Cinquante nuances plus claires – E. L. James

J’avais lu le premier et le deuxième tome à une vitesse phénoménale alors, dès sa sortie mercredi dernier, j’ai eu envie de découvrir le troisième volume de Fifty Shades même si je me doutais que j’allais être déçue. Si vous n’avez pas terminé cette trilogie et que vous avez l’intention de le faire, passez les lignes qui suivent sinon, vous risquez de gâcher le plaisir de la découverte. Je vous préviens tout de suite, il ne faut tout de même pas s’attendre à grand chose de nouveau dans ce troisième tome !

A la fin de Cinquantes nuances plus sombres, Christian et Ana décident de se marier. Cinquante nuances plus claires commence donc directement sur le voyage de noce en Europe à bord d’un magnifique bateau. Comme d’habitude, Ana ne peut s’empêcher de provoquer Christian en jouant avec ses nerfs de temps en temps et lui, bien entendu, veut toujours tout contrôler. A part quelques engueulades suivies de réconciliations grâce au sexe, les deux amoureux sont toujours dans leur bulle et profitent pleinement du luxe dans lequel ils vivent.

L’incendie de la salle des sevreurs de l’entreprise de Christian vient tout de même ternir un peu leur bonheur. D’autant qu’à leur retour aux États-Unis, les choses ne s’arrangent pas. Une sécurité renforcée, une menace pesante au sujet de laquelle le lecteur n’a que très peu d’informations -tout comme Ana d’ailleurs !-, une course poursuite en voiture et un kidnapping apportent un peu de suspens mais, soyons honnête, on sait d’avance comment tout cela va se terminer.

Ce troisième tome, c’est vraiment le monde des bisounours! Comme dans les contes de fées, Christian et Ana se marient, vivent heureux et ont beaucoup d’enfants. Lui, réussit comme par miracle à résoudre ses problèmes psychologiques grâce à sa femme et elle s’efforce de comprendre son pauvre mari qui n’a pas eu de chance pendant son enfance. C’est puritain, plein de bons sentiments !

Et puis si nos deux amoureux exercent tous les deux des jobs intéressants ne vous attendez pas à apprendre quoi que ce soit à ce sujet. Le propos n’est pas là. Dommage car cela aurait peut être donné un peu de consistance aux deux personnages…

En parlant de consistance, ce n’est pas l’éclairage -certes intéressant- qu’apporte Christian sur sa première relation sadique et sur sa rencontre avec Anna qui permet de satisfaire le lecteur. On a son point de vue mais finalement, cela ne nous apprend rien de nouveau…

Côté sexe, ils ne faut vraiment pas grand chose pour éveiller au désir d’Ana et de Christian, ils sont toujours frais, dispos et excités même après une journée de boulot ou une course poursuite effrayante en voiture, ils font toujours l’amour de multiples fois dans la journée, jouissent à chaque fois en même temps, etc. J’espère que les ados qui liront ce livre ne se diront pas que c’est ça la sexualité sinon, ils risquent d’être terriblement déçus… ou mal dans leur tête par rapport à ça, c’est au choix.

Et puis, il y quelques choses qui m’a un peu énervée à force, c’est ce luxe indécent dans lequel Ana et Christian vivent. Ils n’ont jamais à se soucier de rien, il y a toujours du personnel pour s’occuper de leur moindre désir. Le matin, ils ne se font même pas leur petit-déjeuner, ils n’ont qu’a claquer des doigts pour que leur chauffeur les emmène n’importe où, Christian offre un magnifique bijou à Ana pour son anniversaire mais aussi une voiture hors de prix, ils achètent une maison comme on achéterait un jean, etc. Je veux bien croire que certaines personnes fortunées vivent ainsi mais bon…

Je vais être honnête, j’ai tout de même lu les quelques 600 pages en trois jours et je n’avais pas envie de lâcher le livre avant de l’avoir terminé. La curiosité sans doute. L’envie de savoir comment cette histoire se termine. Et aussi mon petit coeur d’artichaut qui a toujours tendance à fondre devant les histoires d’amour, que ce soit au cinéma ou en littérature (je ne peux pas écrire ce mot en parlant de ce livre !) dans les livres.

JAMES, E. L., Cinquante nuances plus claires, J.C. Lattès, 2013.

16 pensées sur “Cinquante nuances plus claires – E. L. James”

  1. Tu es allée au bout alors que si je me souviens bien tu ne pensais même pas t’y coller à cette trilogie. Comme quoi, il y a parfois de belles surprises (mis à part le fait que ce dernier volume est dans l’ensemble décevant si je comprends bien).

  2. En même temps je me doutais un peu de cette fin rose bonbon, pour moi on est là dans le domaine des Harlequins très hot… Mais j’ai quand même envie de lire le premier tome (et puis, tu l’avoue toi même tu l’as tout de même dévoré :0)

  3. Bonjour saxaoul, Mme E. L. James sait passionner son lectorat, c’est bien. Je ne porte aucun jugement, je n’ai lu aucun des trois tomes, pas vraiment tentée.. Bonne après-midi.

  4. Comme le premier commentaire, c’est vrai qu’à travers les livres qui font un tabac actuellement je trouve souvent qu’il y a du copier coller avec les « harlequins » que j’ai lu un peu lors de ma jeunesse. Sinon pour l’instant je n’ai pas encore fini le premier, et l’on verra pour les deux autres. Mais pourquoi donc ça plait tant ce livre ? Peut être un gout que nous avons oublié ou que nous aimerions goûter ? De la chair fraîche !

La parole est à vous !

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