« Kivousavé » : princesse japonaise ou pute ?

Quand la narratrice était petite et qu’elle entendait sa grand-mère -« la vieille »- parler de « qui vous savez » avec ses copines venues prendre le thé à la maison, elle pensait qu’il s’agissait d’une princesse japonaise et que ça s’écrivait « Kivousavé ». Mais en grandissant, elle a bien vite compris de qui on parlait. Kivousavé, c’est sa mère qui est partie sans laisser d’adresse quand elle avait deux ans. Son père et sa grand-mère lui on fait croire pendant longtemps qu’elle était morte mais ce n’était pas vrai.

Pourquoi est-elle partie ? Pourquoi sa grand-mère la surnomme la pute ? Que s’est-il passé ? Pourquoi la vieille est-elle si méchante ? C’est un vrai mystère…

La narratrice essaie de trouver des réponses mais tout cela n’est pas facile quand on vit  dans un endroit qui ressemble à une prison et qu’on a un père faible et lâche qui obéit aux ordres de sa mère sans broncher, même quand ces ordres vont à l’encontre du bien-être de sa propre fille.

Un roman sur le thème du secret de famille -encore et toujours dévastateur…- de la recherche des origines, de l’adolescence, de l’amour. Un roman qui devrait plaire aux adolescents et surtout aux adolescentes de fin de collège ou de lycée.

Une histoire dans laquelle j’ai eu un peu de mal à rentrer puis, finalement, je l’ai dévorée jusqu’à la fin. Le dénouement laisse quelques questions en suspens mais finalement, ce n’est pas plus mal que ce ne soit pas « tout est beau dans le meilleur des mondes… ».

HAMMER, Béatrice, Kivousavé, Éditions du Rouergue, 2008.

7 réflexions sur « « Kivousavé » : princesse japonaise ou pute ? »

  1. Un roman que j’ai lue il y a des années, il avait déjà paru en littérature adulte. Je me rappelle de la couverture dans les tons gris avec un chien. Il faudrait que je regarde dans mes vieux carnets si je retrouve l’année. Je me rappelle l’avoir trouvé très amer…

  2. @l’or des chambres : je ne savais pas qu’il avait été publié dans une collection pour adultes. C’est une histoire amère, en effet, mais je trouve qu’il y a beaucoup de positif quand même puisque la narratrice arrive à prendre du recul par rapport à son père et à sa grand-mère en prenant son indépendance.

La parole est à vous !

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