Charlotte et moi – Olivier Clert

Gus n’est pas très content d’avoir emménagé avec sa mère dans un nouvel appartement. Au premier étage, il y a une grosse dame qui ressemble à la tueuse de la série TV Flics. La voisine de palier, propriétaire du café-restaurant-épicerie du rez-de-chaussée et ancienne vedette culinaire du petit écran, prétend que cette femme, qui s’appelle Charlotte, a « un peu manqué d’air à la naissance ».

Dans un autre appartement, dont les volets sont fermés, il y a un évadé de prison recherché par la police. L’homme se cache. Obnubilé par la peur d’être repéré, il observe par l’œilleton ce qui se passe dans l’escalier. Personne ne sait que le logement est habité.

Tout ce petit monde vit replié sur lui-même et porte des jugements faciles sur les autres. L’autre, c’est bien connu, fait peur… jusqu’à ce qu’on apprenne à le connaître. Des hasards, des incidents -mineurs ou pas- vont venir bouleverser la vie de ces habitants et les obliger à se regarder différemment.

A l’image de cette première de couverture toute en rondeur et en douceur, Charlotte et moi est une vraie bulle de bonheur. Le trait d’Olivier Clert est splendide, la technique d’une maîtrise surprenante pour un premier ouvrage et la couleur attire l’œil. Impossible de ne pas ouvrir cet album quand on croise sa route !

Le scénario enchaîne les tranches de vie et laisse la part belle à la pudeur, à la sensibilité, à l’intimité, sans que les mots soient forcément nécessaires. Les personnages se révèlent au fil des pages, les masques tombent. Charlotte et Gus se découvrent un point commun ou plutôt, un rêve commun. Jusqu’où celui-ci les mènera t-il ? Si vous voulez le savoir, il vous faudra lire ce petit bijou. Quant à moi, j’attends sa suite avec impatience et les élèves à qui je l’ai fait découvrir aussi.

CLERT, Olivier, Charlotte et moi, Makaka Éditions, 2016.

    La BD de la semaine, c’est chez Stephie aujourd’hui.

25 pensées sur “Charlotte et moi – Olivier Clert”

    1. Mes élèves de 6ème aiment beaucoup alors je dirais 10-11 ans. Mais c’est aussi une BD pour adulte. Réussir à plaire à une public aussi vaste, quel talent !

      1. J’hesitais à l’offrir à une petite fille de 10 ans (assez mature et lectrice), tu valides? (Et bien entendu, je la lirai moi aussi!!)

          1. Je pense que oui alors. Au pire, si elle passe à côté de certaines choses, elle pourra toujours la relire plus tard.

    1. Moi aussi je la trouve magnifique cette première de couverture. Et les dessins à l’intérieur le sont tout autant.

    1. Ce sont les dessins qui m’ont attirée au départ mais le scénario n’a rien à lui envier. C’est une belle pépite !

    1. Je croyais que tu l’avais lu et que tu faisais partie de ceux chez qui je l’avais repéré. Quelle mémoire !

La parole est à vous !