Des souris et des hommes – John Steinbeck

Je voulais découvrir ce classique de la littérature américaine, paru en 1937, depuis un long moment. De Steinbeck, je n’avais lu jusqu’ici que Les raisins de la colère, à l’adolescence. Je ne me souviens plus vraiment de l’histoire mais je sais que je l’ai dévorée à l’époque. C’est le billet de Sandrine qui m’a donné envie de découvrir Des souris et des hommes en version audio et de poursuivre ainsi ma découverte de l’auteur.

Dans ce court roman (3h20 d’écoute), il est question de deux hommes qui travaillent comme saisonniers dans les fermes de Californie. Ils sont exploités et n’ont pas de famille mais, eux au moins, ils sont tous les deux et espèrent un jour avoir leur propre lopin de terre. Lennie aimerait élever des lapins. Intellectuellement déficient, il aime caresser les choses douces mais ne se rend pas compte de sa force. Georges s’efforce de veiller sur lui et de le protéger. Il cache son handicap et répond à sa place quand il le peut. Quand les employeurs voient Lennie travailler, ils sont heureux car il possède une force physique incroyable. Le problème, c’est qu’il finit toujours par faire des bêtises. Il n’est pas comme les autres et ne se rend pas compte de ce qu’il fait… Pour Georges, c’est une réelle difficulté de gérer cette situation. Malgré tous les reproches qu’il fait à Lennie, on sent qu’il est attaché à lui et ne veut pas le laisser tomber.

Des souris et des hommes est un roman à la fois triste et réaliste. Dès le début, on se doute que l’histoire de Lennie et Georges se finira mal. Une certaine tension se dégage au fil des pages. L’univers des ranchs est rude et l’auteur le décrit avec objectivité, sans laisser la place aux sentiments. La misère et la bêtise sont tout le temps présentes. La méchanceté aussi. Les êtres humains ne sont pas tendres entre eux et n’acceptent pas la différence. Et ce n’est pas le dénouement qui dira le contraire…

STEINBECK, John, Des souris et des hommes, Gallimard, 2004. Lu par Lorant Deutsch, Bernard-Pierre Donnadieu, Jacques Gamblin, Jean-Yves Berteloot, Nathalie Bienaimé, Loïc Houdré, Roger Jacquet, Jean-Claude Leguay, Pascal N’Zonzi, Christophe Reymond et Michel Robin

14 pensées sur “Des souris et des hommes – John Steinbeck”

  1. J’ai lu ce roman il y a plusieurs années et je l’avais trouvé magnifiquement triste. « Les raisins de la colère » sont dans ma LAL depuis longtemps mais j’avoue que la taille de ce pavé me fait un peu peur…

La parole est à vous !

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