Colombe sous la lune – Laurence Campa

Colombe sous la lune. C’est la poésie du titre qui m’a donné envie de lire ce roman. Pour la petite histoire, j’ai fait partie du comité de lecture de la rentrée littéraire de Cultura. Quand je suis allée choisir mon premier livre, j’ai emprunté celui-ci à l’aveugle ou presque. Pas de quatrième de couverture, pas de fiche de service de presse, une auteure qui m’était inconnue. Après un feuilletage très rapide, je savais juste qu’il était question de la Première Guerre mondiale. Un sujet intéressant donc mais tant de livres ont été publiés sur cette période de notre histoire qu’il est difficile de se démarquer.

Dans Colombe sous la lune, Laurence Campa mêle le rêve à la réalité, la poésie à l’horreur. Eugène Thomas, le personnage principal, tente de supporter comme il peut la vie au front. Comment ne pas devenir fou quand on voit ses camarades mourir d’un coup de baïonnette ou sous une pluie d’obus ? Comment ne pas perdre la tête quand on vit dans la boue, au milieu des rats, la faim collée au ventre ?

Eugène observe le ciel depuis l’étoile de mer, le secteur dans lequel il a été affecté. Des tranchées situées en première ligne, au plus près des combats. Certains soirs, l’horizon s’embrase et la beauté se mêle à l’enfer. Le jeune homme sert alors le scarabée de sa grand-mère qu’il garde précieusement au fond de sa poche et convoque le souvenir de Colombe, cette jeune fille qu’il a rencontrée avant de devancer l’appel, de s’engager. Ses souvenirs lui permettent d’échapper un moment à la triste réalité de ce qu’il est devenu. La jeune femme ne semble pas partager les sentiments qu’il éprouve pour elle mais qu’importe.

Dupray, l’ami d’Eugène, rêve de Séléné. L’homme se confie peu mais on découvre tout de même que c’est une artiste mystérieuse qui l’a mené par le bout du nez et dont il n’arrive pas à se défaire. Au front, Eugène, Dupray, Félix, Dupuy et les autres parlent rarement du passé, que celui-ci ait été heureux ou pas d’ailleurs… Mais cela ne les empêche pas de nouer des liens solides qui se passent de mots.

Il n’y a pas pire horreur que ce qu’ils ont vécu mais je suis malheureusement restée assez distante par rapport à cette tragédie. L’écriture, pourtant maîtrisée et parfois même poétique, m’a laissée de marbre. On referme le roman sans savoir qui sont réellement Eugène et ses compagnons d’infortune, ce qui fait que je n’ai pas réussi à m’attacher à eux. J’ai lu Colombe sous la lune sans déplaisir mais sans réel plaisir non plus !

CAMPA, Laurence, Colombe sous la lune, Stock, 2017.

13 réflexions sur « Colombe sous la lune – Laurence Campa »

  1. Bon, je ne le note pas mais je voulais te dire que j’adore voir les photos de Porto sur le coté de ton blog quand je viens lire tes billets 😀 (je suis la reine du commentaire hors sujet n’est-ce pas ?)

    1. Tu fais bien de me le dire car je pensais les supprimer complètement ou les remplacer par d’autres photos de voyages. L’année dernière je suis allée à Madère et je n’en ai même pas parlé….

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