Réconciliation avec Philippe Claudel

Il y a quelques temps déjà, suite à de nombreuses critiques élogieuses sur la blogosphère, j’ai lu La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel mais je n’ai pas vraiment accroché. Et puis Le rapport de Brodeck a obtenu le prix Goncourt des lycéens (le seul prix littéraire auquel je fais confiance…) et une fois encore, je n’ai entendu que des avis positifs. Je me suis donc lancée dans la lecture de ce roman, non sans quelques réticences, et j’ai adoré !

Quatrième de couverture :
« Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache.
Moi, je n’ai rien fait, et lorsque j’ai su ce qui venait de se passer, j’aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir serrée dans ses liens de façon à ce qu’elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer.
Mais les autres m’ont forcé : « Toi, tu sais écrire, m’ont-ils dit, tu as fait des études. » J’ai répondu que c’étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d’ailleurs, et qui ne m’ont pas laissé un grand souvenir. Ils n’ont rien voulu savoir : « Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses. Nous, on ne sait pas faire cela. On s’embrouillerait, mais toi, tu diras et alors ils te croiront. »

L’histoire se passe juste après la guerre, dans un petit village, non loin de la frontière avec l’ennemi. Cette guerre, elle n’est pas explicitement nommée mais on pense tout de suite à la Seconde Guerre Mondiale puisqu’il est question de camp de concentration. Mais après tout, ça pourrait être n’importe quelle guerre… On ne sait pas non plus où se situe le village : peut être en Alsace ou peut être ailleurs.

Dans ce contexte, Brodeck, le narrateur, accepte sous la contrainte d’écrire un rapport sur un évènement tragique qui vient de se dérouler au village et dont un étranger, rejeté par la population en raison de sa différence, a été victime. Cet évènement, Brodeck n’y a pas assisté et ne le cautionne absolument pas mais tout le village ne pense pas comme lui.

L’écriture du rapport fait ressurgir des souvenirs personnels atroces (les aller-retours entre le passé et le présent sont très nombreux tout au long du roman) mais malgré tout cela, Brodeck est encore capable de continuer à vivre et à aimer.

                        

Que dire sur ce magnifique texte ? L’écriture est d’une qualité remarquable, le personnage de Brodeck est saisissant de douleur et de vérité, l’analyse des sentiments et des attitudes des gens, en temps de guerre mais aussi après, est époustouflante. Je pourrais poursuivre les éloges longtemps… Vous l’aurez compris, ce roman m’a réconciliée avec Philippe Claudel !

Lire l’avis de Sylire, d’Anne, de BelleSahi, de Gambadou, d’Eissel et de Caro[line].    

CLAUDEL Philippe, Le rapport de Brodeck, Stock, 207.

Petits moments de bonheur

Il y a quelques temps, j’ai lu La grosse et ça m’a tellement plu que j’ai eu envie de découvrir un peu plus son auteur, Françoise Lefèvre.

Dans Consigne de minutes heureuses, l’écrivain saisie à merveille des instants de joie et de bonheur dans les petits riens qui font la vie. Avec beaucoup de sensibilité et d’émotion, elle décrit ces plaisirs simples qui permettent de dépasser la tristesse et la mélancolie et, parfois, d’être en harmonie avec soi-même et le monde qui nous entoure.

Chaque nouvelle permet à Françoise Lefèvre de se dévoiler un peu plus, de raconter un souvenir d’enfance, une amitié, un moment de communion avec la nature, etc. Mais qu’il est difficile de ne pas se laisser aller à la mélancolie, de ne pas sombrer au fond du trou : le bonheur est un combat permanent !

Quelques extraits :

« je me promenais au côté d’un amour invisible. Difficile de dire ce qu’est un amour invisible. Le vent brusquement changé en caresse sur son front. Une pluie fine et soudaine sur un trottoir brûlant. Un éblouissement qui dure quelques secondes. Impossible d’expliquer ce quelque chose en soi qui s’est installé plus fort, plus haut que le chagrin. […] Cette impression d’échapper  à soi-même, de se trouver en accord parfait avec un monde impalpable et d’y renaître sans cesse, cette impression existait déjà dans l’enfance.  Sentiment de na pas être tout à fait seule. A vrai dire de ne l’être jamais. De ne l’avoir jamais été. »

« Pour me donner du cœur à l’ouvrage, je bats le rappel des bonheurs simples qu’on sait rarement accueillir quand ils sont là.« 

« mes yeux se sont souvent posés sur des êtres apparemment ternes, rayonnant d’une lumière qui passe inaperçue. »

Lire l’avis de Florinette, qui m’a prêté ce livre avec beaucoup de gentillesse, et celui d’Anne.

LEFEVRE, Françoise, Consigne de minutes heureuses, Editions j’ai lu, 2000.

Les éditeurs, tous des nazes ?

Mary est heureuse, son manuscrit vient d’être accepté par un éditeur. Malheureusement, la joie est de courte durée car elle se voit proposer un contrat participatif c’est-à-dire une édition à compte d’auteur.
Et si les grands auteurs du XIXème siècle vivaient aujourd’hui, que leur diraient les éditeurs ? On proposerait à Flaubert de modifier la fin de Madame Bovary et de de remplacer le nom d’Emma par celui de Clara. Georges Sand et Balzac se verraient refuser leurs manuscrits pour diverses raisons. Quant à Victor Hugo, on lui conseillerait de se consacrer à la poésie plutôt qu’au roman!

 

Voilà un petit texte sur le monde de l’édition qui n’a rien d’extraordinaire mais qui mérite tout de même d’être lu ! Ne vous mèprenez pas, la conclusion de ce roman n’est pas que les éditeurs sont tous des nazes. Certes, ils ont tendance à ne pas écouter et à n’en faire qu’à leur tête mais il faut bien commencer un jour et sans eux, ce ne serait pas possible ! Alors, si les débuts sont difficiles, tant pis, il faut persévérer dans l’écriture. Le plaisir d’écrire, n’est-ce pas finalement l’essentiel ?

Merci à BelleSahi qui fait voyager ce livre. Lire l’avis d’Antigone et celui de Cathulu.

DOLLINGER, Mary, Journal désespéré d’un écrivain raté, Jacques André Editeur, 2007.

La MilléniumMania a encore frappé !

Comment passer à côté ? On en entend parler partout dans les médias, c’est chez tous les libraires et la blogosphère semble elle aussi frappée par la MilleniumMania : BelleSahi, Florinette, Julie, Cuné, CathuluGawou   et beaucoup d’autres encore… tous les avis sont identiques : c’est à dévorer de toute urgence si vous ne l’avez pas encore fait !

Quatrième de couverture :

« Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations
sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros
industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans.
Dans le huis clos d’une île, la petite nièce de Henrik Vanger a
disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir
de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth
Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social
mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en
diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les
documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait
reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles
informations, suivant les méandres des haines familiales et des
scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs
psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre
l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être
taire. »

Certes, ce roman n’est pas d’une qualité littéraire exceptionnelle mais l’intrigue est tellement bien menée que je me suis laissée emportée du début à la fin. Et tant pis pour les valises sous les yeux le lendemain matin au boulot… ça faisait longtemps quand même que je n’avais pas vécu ça !

Qu’est ce qui m’a fait tourner les pages les unes après les autres sans pouvoir refermer le livre ? Le suspens, bien entendu, mais aussi les multiples personnages, les intrigues secondaires, les relations de Mikael Blomkvist avec les femmes, l’étrangeté de Lisbeth Salander, l’honnêteté de certains personnages, la froideur et la méchanceté qui règnent dans la famille Vanger, etc.

Maintenant, il va falloir attendre que le tome 2 se libère à la médiathèque. Et il y a trois personnes qui ont réservé avant moi… L’attente risque d’être longue mais le plaisir de lire sera encore plus grand, du moins je l’espère !

LARSSON, Stieg, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Actes Sud, 2006.


« De manière à connaître le jour et l’heure » de Nicolas Cauchy

Dimanche 21 juin: Jean, homme d’affaire à la réussite sociale éclatante, fête son anniversaire avec sa femme, Sophie, ses enfants et ses petits-enfants. Gabriel, un vieil ami, débarque au moment du repas en se faisant passer pour un coursier. Seuls Sophie et Jean savent réellement de qui il s’agit mais ils n’en disent rien.

Samedi 27 juin : toute la famille est à nouveau réunie. Cette fois, c’est pour l’inhumation de Jean…

Chacun leur tour, Gabriel, Sophie et les enfants vont expliquer leur ressenti par rapport à cet évènement tragique mais aussi par rapport à tous les faux semblants, les jalousies, les histoires qui hantent cette famille bourgeoise en apparence si unie.

                                  

J’ai emprunté ce livre à la médiathèque suite à des critiques enthousiastes sur la blogosphère. J’ai bien aimé, mais sans plus. L’histoire est sympa mais je n’ai pas trop accroché car je trouve que l’auteur n’est pas allé au fond des choses. A mon avis, les sentiments de certains personnages mériteraient d’être plus fouillés. C’est tout de même une lecture agréable. L’analyse de relations entre les différents membres de la famille est intéressante : rapports d’influence, mariages de convenances, tromperies, mal être… Par certains aspects, ce livre m’a fait pensé à certains romans de Jean-Philippe Blondel.

De manière à connaître le jour est l’heure fait partie des coups de cœur de Clochette

CAUCHY, Nicolas, De manière à connaître le jour et l’heure, Robert Laffont, 20007.

« Une vie française » de Jean-Paul Dubois

Paul Blick est le fils d’un concessionnaire Simca et d’une correctrice de presse. De la fin des années 50 au début des années 2000, il nous raconte sa vie, à Toulouse : enfance triste en raison de la mort de son frère aîné, premiers émois amoureux, études de sociologie, débuts dans la vie active, mariage avec la fille du patron, enfants, passion pour la photographie, etc.

Paul Blick est aussi un témoin parmi des millions d’autres de l’histoire de la Vème République. De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mittérand, Chirac : les mandats des présidents se succèdent mais les illusions, les désillusions et les lâchetés semblent toujours les mêmes !

                                 

Un vie française propose un va et vient sympathique entre l’histoire d’un anonyme, Paul Blick, et les moments marquants de la Vème république. Les thèmes abordés sont multiples : travail, amour, trahison, relations parents-enfants, vie de couple, crise d’identité, vieillissement, espoirs, désespoirs, etc. On passe vite du comique au tragique et du rire au larme. Jean-Paul Dubois manie l’humour et l’ironie à merveille. Bref, la lecture de ce roman a été pour moi un agréable moment !

DUBOIS, jean-Paul, Une vie française, Editions de l’olivier, 2005.

« Accès direct à la plage » de Jean-Philippe Blondel

Des gens ordinaires, qui ont pour seul point commun de passer leurs vacances dans des locations au bord de la mer, racontent leur vie, leur destin, leurs pensées du moment. Des familles, des couples, des célibataires, des jeunes et des moins jeunes se croisent sans le savoir et laissent transparaître leurs doutes, leurs hésitations, leurs errements.

                         

Même si Accès direct à la plage n’est pas mon roman préféré de Jean-Philippe Blondel, je dois dire que je me suis laissée entrainer très facilement par ce livre. Comme toujours chez cet auteur, les individus sont vrais et révèlent leurs pensées les plus profondes. L’authenticité, voilà la principale qualité de ses personnages !

BLONDEL, Jean-Philippe, Accès direct à la plage, Pocket, 2004.

« La grosse » de Françoise Lefèvre

La grosse est un livre voyageur. Après être parti du bassin d’Arcachon, il a fait un petit tour par les Côtes-d’Armor avant d’arriver en Normandie, chez moi ! C’est donc à mon tour d’écrire un petit billet sur ce merveilleux roman.

Quatrième de couverture :
Rien ne
prédestinait Céline Rabouillot à devenir garde-barrière. Elle lit des
livres, parle trois langues, comprend les enfants comme personne. Elle
accompagne un homme âgé qui a aimé les abeilles, la bonne chère et les
grands crus de Bourgogne. Mais elle est grosse, trop grosse pour les
« autres » que dérangent ses manières et ses habitudes. Et la voilà —
elle qui porte le poids de l’absence, le chagrin d’un enfant mort —
vouée à la haine sournoise de ceux qui n’acceptent la différence sous
aucune de ses manifestations.
Dans ce récit tragique, aux pages tour à tour fiévreuses et révoltées,
Françoise Lefèvre, en même temps qu’elle évoque cette cruauté par
phrases impitoyables, s’attache à révéler la somme de grâce et de
tendresse qui fait de Céline Rabouillot un être de passion, une Marie
Madeleine d’aujourd’hui.

 

A travers les souffrances de Céline, c’est toute la méchanceté de l’homme vis à vis de ses semblables  qui est mise en avant.   Celui qui est un peu différent (gros, maigre, géant, nain, handicapé…) est très souvent montré du doigt et stigmatisé. L’apparence règne, l’être intérieur importe peu. Nous vivons dans un monde cruel ! Et Françoise Lefèvre va jusqu’au bout pour dénoncer cette cruauté. Elle n’épargne aucun travers, aucune bassesse du genre humain. Tout y passe : la mère qui ne pense qu’à elle et n’est pas à l’écoute de ses enfants, le boucher avare, les employeurs qui se sentent supérieurs, les villageois jaloux qui inventent des ragots pour faire mal, etc.
Malgré tout cela, Céline reste digne, pleine d’amour et de tendresse. Quelle femme formidable !

Voici un petit extrait :
Aujourd’hui, Marie Madeleine, si on la rencontrait, on ne la reconnaîtrait pas. C’est qu’elle est au cœur de bien des femmes anonymes. Surtout anonymes. Agissant sur les frontières. Sous les bombardements. Dans les hôpitaux, hospices, crèches. Et dans l’ombre de leurs maisons ou de leurs appartements. Aujourd’hui, Marie Madeleine ne se retire pas dans une grotte. Elle accomplit sans relâche une œuvre invisible. Elle est au SMIC. Ou sans emploi. On ne dit plus au chômage, mais en « recherche d’emploi ». Elle est mal payée pour accomplir son travail d’infirmière ou d’institutrice. Elle fait des heures supplémentaires qu’on oublie de lui régler. Elle est en carte. En fiche. Son nom, ses fonctions sont entrés dans l’ordinateur.

Anne et Florinette ont également aimé cette histoire si belle mais si triste…

La grosse va maintenant prendre la direction de Rennes. J’espère qu’il voyagera encore dans de nombreuses régions car il mérite d’être connu !

LEFEVRE, Françoise, La grosse, Actes Sud, 1994.

Partez à la découverte de la Normandie sur les traces d’Arsène Lupin

Quatrième de couverture :

L’Aiguille creuse d’Etretat, les tours blanches de l’abbaye de
Jumièges, le vieux phare de Tancarville, le tombeau de Rollon sous les ruines de Thibermesnil, les îles
englouties de la Seine, les marées d’équinoxe de la-Barre-y-va….
Autant de lieux mystérieux
dont les énigmes sont percées par Arsène Lupin, dans de fascinantes
chasses aux trésors, au cœur du triangle d’or, le fameux triangle
cauchois imaginé par Maurice Leblanc.

Imaginé ? Est-ce si sûr ? Et si les aventures d’Arsène Lupin dissimulaient
un code ? Un sens secret ? La clé d’un trésor normand, bien réel celui-là ?

Le célèbre porfesseur Roland Bergton en est convaincu. Il dispose d’une
journée pour percer l’énigme, avec pour seuls indices une pièce d’or
trouvée sous les falaises, une nouvelle inachevée de Maurice Leblanc… et
l’aide d’une jeune étudiante en histoire, aussi brillante que séduisante.

Si vous n’êtes pas normand, ce roman vous donnera peut-être envie de découvrir la Seine-Maritime et le Pays de Caux  pour décoder les indices laissés par Arsène Lupin dans ces principaux écrits. Si vous l’êtes, il vous rappellera sans doute des endroits magnifiques, comme ceux ci…

Je ne me souviens pas avoir lu de romans de Maurice Leblanc alors je crois que je vais me lancer dans L’aiguille Creuse, histoire de prolonger un peu plus la balade dans cette magnifique région. Et vivement le Printemps, qu’on puisse repartir en randonnée !


BUSSI, Michel, Code Lupin, Editions PTC, 2007.

« Les glorieuses résurrections » d’Alice dekker

Un jeune médecin tient le journal de ses longs mois passés dans une maison de santé accueillant des jeunes femmes rescapées des camps de concentration. Dans un cadre sublime, au cœur des Alpes Suisses, toute une équipe tente de soigner celles qui ont vécu l’innommable et de leur redonner goût à la vie.

Mais pour le jeune médecin, cette expérience s’accompagne de nombreux doutes et remises en questions : « Pour avoir tenté d’aider des rescapées de l’enfer à voir clair en elles par-delà les souffrances et les humiliations, pour que leur vie échappe aux sanies qui la dévoraient, je n’ai pas veillé à la lumière qui éclairait ma propre vie. A lutter contre les démons des autres, j’ai laissé les miens reprendre du terrain. Me voilà face à mes poisons, meurtrissures et amertumes, mais je n’ai pas de honte à dire que l’on doit toujours se préférer lorsqu’il s’agit de combattre son intime douleur ».

Tout comme ces femmes, le jeune médecin sonde le fond de son âme pour retrouver son être intime. Petit à petit, il parcourt le chemin qui la ramène vers la lumière. Désormais, il ne sera plus le même : « Je me sens riche, plus riche que jamais de tout ce que j’ai vécu ici. Je me sens rempli de force et de confiance, comme si j’étais dépositaire d’une parcelle d’éternité ».

                                  

La première fois que j’ai entendu parler de ce livre je me suis dit que le sujet était intéressant mais que l’atmosphère devait être plombante. Bref, j’avais peur de refermer ce roman avec le cafard. Mais ça n’a pas du tout été le cas, bien au contraire ! Les glorieuses résurrections, ce titre n’a pas été choisi par hasard ! Un formidable espoir et une incroyable foi en la vie se dégagent de ces pages. C’est sans doute parce que le jeune médecin sait écouter son cœur et son être intérieur qu’il trouve autant de force en lui. Une belle leçon de vie !

Les glorieuses résurrections est le premier roman d’Alice Dekker.

Lire l’avis de Clarabel.

DEKKER, Alice, Les Glorieuses résurrections, Arléa, 2007.

%d blogueurs aiment cette page :