Juste avant le bonheur – Agnès Ledig

Julie élève seule son fils, unique rayon de lumière dans un quotidien fait de difficultés… Remplir leur deux assiettes devient de plus en plus compliqué à chaque fin de mois. Le moteur de la voiture risque de casser à tous moments parce qu’il faut changer la courroie de distribution et qu’un salaire de caissière ne suffit pas pour payer une telle facture. Ne parlons donc pas de sorties ou de vacances….

Pourtant, une fée prénommée Paul va se pencher sur la caisse de Julie. Ce jour là, la jeune femme a les larmes aux yeux parce qu’une collègue lui a volé 50€. Elle ne peut ni la dénoncer ni rembourser une telle somme alors son patron en profite pour lui faire du chantage. Même une erreur de quelques centimes dans la caisse provoque un incident grave avec lui…

Paul invite Julie au restaurant; Julie hésite -elle ne le connaît pas- puis finit par accepter parce qu’elle a faim et peut être aussi parce qu’elle a envie de croire que le bonheur est encore possible. De fil en aiguille, elle finit par aller passer quelques jours de vacances en Bretagne avec cet homme âgé de trente ans de plus qu’elle. Bien entendu, elle emmène Lulu avec elle. Le petit garçon voit la mer pour la première fois… Et le fils de Paul, un médecin au bout du roulot, fait aussi partie de cette équipée improbable.

Tous ces personnages cabossés par la vie vont apprendre à se connaître, à s’écouter et à s’entraider.

Le temps d’un trajet en voiture entre la côte Sud des Landes et la Normandie, j’ai dévoré les pages de ce roman. Juste avant le bonheur fait partie de ces livres  difficiles à résumer. On a envie de tout dire mais il ne faut pas le faire par risque de gâcher le plaisir des futurs lecteurs. Sachez tout de même qu’un évènement majeur se produit au moment où on s’y attend le moins. L’histoire prend alors un tournant important et le lecteur n’a plus qu’à sortir ses kleenex. Mais heureusement, Agnès Ledig a le don pour faire surgir la lumière des ténèbres et rendre ses personnages optimistes malgré tout. La tendresse et l’attention sont au rendez-vous, tout comme l’humour et l’émotion.

Par certains aspects, Juste avant le bonheur m’a fait penser à Ensemble c’est tout d’Anne Gavalda. Les personnages sont malmenés par la vie mais ils sont tellement humains qu’on leur tendrait bien la main et qu’on ne serait pas contre partager un bout de chemin avec eux. Autre point commun entre ces deux livres, on les referme avec le sourire aux lèvres.

LEDIG, Agnès, Juste avant le bonheur, Albin Michel, 2013.

10 pensées sur “Juste avant le bonheur – Agnès Ledig”

  1. Je suis très contente de lire ton avis si positif car j’avais aussi doute et appréhension avec cette idée préconçue de pathos à la pelle! Il est en tête de gondole dans la petite biblio que je fréquente et le prendrai à la prochaine permanence.

  2. Tu en parles d’une très jolie façon et en plus ça tombe bien parce qu’il est dans ma PAL :0) J’avais tellement aimé son premier roman que je ne pouvais qu’être tentée par celui ci. Je ne me rappelle plus si tu l’avais lu ?! (« Marie d’en haut »)

La parole est à vous !

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