Garde-corps – Virginie Martin

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Gabrielle Claire n’a même pas 12 ans lorsqu’elle se fait violer par Patrick, un élève de son collège. Le roman s’ouvre sur cette scène d’une violence extrême. La jeune fille ne dit rien et encaisse les humiliations des autres. Parce que bien entendu, le violeur se vante… Les parents de l’adolescente, trop préoccupés par eux-mêmes, ne voient rien, comme d’habitude.

Des années plus tard, Gabrielle Claire est devenue ministre de la République. Ambitieuse, conquérante, assoiffée de revanche, elle surmonte les obstacles les uns après les autres. Encaisser les coups, travailler toujours plus, élaborer des stratégies pour ne pas se faire doubler, elle sait faire. Mais ce viol la hante. Le récit enchaîne les allers-retours entre le passé et le présent. Il montre comment le caractère de Gabrielle et son rapport aux hommes sont liés à l’acte destructeur de son adolescence.

Écrit dans un langage direct et cru, Garde-corps ne laisse aucune place à la profondeur, à l’analyse ou à la subtilité. Politologue, Virgine Martin sait de quoi elle parle. Ce qu’elle raconte au sujet des rapports humains dans le milieu politique correspond malheureusement à la réalité. Son roman aurait dû m’intéresser. Le ton employé m’a malheureusement empêchée d’être touchée par la vie de Gabrielle Claire.

MARTIN, Virginie, Garde-corps, Lemieux Éditeur, 2016.

14 pensées sur “Garde-corps – Virginie Martin”

    1. Le personnage principal est effectivement très froid. C’est peut être la seule façon pour elle de réussir à surmonter ce qu’elle a vécu. Du coup, une distance s’instaure aussi avec le lecteur.

  1. J’ai laissé tomber ce 1er roman, en plein milieu de la lecture (ce qui m’arrive peu !). Mais rien, impossible de le lire, le style sans doute, trop cru enfin trop … je ne sais pas bien !

  2. Quand tu écris « Écrit dans un langage direct et cru, Garde-corps ne laisse aucune place à la profondeur, à l’analyse ou à la subtilité », je trouve que tu est un peu en contradiction avec la phrase suivante « Politologue, Virgine Martin sait de quoi elle parle ». Oui, elle sait bien de qui elle parle. C’est pourquoi le ton reflète la violence de ce milieu et son analyse est pertinente. J’ai beaucoup aimé et conseille ce premier roman http://urlz.fr/4oTs

    1. Le ton reflète le violence du milieu, je suis d’accord mais cela empêche un grand nombre de lecteur d’apprécier ce roman. Tout comme l’absence d’analyse du comportement de l’héroïne et le manque de profondeur psychologique. L’auteur connait le milieu dont elle parle et le propos est intéressant mais c’est sur la forme que je n’adhère pas.

La parole est à vous !