celle qui a collaboré avec le parti. Les coutumes de la communauté sont très dures. Zoli n’a plus le droit de fréquenter les roms et une fois que la décision a été prise, il n’y a plus de retour en arrière possible.

Le destin de Zoli bascule. Elle s’enfuit vers la France, vers une autre vie.

Une histoire sombre, un destin tragique. A travers la fiction, c’est toute la réalité du peuple tzigane qui est racontée dans ce roman. Zoli incite également à une réflexion sur la tolérance face aux identité culturelles qui ne sont pas les nôtres, réflexion plus que jamais nécessaire aujourd’hui encore dans notre monde, malheureusement…

Cela dit, il manque quelque chose à ce roman. Certes, il permet de mieux connaitre la culture tzigane et de réfléchir sur la tolérance mais la multiplicité des époques, des lieux et des narrateurs entrainent une complexité pas forcément enrichissante pour l’histoire. De plus, dans certains passage, il est parfois difficile de suivre les personnages et leurs pensées vagabondes. Bref, un bon roman mais pas un Grand roman !

L’avis de Sylvie sur passion des livres
L’article de Rue 89

MCCANN, Colum, Zoli, Belfond, 2007.

« L’ERRANT » d’Emile Leballais

En 1975, Emile Leballais et sa femme viennent d’acheter un corps de ferme en Normandie, près d’Evreux, quand un inconnu se présente à leur porte et demande « auriez vous du travail pour moi ? ». Il y a beaucoup de travaux à faire pour retaper cette maison et l’errant, qui se prénomme Ange, semble s’y connaitre. Il s’impose avec finesse et réagit très vite comme si les propriétaires étaient d’accord pour qu’il reste chez eux et se lance dans la restauration de la maison. Ange va finalement retaper toute la propriété avec beaucoup de soin et de courage et faire petit à petit partie de la famille. Lors des longues soirées devant le feu de cheminée, il raconte son enfance,le décès de sa mère, sa vie d’errant, le guerre… On aimerait en savoir plus mais Ange ne se livre que petit à petit, quand il en a envie.

Je brule d’envie de raconter la fin de cette histoire mais si je le fais, la lecture perdra de son intérêt ! J’ai lu ce livre plein de sensibilité et de poésie d’une traite et je l’ai trouvé vraiment passionnant. Qui à notre époque, accepterait d’embaucher un inconnu venu sonner à la porte pour demander du travail sans lui poser des questions, lui demander d’où il vient, où il a travaillé avant, pourquoi il n’a pas de maison à lui ? Ange est un homme mystérieux et énigmatique, plein de courage et de talent. Il a choisi sa vie d’errant et l’assume malgré les difficultés. Quel courage !

Je ne peux rien vous dire sur cet auteur normand puisque mes recherches sur Internet ont été infructueuses. Il a publiè quelques autres livres aux Editions Gilles Gallas, un maison d’édition qui publie à compte d’auteur.

Un grand merci à ma maman qui a découvert ce livre par hasard dans un petit salon du livre et qui me l’a fait dédicacer !

LEBALLAIS, Emile, L’errant, Editions Gilles Gallas, 2005.

« Africa trek 2 » de Sonia et Alexandre Poussin

Toujours aussi passionnantes les aventures de Sonia et Alexandre Poussin ! Petit rappel : ce couple a traversé l’Afrique à pied en suivant la vallée du rift, depuis l’Afrique de Sud jusqu’en Israël (voir ma note du mois d’août « Africa trek 1 »).

Dans Africa Trek 2, les deux marcheurs racontent le deuxième partie de leur voyage, du Kilimandjaro au lac Tibériade, soit 14 000 kilomètres. Voici un petit extrait. Ils sont en Ethiopie, les conditions de vie sont très difficiles et ils font l’objet d’injures et de jets de pierre incessants :

« nous ne voulons pas tricher avec l’espace, avec le temps, avec le fil de notre marche, avec le sens que nous avons voulu lui donner, avec toutes les promesses et les prières dont nous sommes porteurs, avec le souvenir de nos « sauveurs d’un jour » qui nous ont accueillis justement parce que nous marchions. Tous ces gens qui ne peuvent pas tricher avec leurs conditions de vie, qui ne peuvent pas prendre de bus ou des expédients pour s’épargner des souffrances. Endosser la condition des Africains, ça paraît snob, dans la bouche d’un Occidental, mais, pour nous, ça veut dire, depuis deux ans, vivre sur les mêmes pistes, sous le même soleil, dormir sur le même sol, se gratter les mêmes puces, c’est manger la même nourriture, c’est encourir les mêmes risques, les lions, les maladies, c’est endosser les mêmes souffrances, la faim, la soif, la crasse, et … les pierres … sachant que tous, de toute façon, souffrent au centuple, et que notre marche c’est de la rigolade aux yeux de ce qu’ils endurent tous les jours, toute leur vie. Alors que nous, nous avons le choix. Et que nous l’avons fait ce choix. Et qu’il faut l’assumer. » (p.352)

Heureusement, si ce voyage se fait dans des conditions parfois très difficiles, Sonia et Alexandre vivent beaucoup de grands moments de bonheur : rencontres avec les habitants, découverte des rituels secrets des jeunes mariés soudanaises, partage de la vie des Massaïs, cohabitation avec une caravane de dromadaires, escalade de la pyramide de Chéops…

On referme le livre en se disant qu’un troisième tome aurait sans doute été tout aussi passionnant. Je n’ai pas encore cédé à la tentation d’acheter le DVD tourné pendant ce voyage mais ça ne saurait tarder !

Pour ceux qui veulent en savoir un petit peu plus sur cette formidable aventure :

http://www.africatrek.com/weblog/

POUSSIN, Sonia et Alexandre, Africa trek 2, Robert Lafont, 2007.

« Sous l’étoile de la liberté » de Sylvain Tesson

En Union soviétique, de 1917 à 1991, des millions d’hommes (prisonniers politiques, juifs, mongols, bouddhistes…) furent condamnés au travail forcé dans les goulags. Certains d’entre eux se sont évadés pour conquérir leur liberté. Parfois, ils y ont laissé leur vie. Le climat et les régions hostiles à traverser étaient un obstacle de taille.

C’est sur leurs traces que Sylvain Tesson s’est lancé pendant huit mois, en 2003. Il a parcouru 6000 kilomètres à pied, à cheval ou à vélo de la Sibérie à l’Inde, en passant par la Mongolie et le Tibet. Ce n’est pas un exploit sportif qu’il raconte dans ce livre mais plutôt un cheminement sur une route beaucoup moins mythique que la route de la soie mais néanmoins très intéressante. Sylvain Tesson nous fait découvrir les régions qu’il a parcourues et les peuples qu’il a rencontrés. Il rend hommage à ces millions de prisonniers, victimes du totalitarisme, condamnés pour avoir été considérés comme des ennemis du progrès, mais qui n’ont pas renoncé à leur liberté.

Le photographe Thomas Goisque l’a rejoint à plusieurs reprises. Ses magnifiques photos illustrent le livre.

TESSON, Sylvain, Sous l’étoile de le liberté : six mille kilomètres à travers l’eurasie sauvage, Arthaud, 2005.
                                                

« Et Picasso peint Guernica » d’Alain Serres

« Et Picasso peint Guernica » retrace la vie de Pablo Picasso, depuis ses premières toiles peintes avec son père alors qu’il était encore enfant jusqu’à sa mort en 1973.

Alain Serres commente les oeuvres avec beaucoup d’émotion et de poésie et explique le contexte historique dans lequel elles ont été crées.

Bien entendu, une place très importante est accordée à Guernica : le bombardement de la petite ville basque, la réaction de Pablo Picasso quand il apprend le désastre dans les journaux, la genèse de l’oeuvre, les photos des différentes esquisses avant le chef d’oeuvre final…
Une reproduction grand format  du tableau est même proposée. Ce n’est rien par rapport à l’original qui mesure plus de 7 mètres de long sur 3,50 mètres de hauteur mais c’est tout de même mieux que les petites photos que l’on trouve habituellement dans les livres. Je me rappelle de mon étonnement lorsque j’ai vu cet immense tableau protégé par une vitre blindée au musée du Prado à Madrid. C’était lors d’un voyage scolaire avec le collège et je ne m’attendais pas du tout à quelque chose d’aussi impressionnant. C’est le souvenir le plus marquant que j’ai gardé de ce voyage !

Les pages en noir et blanc qui expliquent Guernica contrastent avec les pages très colorées des autres oeuvres : « Après trente-cinq journées et beaucoup de nuits de travail consacrées à Guernica, Picasso range ses pots de noir, de blanc et de gris. Les couleurs reviennent sur les toiles. La vie doit l’emporter. » (p. 37).

Ce livre est destiné aux enfants et aux adolescents mais il peut aussi intéresser les adultes non spécialistes de la peinture. Le commentaire de Guernica est vraiment passionnant et invite à poursuivre la réflexion.

« Africa trek 1 » de Sonia et Alexandre Poussin


En 2001, Sonia et Alexandre Poussin ont entamé une traversée de l’Afrique à pied, du Cap de Bonne-Espérance, en Afrique du Sud, au lac Tibériade, en Israël. Leur objectif était de refaire le parcours du premier homme en suivant la vallée du Rift. Cette aventure a duré trois ans. Ils sont partis seuls avec un sac sur le dos et sans sponsor, ce qui leur a permis d’être plus libre.

Dans Africa trek 1, ils racontent la première partie de leur voyage, du Cap au Kilimandjaro. Ils traversent l’Afrique du Sud, le Lesotho, le Zimbabwe, le Mozambique, le Malawi et la Tanzanie à la rencontre des africains. En dormant chez l’habitant, ils découvrent des modes de vie, des coutumes, des façons de penser… tous différents les uns des autres.

Ils n’hésitent pas à rester plusieurs jours au même endroit, en fonction des rencontres qui se présentent à eux. En Afrique du Sud ils font la connaissance de la responsable de l’atelier de céramique Ardmore, dans lequel sont formés des artistes Zoulous, venus frapper à la porte de l’atelier alors qu’ils étaient dans la misère. Ces créations  sont désormais vendues à prix d’or partout dans le monde.
Sonia et Alexandre vont également à la rencontre des animaux : rhinocéros, éléphants, lions… Dans un parc national, sur les ordres de leur guide, ils foncent droit vers une troupe de lion et évitent sans doute la mort. Les lions n’étant pas habitués à ce qu’on les charge, ils ne connaissent pas ce comportement et n’ont qu’une seule solution : fuir !

Africa Trek est un livre vraiment passionnant. Les aventures de Sonia et Alexandre Poussin nous permettent de découvrir une autre Afrique et surtout de comprendre le point de vue des habitants sur leurs pays (apartheid, sida, aide humanitaire, régimes politiques…). On est bien loin de nos regards d’occidentaux !

 

POUSSIN, Sonia et Alexandre, Africa trek 1, Robert Lafont, 2007.

 

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