La MilléniumMania a encore frappé !

Comment passer à côté ? On en entend parler partout dans les médias, c’est chez tous les libraires et la blogosphère semble elle aussi frappée par la MilleniumMania : BelleSahi, Florinette, Julie, Cuné, CathuluGawou   et beaucoup d’autres encore… tous les avis sont identiques : c’est à dévorer de toute urgence si vous ne l’avez pas encore fait !

Quatrième de couverture :

« Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations
sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros
industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans.
Dans le huis clos d’une île, la petite nièce de Henrik Vanger a
disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir
de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth
Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social
mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en
diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les
documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait
reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles
informations, suivant les méandres des haines familiales et des
scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs
psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre
l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être
taire. »

Certes, ce roman n’est pas d’une qualité littéraire exceptionnelle mais l’intrigue est tellement bien menée que je me suis laissée emportée du début à la fin. Et tant pis pour les valises sous les yeux le lendemain matin au boulot… ça faisait longtemps quand même que je n’avais pas vécu ça !

Qu’est ce qui m’a fait tourner les pages les unes après les autres sans pouvoir refermer le livre ? Le suspens, bien entendu, mais aussi les multiples personnages, les intrigues secondaires, les relations de Mikael Blomkvist avec les femmes, l’étrangeté de Lisbeth Salander, l’honnêteté de certains personnages, la froideur et la méchanceté qui règnent dans la famille Vanger, etc.

Maintenant, il va falloir attendre que le tome 2 se libère à la médiathèque. Et il y a trois personnes qui ont réservé avant moi… L’attente risque d’être longue mais le plaisir de lire sera encore plus grand, du moins je l’espère !

LARSSON, Stieg, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Actes Sud, 2006.


« De manière à connaître le jour et l’heure » de Nicolas Cauchy

Dimanche 21 juin: Jean, homme d’affaire à la réussite sociale éclatante, fête son anniversaire avec sa femme, Sophie, ses enfants et ses petits-enfants. Gabriel, un vieil ami, débarque au moment du repas en se faisant passer pour un coursier. Seuls Sophie et Jean savent réellement de qui il s’agit mais ils n’en disent rien.

Samedi 27 juin : toute la famille est à nouveau réunie. Cette fois, c’est pour l’inhumation de Jean…

Chacun leur tour, Gabriel, Sophie et les enfants vont expliquer leur ressenti par rapport à cet évènement tragique mais aussi par rapport à tous les faux semblants, les jalousies, les histoires qui hantent cette famille bourgeoise en apparence si unie.

                                  

J’ai emprunté ce livre à la médiathèque suite à des critiques enthousiastes sur la blogosphère. J’ai bien aimé, mais sans plus. L’histoire est sympa mais je n’ai pas trop accroché car je trouve que l’auteur n’est pas allé au fond des choses. A mon avis, les sentiments de certains personnages mériteraient d’être plus fouillés. C’est tout de même une lecture agréable. L’analyse de relations entre les différents membres de la famille est intéressante : rapports d’influence, mariages de convenances, tromperies, mal être… Par certains aspects, ce livre m’a fait pensé à certains romans de Jean-Philippe Blondel.

De manière à connaître le jour est l’heure fait partie des coups de cœur de Clochette

CAUCHY, Nicolas, De manière à connaître le jour et l’heure, Robert Laffont, 20007.

« Une vie française » de Jean-Paul Dubois

Paul Blick est le fils d’un concessionnaire Simca et d’une correctrice de presse. De la fin des années 50 au début des années 2000, il nous raconte sa vie, à Toulouse : enfance triste en raison de la mort de son frère aîné, premiers émois amoureux, études de sociologie, débuts dans la vie active, mariage avec la fille du patron, enfants, passion pour la photographie, etc.

Paul Blick est aussi un témoin parmi des millions d’autres de l’histoire de la Vème République. De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mittérand, Chirac : les mandats des présidents se succèdent mais les illusions, les désillusions et les lâchetés semblent toujours les mêmes !

                                 

Un vie française propose un va et vient sympathique entre l’histoire d’un anonyme, Paul Blick, et les moments marquants de la Vème république. Les thèmes abordés sont multiples : travail, amour, trahison, relations parents-enfants, vie de couple, crise d’identité, vieillissement, espoirs, désespoirs, etc. On passe vite du comique au tragique et du rire au larme. Jean-Paul Dubois manie l’humour et l’ironie à merveille. Bref, la lecture de ce roman a été pour moi un agréable moment !

DUBOIS, jean-Paul, Une vie française, Editions de l’olivier, 2005.

« Accès direct à la plage » de Jean-Philippe Blondel

Des gens ordinaires, qui ont pour seul point commun de passer leurs vacances dans des locations au bord de la mer, racontent leur vie, leur destin, leurs pensées du moment. Des familles, des couples, des célibataires, des jeunes et des moins jeunes se croisent sans le savoir et laissent transparaître leurs doutes, leurs hésitations, leurs errements.

                         

Même si Accès direct à la plage n’est pas mon roman préféré de Jean-Philippe Blondel, je dois dire que je me suis laissée entrainer très facilement par ce livre. Comme toujours chez cet auteur, les individus sont vrais et révèlent leurs pensées les plus profondes. L’authenticité, voilà la principale qualité de ses personnages !

BLONDEL, Jean-Philippe, Accès direct à la plage, Pocket, 2004.

« La grosse » de Françoise Lefèvre

La grosse est un livre voyageur. Après être parti du bassin d’Arcachon, il a fait un petit tour par les Côtes-d’Armor avant d’arriver en Normandie, chez moi ! C’est donc à mon tour d’écrire un petit billet sur ce merveilleux roman.

Quatrième de couverture :
Rien ne
prédestinait Céline Rabouillot à devenir garde-barrière. Elle lit des
livres, parle trois langues, comprend les enfants comme personne. Elle
accompagne un homme âgé qui a aimé les abeilles, la bonne chère et les
grands crus de Bourgogne. Mais elle est grosse, trop grosse pour les
« autres » que dérangent ses manières et ses habitudes. Et la voilà —
elle qui porte le poids de l’absence, le chagrin d’un enfant mort —
vouée à la haine sournoise de ceux qui n’acceptent la différence sous
aucune de ses manifestations.
Dans ce récit tragique, aux pages tour à tour fiévreuses et révoltées,
Françoise Lefèvre, en même temps qu’elle évoque cette cruauté par
phrases impitoyables, s’attache à révéler la somme de grâce et de
tendresse qui fait de Céline Rabouillot un être de passion, une Marie
Madeleine d’aujourd’hui.

 

A travers les souffrances de Céline, c’est toute la méchanceté de l’homme vis à vis de ses semblables  qui est mise en avant.   Celui qui est un peu différent (gros, maigre, géant, nain, handicapé…) est très souvent montré du doigt et stigmatisé. L’apparence règne, l’être intérieur importe peu. Nous vivons dans un monde cruel ! Et Françoise Lefèvre va jusqu’au bout pour dénoncer cette cruauté. Elle n’épargne aucun travers, aucune bassesse du genre humain. Tout y passe : la mère qui ne pense qu’à elle et n’est pas à l’écoute de ses enfants, le boucher avare, les employeurs qui se sentent supérieurs, les villageois jaloux qui inventent des ragots pour faire mal, etc.
Malgré tout cela, Céline reste digne, pleine d’amour et de tendresse. Quelle femme formidable !

Voici un petit extrait :
Aujourd’hui, Marie Madeleine, si on la rencontrait, on ne la reconnaîtrait pas. C’est qu’elle est au cœur de bien des femmes anonymes. Surtout anonymes. Agissant sur les frontières. Sous les bombardements. Dans les hôpitaux, hospices, crèches. Et dans l’ombre de leurs maisons ou de leurs appartements. Aujourd’hui, Marie Madeleine ne se retire pas dans une grotte. Elle accomplit sans relâche une œuvre invisible. Elle est au SMIC. Ou sans emploi. On ne dit plus au chômage, mais en « recherche d’emploi ». Elle est mal payée pour accomplir son travail d’infirmière ou d’institutrice. Elle fait des heures supplémentaires qu’on oublie de lui régler. Elle est en carte. En fiche. Son nom, ses fonctions sont entrés dans l’ordinateur.

Anne et Florinette ont également aimé cette histoire si belle mais si triste…

La grosse va maintenant prendre la direction de Rennes. J’espère qu’il voyagera encore dans de nombreuses régions car il mérite d’être connu !

LEFEVRE, Françoise, La grosse, Actes Sud, 1994.

Partez à la découverte de la Normandie sur les traces d’Arsène Lupin

Quatrième de couverture :

L’Aiguille creuse d’Etretat, les tours blanches de l’abbaye de
Jumièges, le vieux phare de Tancarville, le tombeau de Rollon sous les ruines de Thibermesnil, les îles
englouties de la Seine, les marées d’équinoxe de la-Barre-y-va….
Autant de lieux mystérieux
dont les énigmes sont percées par Arsène Lupin, dans de fascinantes
chasses aux trésors, au cœur du triangle d’or, le fameux triangle
cauchois imaginé par Maurice Leblanc.

Imaginé ? Est-ce si sûr ? Et si les aventures d’Arsène Lupin dissimulaient
un code ? Un sens secret ? La clé d’un trésor normand, bien réel celui-là ?

Le célèbre porfesseur Roland Bergton en est convaincu. Il dispose d’une
journée pour percer l’énigme, avec pour seuls indices une pièce d’or
trouvée sous les falaises, une nouvelle inachevée de Maurice Leblanc… et
l’aide d’une jeune étudiante en histoire, aussi brillante que séduisante.

Si vous n’êtes pas normand, ce roman vous donnera peut-être envie de découvrir la Seine-Maritime et le Pays de Caux  pour décoder les indices laissés par Arsène Lupin dans ces principaux écrits. Si vous l’êtes, il vous rappellera sans doute des endroits magnifiques, comme ceux ci…

Je ne me souviens pas avoir lu de romans de Maurice Leblanc alors je crois que je vais me lancer dans L’aiguille Creuse, histoire de prolonger un peu plus la balade dans cette magnifique région. Et vivement le Printemps, qu’on puisse repartir en randonnée !


BUSSI, Michel, Code Lupin, Editions PTC, 2007.

« Les glorieuses résurrections » d’Alice dekker

Un jeune médecin tient le journal de ses longs mois passés dans une maison de santé accueillant des jeunes femmes rescapées des camps de concentration. Dans un cadre sublime, au cœur des Alpes Suisses, toute une équipe tente de soigner celles qui ont vécu l’innommable et de leur redonner goût à la vie.

Mais pour le jeune médecin, cette expérience s’accompagne de nombreux doutes et remises en questions : « Pour avoir tenté d’aider des rescapées de l’enfer à voir clair en elles par-delà les souffrances et les humiliations, pour que leur vie échappe aux sanies qui la dévoraient, je n’ai pas veillé à la lumière qui éclairait ma propre vie. A lutter contre les démons des autres, j’ai laissé les miens reprendre du terrain. Me voilà face à mes poisons, meurtrissures et amertumes, mais je n’ai pas de honte à dire que l’on doit toujours se préférer lorsqu’il s’agit de combattre son intime douleur ».

Tout comme ces femmes, le jeune médecin sonde le fond de son âme pour retrouver son être intime. Petit à petit, il parcourt le chemin qui la ramène vers la lumière. Désormais, il ne sera plus le même : « Je me sens riche, plus riche que jamais de tout ce que j’ai vécu ici. Je me sens rempli de force et de confiance, comme si j’étais dépositaire d’une parcelle d’éternité ».

                                  

La première fois que j’ai entendu parler de ce livre je me suis dit que le sujet était intéressant mais que l’atmosphère devait être plombante. Bref, j’avais peur de refermer ce roman avec le cafard. Mais ça n’a pas du tout été le cas, bien au contraire ! Les glorieuses résurrections, ce titre n’a pas été choisi par hasard ! Un formidable espoir et une incroyable foi en la vie se dégagent de ces pages. C’est sans doute parce que le jeune médecin sait écouter son cœur et son être intérieur qu’il trouve autant de force en lui. Une belle leçon de vie !

Les glorieuses résurrections est le premier roman d’Alice Dekker.

Lire l’avis de Clarabel.

DEKKER, Alice, Les Glorieuses résurrections, Arléa, 2007.

‘L’arpenteuse » d’Isabelle Mestre

Quatrième de couverture (extrait) :

Adolescente, Marguerite a perdu sa mère. Son père a sombré dans le chagrin, ses frères et sœurs ont été dispersés, la famille a éclaté : elle a dû prendre en main son destin. Quelques années plus tard, à Paris, elle a rencontré Auguste : mariage, maternité, images du bonheur familial… Mais la nostalgie de l’enfance et l’absence douloureuse de sa mère hantent toujours Marguerite…
Traversant la ville comme une silhouette énigmatique, comme si la vie n’avait pas de prise sur elle, Marguerite fascine et séduit ceux qui la croisent. Son existence est transfigurée par son étrange rapport au monde : elle perçoit tous les drames à travers un voile d’indifférence.

Marguerite est une femme sur laquelle tout passe et rien n’accroche : pas d’amour ni de haine, pas de tendresse, pas d’amitié, pas de joie ni de tristesse… Rien. Elle traverse la vie, c’est tout. « Si je mourrais demain, que saurait-on de moi à mettre dans ma tombe ? se demande Marguerite. Je n’en sais rien moi même. » : cette réponse résume à elle seule le personnage.

En tant que lectrice, il m’a été impossible de m’identifier à Marguerite. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre cette femme qui offre des cadeaux de Noël parce qu’il le faut et en reçoit avec une totale indifférence. Néanmoins, elle ne m’a pas laissée insensible, bien au contraire. Sa vie est pour moi un véritable enfer. J’ai presque éprouvé de la compassion pour cette femme qui ne se rend même pas compte de ce qu’elle perd et du mal qu’elle fait autour d’elle.

Quant à l’écriture, elle est magnifique. Une fois passées les premières pages, on s’habitue très vite à ces  phrases courtes et hachées qui décrivent avec justesse les méandres de la vie de Marguerite et des siens. 

L’arpenteuse est le premier roman d’Isabelle Mestre. Et c’est une belle réussite !

MESTRE, Isabelle, L’arpenteuse, Mercure de France, 2007.

Voyage dans l’Himalaya

Quatrième de couverture :

« Au cœur de l’Himalaya est un voyage de plus de six mois au travers d’une des régions les plus sublimes et les plus étonnantes au monde. Les photographies se succèdent et découvrent un paysage inoubliable : celui de monts enneigés et de pentes vertigineuses. Un univers qui offre la surprise de se colorer dès que l’humain surgit : robe des moines, drapeaux de prières, saris aux riches coloris… La fascination pour cette région retirée naît du contraste entre la toute-puissance de la montagne et l’humble présence humaine, qu’elle prenne la forme de rizières en terrasses au bord du roc escarpé, ou celle d’une vieille femme portant son propre poids de bois mort. Propice à une intense vie spirituelle et religieuse, cette immense chaîne de montagnes est également parsemée de monastères isolés et d’existences résistant inlassablement à la rudesse du climat et à la géographie du lieu… »

                                                              

Pakistan, Inde, Népal, Tibet, Chine, Bhoutan et Bangladesh, c’est un magnifique voyage dans les différents pays qui composent l’Himalaya que nous offre le photographe Basile Pao. Difficile pour moi de décrire ses photos, toutes plus magnifiques les unes que les autres ! Je préfère ne rien dire et vous laissez découvrir par vous même…

Notre prochain voyage est déjà programmé  (ce sera La Réunion) mais l’Himalaya sera sans doute le suivant, du moins nous l’espérons. Reste à choisir le pays. Et ce n’est pas une tâche facile tant cette chaine montagneuse possède de trésors…

PAO, Basil, Au cœur de l’Himalaya, National Géographic, 2005.

« Chagrin d’école » de Monsieur Pennac

Celles et ceux qui suivent l’actualité littéraire ont sans doute beaucoup entendu parler du dernier Pennac, récompensé par le prix Renaudot 2007 à la surprise générale. En effet, Chagrin d’école ne faisait même pas partie de la dernière sélection des jurés. Pourtant, il a été élu !

Généralement, je ne lis pas les livres récompensés dans les divers prix car les magouilles éditoriales m’énervent à un point inimaginable. Mais bon, cette fois je me suis dit : « un roman de Monsieur Pennac, je ne peux pas le laisser de côté ». Alors, voilà mon petit compte rendu de lecture !

Daniel Pennac, ancien cancre devenu professeur de français et écrivain de renom, raconte sa douloureuse expérience de mauvais élève puis celle, beaucoup plus épanouissante, d’enseignant. « [L]a solitude et la honte de l’élève qui ne comprend pas, perdu dans un monde où tous les autres comprennent » (p.41), il les a beaucoup ressenties. Heureusement, au lycée, quatre profs l’ont sauvé du gouffre en lui donnant l’envie d’apprendre. Et puis, il a aussi rencontré l’amour. Ce sont, selon lui, les deux raisons qui ont permis à l’ancien cancre de s’en sortir dans la vie et de de devenir prof.  Et pas n’importe quel prof : Monsieur Pennac est un passionné de littérature : il aime décortiquer les textes des grands auteurs, s’en imprégner, les apprendre par cœur… L’amour des mots, de la langue et des livres : c’est cela qu’il veut transmettre à ses élèves. Bien sûr, réfléchir, analyser, apprendre, tout cela ne se fait pas sans efforts mais ça en vaut la peine. Même les cancres en sont capables. Daniel Pennac sait de quoi il parle !

                               

Chagrin d’école s’inscrit clairement dans la lignée de Comme un roman (vous vous souvenez, les 10 droits imprescriptibles du lecteur….) : l’amour des livres et celui des élèves, voilà les deux recettes miracles de Monsieur Pennac. Bien entendu, le discours est (un peu) idéaliste, la prof que je suis ne vous dira pas le contraire. En lisant ce roman, on a l’impression qu’enseigner, c’est facile. Pourquoi y a t-il donc toujours autant d’élèves en difficulté ? Peut être parce que la « méthode » préconisée par l’auteur repose essentiellement sur le charisme de l’enseignant…

Il n’empêche, Chagrin d’école est un bon livre dans lequel je me suis laissée facilement emportée. Il m’a donné envie de (re)lire certains classiques de la littérature. Moi aussi, j’aimais analyser les textes quand j’étais au lycée et à la fac. Si aujourd’hui je n’ai plus vraiment le temps de le faire, j’aime toujours autant m’en imprégner ! Mes romans préférés sont ceux qui me parlent et résonnent en moi.

Dernière petite remarque : l’optimisme de Daniel Pennac quand a l’avenir de nos élèves fait plaisir à entendre :
« pas d’affolement, rien ne se passe comme prévu, c’est la seule chose que nous apprend le futur en devenant du passé » (réponse faite aux mamans de cancre qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants).

Mon ancien chef d’établissement, aujourd’hui à la retraite, avait une autre formule :

« le pire n’est pas certain ».

Si ce n’était pas le cas, je ne ferai pas ce métier là !

Frisette a beaucoup aimé ce livre.

PENNAC, Daniel, Chagrin d’école, Gallimard, 2007.

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