« Ginsberg et moi » de Frédéric Chouraki

Quatrième de couverture :

« Paris, années 90. Simon Glückmann est
gay, il a grandi et vit dans le Marais. Prédicateur stagiaire à la
synagogue du Temple, pigiste intermittent pour une revue féministe
radicale, il écume les lieux de débauche entre deux carpes farcies avec
amour par sa mère. Son cœur sec est tiraillé entre sa colocataire,
Chardonnay, évanescente institutrice en mal d’enfant, et Samuel
Rosenblatt, comédien rouquin amoureux de Woody Allen.

Sa vie bascule à la faveur d’une
rencontre improbable avec Allen Ginsberg, le poète de la beat
generation, dans un sauna spécialisé. Ensemble, ils ne tardent pas à
former le couple à la mode dans le Marais. Mais le barde aux faux airs
de messie défroqué est-il à la hauteur de sa légende ? And the Beat
goes on ? S’ensuit un curieux marché de dupes où l’on croit possible de
troquer une jeunesse stérile contre les oripeaux du mythe. Pour Simon,
c’est l’occasion d’un roman d’apprentissage pas très catholique sur un
joyeux air de klezmer. Mazel tov !
« 

Sexe, drogue, débauche, détournement des codes religieux juifs, interprétation très personnelle des textes sacrés par le héros, Simon : Ginsberg et moi est vraiment un roman anticonformiste. Le langage est souvent cru, les chapitres courts, le rythme soutenu, bref c’est un livre avec lequel on ne s’ennuie pas.
Oui, mais voilà, je n’ai pas vraiment accroché. Pour plusieurs raisons sans doute : je n’ai aucune connaissance en matière de culture juive et les références y sont nombreuses, le texte est sans doute un peu trop loufoque pour mon esprit rationnel et Simon est une personnage vraiment trop égoïste et ingrat avec son entourage à mon goût.

Un petit extrait, à prendre avec du recul bien entendu, mais qui m’a fait beaucoup rire :

« Pressé par Chardonnay de lui décrire les ressorts « de l’amour qui n’ose pas dire son nom », il avoue, un peu gêné, ne considérer ses partenaires que comme des corps avec organes, objets doués de chaleur, de fluides et d’orifices. Ainsi, loin de tempérer ses ardeurs, la vision blasphématoire du vieillard en position animale ne fait qu’exacerber son désir de luxure. Samuel l’aide, un temps, à assouvir cette terrible fringale, mais Simon, habitué à changer de monture à chaque saut de haie, préfère poursuivre son exploration des bas-fonds ». (p.55).

Je remercie Babelio et les Éditions du Seuil qui m’ont offert ce livre dans le cadre de l’Opération Masse Critique. C’est la deuxième fois que j’y participe et je dois dire que c’est vraiment très bien organisé !

CHOURAKI, Frédéric, Ginsberg et moi, Seuil, 2008.

8 pensées sur “« Ginsberg et moi » de Frédéric Chouraki”

  1. @Leiloona : 6h32, horaire du post de ce commentaire : que tu es matinale !
    Tu n’as pas reçu un mail de babelio te demandant si tu avais reçu ou non ton livre la semaine dernière?
    Sinon, n’hésite pas à les contacter.

La parole est à vous !

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