Communardes ! : L’aristocrate fantôme – Lupano et Jean

Après Les éléphants rouges il y a quelques semaines, je poursuis ma découverte de la série Communardes avec un nouvel opus : L’aristocrate fantôme. Le contexte est toujours celui de la Commune de Paris et le principe est de mettre en avant l’engagement des femmes durant cette période de l’histoire de France.

Nous suivons donc le parcours d’Elisabeth Dimitrieff, une aristocrate russe envoyée par Karl Marx dans la capitale française en tant qu’observatrice. La jeune femme prend très vite la tête de « L’union des femmes pour la défense de Paris et l’aide aux blessés ». Assoiffée de justice, elle n’hésite pas à prendre les armes et affiche des convictions parfois bien plus radicales que celles des hommes. A tel point que certaines femmes, estimant qu’elle va trop loin, quittent son mouvement.

Si Victorine, la petite héroïne de Les éléphants rouges est attachante (on la retrouve d’ailleurs avec sa mère dans un ou deux passages de L’aristocrate fantôme), c’est nettement moins le cas de la mystérieuse Elisabeth Dimitrieff. On ne sait pas trop d’où elle vient ni qui elle est réellement. La scénario de Wilfrid Lupano enchaîne les péripéties là ou un développement plus long s’avérerait nécessaire. Cela dessert malheureusement l’album qui reste tout de même intéressant, ne serait-ce que parce qu’il met en avant un aspect méconnu de la Commune de Paris.

Le dessin d’Anthony Jean est  magnifique, à l’image de cette première de couverture qui attire l’œil. Alors que Les éléphants rouges est signé Lucie Mazel, on retrouve une unité -au niveau de l’ambiance notamment- et je trouve cela incroyable. Il ne me reste plus qu’à découvrir Nous ne dirons rien de leurs femelles pour me faire un avis définitif sur cette série.

LUPANO, Wilfrid, JEAN, Anthony, Communardes ! : L’aristocrate fantôme, Vents d’Ouest, 2015.

    La BD de la semaine c’est chez Noukette aujourd’hui !

27 pensées sur “Communardes ! : L’aristocrate fantôme – Lupano et Jean”

    1. Je chronique quasiment tout ce que je lis. J’ai une mémoire de poisson rouge et rien en m’énerve plus que de savoir que j’ai lu un livre et de ne plus me souvenir ni du contenu ni de ce que j’en ai pensé.

    1. Tu retrouves des personnages d’un tome à l’autre mais tu peux les lire dans l’ordre que tu veux. Je crois que j’ai lu une critique dans laquelle il était écrit le contraire mais j’avoue ne pas avoir compris pourquoi…

  1. Je suis allée vérifier sur mes étagères après la lecture de ton billet… J’ai celui de Fourquemin qu’il faut que je découvre après avoir été séduite par celui de Mazel. Celui-là viendra ensuite…

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