« Un jour mes princes sont venus » de Jeanne Benameur

Ma récente lecture de Laver les ombres m’a donné envie de découvrir un peu plus Jeanne Benameur. Alors, quand je suis tombée sur Un jour mes princes sont venus, je n’ai pas hésité une seconde !

C’est l’histoire d’une jeune femme qui a perdu son père d’un cancer il y a pas mal de temps déjà. Depuis, elle multiplie les amants mais ne réussit jamais à se sentir bien avec quelqu’un. Toutes ses histoires d’amour sont vouées à l’échec parce qu’elle est torturée par le décès de ce père qui était assez distant et avec lequel elle a toujours eu une relation assez compliquée.

 

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce roman n’est pas triste. La relation entre la père et la fille est évoquée, mais seulement par petites touches, en creux. De même, pour le décès du papa. Si l’héroïne a du mal à se trouver et à se sentir bien dans sa peau, elle n’en reste pas moins pleine de vie. Les portraits qu’elle fait de ses amants sont souvent drôles et ses ami(e)s tiennent une place importante dans sa vie.

J’ai été beaucoup moins touchée par ce roman que par Laver les ombres, sans doute parce que je me suis sentie beaucoup moins proche du personnage principal. Je l’ai tout de même lu d’une traite et je suis bien décidée à lire d’autres Jeanne Benameur ! Elle a le don, par son écriture, de rendre les personnages sensibles et terriblement humains.

Un petit extrait (dans lequel je me suis reconnue !) :

« Je ne  suis bonne à rien le matin. Il me faut un temps de paix entre la nuit et le jour. Une trêve avant d’aborder le nouveau monde. J’aime prendre mon temps, rêvasser, laisser tiédir mon bol. La voix humaine, c’est pour après. » (p. 48).

Lire l’avis de Gawou.

BENAMEUR, Jeanne, Un jour mes princes sont venus, Denoël, 2001.

« Les fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint milliardaire »

Quatrième de couverture :

« Quand le jeune Ram Mohammad Thomas devient le grand vainqueur de  » Qui
veut gagner un milliard de roupies ? « , la production soupçonne
immédiatement une tricherie. Comment un serveur de dix-huit ans, pauvre
et inculte, serait-il assez malin pour répondre à treize questions
pernicieuses ? Accusé d’escroquerie, sommé de s’expliquer, Thomas
replonge alors dans l’histoire de sa vie… Car ces réponses, il ne les
a pas apprises dans les livres, mais au hasard de ses aventures
mouvementées ! Du prêtre louche qui laisse trop volontiers venir à lui
les petits enfants à la capricieuse diva de Bollywood, des jeunes
mendiants des bidonvilles de Bombay aux touristes fortunés du Taj
Mahal, au fil de ses rencontres, le jeune homme va apprendre que la
fortune sourit aux audacieux…
« 

C’est un beau portrait de l’Inde, sous ses multiples facettes, que nous propose Wikas Swarup dans ce roman. Le héros, Ram Mohammad Thomas, n’a que dix-huit ans mais, à entendre son histoire, on pourrait croire qu’il a déjà vécu plusieurs vies. Il y a du rythme, on ne s’ennuie pas et on a toujours envie d’en savoir un peu plus sur l’incroyable destin de ce jeune homme. Dommage que la fin soit un peu rapide et facile (« tout est beau dans le meilleur des mondes ») ! Je trouve aussi que le jeu « Qui veut gagner un milliard de roupies ? » est un prétexte un peu artificiel pour raconter une histoire qui n’en reste pas moins très captivante.

Si, comme moi, vous aimez l’Inde, ce livre devrait vous plaire !

SWARUP, Vikram, Les fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint milliardaire, 10/18, 2007.

« Laver les ombres » de Jeanne Benameur

Les portraits de deux femmes.
Léa, la fille, s’épuise dans la danse et fait souffrir son corps pour atteindre la perfection mais aussi pour combattre le mal être qui l’envahit régulièrement, pour se sortir du gouffre qui l’empêche de vivre pleinement son amour avec Bruno, un peintre.
Romilda, la mère, est une vieille dame qui vit seule avec un secret qui lui pèse lourd sur le cœur, trop lourd…A Naples, pendant la guerre, alors qu’elle n’a que 16 ans, l’homme qu’elle aime lui promet le mariage et la fait travailler dans une maison close.

Mais comment raconter la triste vérité à sa fille alors qu’elle a tout gardé pour elle depuis le début ? Est-ce que Léa va être capable de tout entendre ? Est-ce que Romilda va pouvoir vaincre sa honte et parler ? C’est un soir de tempête où tout le monde est barricadé chez soi que tout va se jouer…

                           

Laver les ombres est un roman face auquel on peut difficilement rester insensible en raison de son thème mais aussi de son écriture. Jeanne Benameur m’a fait vibrer. J’ai eu l’impression de devenir Léa, d’affronter la tempête avec elle… J’ai eu envie de pleurer avec Romilda et de l’aider. L’amour entre la mère et la fille, l’effet de vases communicants entre le psychisme de l’une et de l’autre m’a bouleversée. Bref c’est un vrai coup de cœur !

Quelques extraits:

Alors elle plonge la main sous le lit. Elle attrape un livre, toujours le même. Un vieux livre aux pages fatiguées, aux bords cornés. Un livre d’amour. Et elle lit. Désespérément.

Que les mots au moins l’emportent. Loin. Loin. (p.18)

Petite, elle a appris à guetter les signes de ce qu’on cache. C’est dans le corps que cela a lieu. Et cela reflète aussi, partout autour. Les mots ne viennent qu’après. Ou pas. (p. 36)

Apprendre à trébucher.
Intégrer le faux pas.
En faire sa danse.

Apprendre la marche imparfaite de tous ceux qui ont dans le corps un poids qui se déplace et les entraîne. Sans qu’ils y puissent rien.

Et danser avec ça.

Tous. Des semblables. Qui tentent de rétablir l’équilibre. A chaque pas. Entravés, empêtrés dans les vies et les histoires qui s’agrippent, déséquilibrent. (p.159)

Lire les avis extrêmement enthousiastes de Clarabel et de BelleSahi et aussi celui de Julie.

BENAMEUR, Jeanne, Laver les ombres, 2008.

« Chroniques de l’asphalte » de Samuel Benchetrit

Ecrivain, acteur, réalisateur et metteur en scène, Samuel Benchetrit consacre ce premier tome des Chroniques de l’asphalte à son enfance en banlieue dans les années 1970-1980. L’ascenseur est son fil conducteur. A chaque étage ou presque, il s’arrête pour nous raconter un peu de la vie des habitants et un peu de la sienne aussi. De Monsieur Stern qui refuse  de  participer au financement du nouvel l’ascenseur sous prétexte qu’il habite au premier  étage et ne l’utilise quasiment jamais (mais va se trouver bien embêté le jour où il se voit obliger de se déplacer en fauteuil roulant…), à l’arrivée des correspondants italiens dans plusieurs familles de la cité, en passant par le glandage au pied de l’immeuble avec les copains, ce sont des tranches de vie bien réelles que l’auteur nous fait partager.

On rit beaucoup même si parfois certains évènements tournent au tragique. Quoiqu’il arrive la vie continue… sans doute parce qu’il n’y a pas d’autre choix… Le langage est oral, l’argot a tout à fait sa place et certaines chroniques m’ont fait penser aux premières chansons de Renaud : « Dans mon H.L.M », « Viens chez moi j’habite chez une copine », « La chanson du loubard », « Laisse béton » ou encore « Les aventures de Gérard Lambert ».

C’est authentique, très loin des récits moralisateurs et caricaturaux sur la banlieue. Bref, ce livre est un vrai régal et j’ai hâte de lire la suite !

Lire l’avis de Yue yin et d’Yspaddaden.

BENCHETRIT, Samuel, Chroniques de l’asphalte 1/5, Pocket, 2007.

Vite lu, vité oublié mais j’ai passé un bon moment quand même

D’Eric-Emmanuel Schmitt, je n’avais jamais rien lu jusqu’ici. Cet hiver, j’ai vu Odette Toulemonde en DVD et je me souviens d’avoir passé un bon moment même si je ne me rappelle plus vraiment de l’histoire. Et bien, pour les cinq nouvelles qui composent La rêveuse d’Ostende, c’est pareil ! J’écris ce billet quelques jours après avoir refermé la dernière page et les titres de ces cinq nouvelles sont déjà partis dans les oubliettes de mon cerveau. Quant aux intrigues, il ne me reste que de vagues souvenirs…
Pour résumer brièvement, dans chaque nouvelle, le personnage principal a une vie plutôt banale et fait une rencontre qui va le bouleverser. La nouvelle bascule tout à coup vers le loufoque, l’extraordinaire ou l’incroyable : c’est au choix! Le moins que l’on puisse dire  c’est qu’Eric-Emmanuel Schmitt a une imagination débordante pour inventer des choses pareilles !

Lire l’avis de Gambadou, ex-fan de l’auteur, semble t-il !

SCHMITT, Eric-Emmanuel, La rêveuse d’Ostende, Albin Michel, 2007.

« Le petit prince cannibale »


Quatrième de couverture :

 » Femme
déchirée, femme déchaînée, la narratrice est un écrivain qui tente de raconter l’histoire de Blanche, une
éblouissante cantatrice que la mort ronge vivante. Mais elle est
d’abord la mère de Sylvestre, l’enfant autiste qu’elle veut à tout prix
faire accéder à la vie et au monde des autres. Or Le petit prince
cannibale
en ce combat dévore les phrases, les mots de la mère
écrivain. Dès lors c’est un véritable duo concertant qui s’élève
dans les pages du livre entre deux voix, entre deux femmes, l’une,
superbement triviale, s’affrontant à tous les interdits et préjugés qui
menacent son enfant, l’autre, la romancière, passionnée, dont
les espoirs et les désespoirs se mêlent à ceux de Blanche, son héroïne.
 »

Difficile pour moi d’écrire un billet sur ce livre… Il est magnifiquement écrit. Françoise Lefèvre explique à merveille son combat de mère pour sauver son fils et son combat d’écrivain pour réussir à écrire malgré le peu de temps et de disponibilité d’esprit qu’il lui reste et on ne peut qu’être admiratif devant autant de courage et de combattivité.

Oui mais voilà, je n’ai pas réussi à « rentrer » dans le livre… Je ne me suis sentie proche ni de cette femme écrivain ni de cette mère. Bref, j’ai l’impression d’être passée à côté d’un histoire magnifique. Dommage ! Peut être que je n’étais pas dans le bon état d’esprit pour livre ce livre, peut être que ce n’était pas le bon moment…

Un grand merci à Alice qui m’a offert ce livre dans le cadre du swap Eternel féminin.

Lire les avis de Sylire, Gambadou, Anne et Florinette.

LEFEVRE, Françoise, Le petite prince cannibale, Actes Sud, Babel, 2005.

Les Autres – Alice Ferney

Quatrième de couverture :

« Théo fête ce soir ses vingt ans et rien ne devrait troubler ce moment de convivialité et de réjouissance. Rien sinon le jeu de société que son frère aîné lui offre, qui révèlera
à chaque participant la façon dont les autres le perçoivent, menaçant
de remettre en cause l’idée qu’il se faisait de lui-même et des
sentiments réciproques l’attachant à ses proches. Au fil de la partie,
le jeu devient le révélateur de secrets de famille jusque-là
soigneusement occultés par la honte, la déception ou la souffrance… et nul ne sortira indemne de la soirée.
« 

Voilà un livre que je n’aurais peut être jamais lu si je n’avais pas fréquenté la blogosphère littéraire : LaureLilly, Clarabel, Clochette, Essel, Tamara, Papillon, Gambadou et sans doute d’autres encore l’ont lu il y a quelques temps déjà.

Les Autres est un livre original notamment en raison de son écriture polyphonique : tour à tour, les voix et les pensées les plus intimes des uns et des autres se font échos pour mieux s’entremêler. Au début, j’ai eu du mal à suivre le fil, à comprendre les liens entre les différents personnages et à « rentrer » dans l’histoire mais finalement j’ai trouvé l’écriture d’Alice Ferney très agréable.

Le roman, dans ses deux premières parties, ressemble à une pièce de théâtre : monologues, dialogues et mêmes didascalies, tous les ingrédients sont présents pour que le lecteur s’imagine ces personnages réunis autour d’un jeu de société sur une table, face au public. C’est un vrai régal !

Le contenu est tellement dense du point de vue de la psychologie des personnages et des relations affectives que j’ai même envie de relire ce magnifique roman !

FERNEY, Alice, Les Autres, Actes Sud, Babel, 2008.

La mémoire, le secret, l’oubli…

Franz-Georg n’a aucun souvenir de sa petite enfance, de tout ce qui s’est passé dans sa vie avant ses 5 ans. Le seul témoin de ce passé est son ours en peluche, Magnus, qu’il gardera à ses côtés tout au long de sa vie ou presque.

L’histoire se passe en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale. Les parents de Franz-Georg sont nazis, son père est médecin dans un camp de concentration. Bien entendu, le jeune garçon ne comprend rien de tout cela au début mais au fur et à mesure qu’il grandit, il commence à ouvrir les yeux et à découvrir l’innommable…

Devenu adulte, il fait quelques découvertes sur ce passé qui le hante mais sa mémoire reste percée de nombreux trous…

                               

Voilà un roman dont je n’avais jamais entendu parler (honte à moi !). C’est Malice qui me l’a offert dans le cadre du swap Eternel féminin. Quelle bonne idée elle a eue !

Le secret, l’oubli, les failles de la mémoire, la quête d’une identité : tels sont les thème majeurs de ce roman. J’ai bien aimé ce héros écorché vif, incapable de se sentir bien dans sa vie car il a été trahi et ne sait pas d’où il vient.

L’écriture de Sylvie Germain est assez particulière. Elle nous livre l’histoire de Franz-Georg et de Magnus petit à petit, par fragments. C’est un peu comme un puzzle qu’on a hâte de terminer pour le voir dans sa globalité et lui donner du sens. Seul petit bémol : le texte est entrecoupé de citations, de poèmes et de biographies qui m’ont parfois gênée et dont je n’ai pas toujours bien compris le sens.

Lire les avis de Florinette, Bellesahi, Malice, Cathulu, Sylire qui proposent toutes des liens vers d’autres billets. Ce livre semble avoir fait le tour d’une bonne partie de la blogosphère !

GERMAIN, Sylvie, Magnus, Gallimard, Folio, 2007.

Attention, roman original !

Christopher Boone, 15 ans, est extraordinairement fort en mathématiques pour un adolescent. Il est incapable de mentir. Il déteste certaines couleurs au point de ne pas pouvoir manger les aliments qui sont de ces couleurs. Il hurle dès que quelqu’un le touche. Il a peur dès que quelque chose de nouveau se présente à lui. Parfois, quand il n’est pas bien, il grogne.

Même si ce n’est pas dit dans le livre, on le comprend tout de suite, Christopher est autiste.

Un jour, il découvre Wellington, le caniche de sa voisine, mort assassiné d’un coup de fourche. Il décide de mener l’enquête, même si cela lui cause des ennuis et que son père n’est pas d’accord. Ce qu’il ne sait pas, c’est que tout cela va lui permettre de découvrir la face cachée de sa propre histoire.

                           

Voilà un roman vraiment original, notamment en raison de son écriture. Christopher, le narrateur du bizarre incident du chien pendant la nuit, raconte son histoire avec beaucoup de distance. Il a du mal à exprimer ses sentiments et à comprendre ceux des autres mais on ne doute pas un seul instant de la véracité de ses propos. Son regard un peu « déconnecté » permet de pointer du doigt la complexité de notre monde et des rapports humains.

Si le sujet est douloureux (Christopher est un adolescent autiste qui se sent seul et ne comprend pas bien le monde qui l’entoure), l’humour attend le lecteur à chaque coin de pages à travers des situations inattendues que le jeune homme raconte en toute neutralité, sans avoir conscience d’être drôle (désolé, je n’ai pas d’extrait à vous proposer car je n’ai plus le livre sous la main…).

On se prend d’affectation pour ce personnage qui, par certains aspects, n’est pas si différent de ce que l’on est ou de ce que l’on aimerait être… A lire donc, sans aucune hésitation !

HADDON, Mark, Le bizarre incident du chien pendant la nuit, Pocket, 2005.

L’envers du décor…

Quatrième de couverture :
« Tu vois, si tu ne travailles pas bien à l’école, tu finiras caissière comme la dame. »

« C’est dit. C’est pesé, emballé, étiqueté. Et pourtant…

Elle
s’appelle Anna, elle a vingt-huit ans, un diplôme universitaire de
littérature et huit ans d’expérience derrière une caisse de
supermarché. Une caisse qui n’entend que les codes-barres. Un métier
peu propice aux échanges, invisible, des gestes automatiques… Entre
les bips qui ponctuent ses journées, Anna aurait pu se sentir devenir
un robot si elle n’avait eu l’idée de raconter son travail. Au fil
des jours, ces menues anecdotes qui la font rire, l’agacent ou
l’émeuvent sont ses tickets de caisse à elle.

Elle vous a vu passer à
la caisse. Vous avez été des clients faciles ou des emmerdeurs, riches
ou pauvres, complexés de la consommation ou frimeurs. Vous l’avez
confondue avec une plante verte ou vous lui avez dit bonjour, vous avez
trépigné à l’ouverture du magasin ou avez été l’habitué nonchalant des
fermetures. Anna, vous l’avez draguée, méprisée, insultée.

Il ne se
passe rien dans la vie d’une caissière ?

Maintenant, prenez votre
chariot et suivez Anna jusqu’à sa caisse. Celle que vous oubliez de
voir vous a bien vu et raconte. »

Les tribulations d’une caissière est la version papier du blog d’Anna Sam que je n’ai jamais fréquenté mais dont on a beaucoup entendu parler dans les médias au moment de la sortie du livre début juin. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette caissière hôtesse de caisse (ça fait plus classe…) n’a pas sa langue dans sa poche et qu’on ne s’ennuie pas avec elle ! Un petit exemple :

« Note de service

(Pour faire suite à diverses plaintes de clients)

Vous êtes enrhumée, caissière ? Vous êtes priée de rester chez vous. Votre médecin ne veut pas vous faire d’arrêt maladie parce que votre rhume est bénin ? Peu importe, restez chez vous, sale pestiférée ! Pourquoi ? Mais parce que vous touchez les articles du client avec vos mains pleines de germes et que vous risquez à tout instant d’éternuer et de vous « moucher dans son pain » !

Vous êtes enrhumée parce que les clients n’ont pas arrêté de vous éternuer et tousser dessus ? Et alors ? Le client est roi. C’est son droit de vous donner ses microbes et de ne pas avoir envie de récupérer les vôtres.

Bonnes vacances.

Votre direction bien aimée. » (p. 132)

Derrière la rigolade, bien entendu, la société de consommation, le monde de la grande distribution et les clients (c’est -à-dire nous !) sont pointés du doigt.

SAM, Anna, Les tribulations d’une caissière, Stock, 2008.

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