Ecrire ou pas ?

© Julien Ribot

Souvent, le lundi, je participe à l’atelier d’écriture de Leiloona. Après avoir longuement hésité, j’ai décidé qu’aujourd’hui, je ne le ferai pas, ou du moins pas comme d’habitude.

La liberté d’expression a été touchée en plein coeur mercredi dernier et j’ai la chance de pouvoir encore m’exprimer. Je devrais donc prendre ma plume mais j’en suis incapable. Je n’aime pas réagir dans l’émotion, me livrer à chaud. Je ne suis jamais à l’aise dans ce genre de circonstances. Quand j’aurai digéré tout ça, les mots viendront peut être mais ils me paraîtront toujours bien fades… 

Certaines choses sont encore confuses dans mon esprit. J’ai besoin de réfléchir, de prendre du recul. Pas par rapport à l’évènement en lui-même, bien entendu. Mais par rapport à toutes ces réactions que je ne peux pas comprendre, par rapport à notre société, à notre avenir.

Je passe mon temps sur les réseaux sociaux, je lis des articles de fond sur les sites des journaux, j’écoute France Inter. Et je cogite, j’essaie de comprendre, d’exercer mon esprit critique. Je ne vous livrerai rien de mes réflexions ici. Je n’ai pas envie de faire débat ou polémique. Et puis, la question est beaucoup trop complexe pour être réduite à un simple billet de blog.

En attendant, je vais essayer de continuer à faire de mon mieux au travail pour former de futurs citoyens éclairés. Notre tâche est immense et loin d’être aisée mais d’une importance capitale.

12 réflexions sur « Ecrire ou pas ? »

  1. Merci. Aujourd’hui, je rencontre la fille d’un déporté. Je crois que ces mots vont prendre un sens différent et j’espère que les élèves vont se sentir encore plus concernés.
    La vie continue alors bonne journée à toi.

  2. J’ai bien failli ne rien écrire non plus ce matin. Je trouvais mes mots bien fades et d’une grande banalité. J’ai quand même maintenu mon texte en ayant l’impression de n’avoir pas su rendre hommage à ceux qui sont morts la semaine dernière. J’aurais aimé écrire quelque chose de fort ou de drôle et j’aurais voulu le faire sous le biais de la fiction. Je me retrouve donc parfaitement dans ton texte.

  3. c’est pourquoi j’ai pris le contre pied…
    pas facile de former des « citoyens éclairés » quand on voit comment certains ont réagit à la minute de silence …
    courage !

  4. Ta mission est primordiale. mais tu n’es pas seule : nous avons tous une part à jouer dans cette mission, éclairer les générations à venir… ENSEMBLE.
    merci pour ton texte qui me parle beaucoup. bon courage !

  5. Ce que tu ressens est normal, tu as pris la bonne décision pour cet atelier… l’écriture reviendra plus tard. J’ai l’impression de mon côté qu’aucun texte ne pouvait être à la hauteur de toute façon.

La parole est à vous !

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