Ce que l’on sème – Regina Porter

A travers le destin de deux personnages et de leur famille, Ce que l’on sème dresse un portrait des États-Unis, de l’immédiate après guerre à l’élection de Barack Obama. La petite et la grande histoire se croisent avec des évènements marquants tels que la ségrégation, la lutte pour les droits civiques ou la guerre du Vietnam. James Vincent, Agnès Muller et les leurs sont également confrontés à des questions de parentalité, d’infidélité, d’ascension sociale, d’homosexualité, de violence faite aux femmes, de drogue.

James Vincent est un brillant avocat new-yorkais d’origine irlandaise. Coureur de jupons,  issu d’un milieu chaotique, il a un fils, Rufus. Agnès Miller, elle, est d’origine afro-américaine. Elle se marie avec Eddie Christie pour fuir un évènement tragique et s’installe dans le Bronx. James et Agnès n’ont à priori rien en commun mais les interactions entre leurs familles sont pourtant nombreuses. Tellement nombreuses que l’on s’y perd. Malgré la liste des personnages située en début d’ouvrage, on finit par ne plus savoir qui est qui. Les allers-retours entre les époques et l’absence de chronologie n’aident pas non plus à se situer. Il faut certainement l’accepter ou être très concentré. Cela n’a pas été mon cas.

A l’image des photographies qui parsèment le roman, Regina Porter procède par flashs, par instantanés. Elle fait ainsi le lien entre les trajectoires de vie de James, Agnès, leurs enfants, leurs petits-enfants, leurs cousins, leurs amants et l’histoire des États-Unis. C’est intéressant mais trop foisonnant à mon goût. Cette déception liée à la forme est d’autant plus grande que le fond, la fresque américaine, avait tout pour me plaire.

PORTER, Regina, Ce que l’on sème, Gallimard, 2019.

5 réflexions sur « Ce que l’on sème – Regina Porter »

  1. Tu n’es pas la première à exprimer cette déception, pour des raisons similaires…. Du coup, je crois que je vais passer mon tour.

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