« La déclaration » De Gemma Malley

« Mon nom est Anna et je ne devrais pas être là. Je ne devrais pas exister. Pourtant j’existe.« . Voici les premières phrases de La Déclaration.

Anna n’aurait pas dû naître. Ses parents n’ont pas respecté la loi selon laquelle les adultes renoncent à avoir des enfants en échange de l’immortalité. Depuis qu’elle a été trouvée par des Rabatteurs vers l’âge de 2 ans et demi, la jeune fille est devenue un Surplus et vit dans le foyer de Grange Hall où elle doit travailler très dur pour racheter la faute de son père et de sa mère.

Là bas, les Surplus subissent les pires atrocités et étudient pour devenir les esclaves des Légaux qui ont le droit à la Longévité. Anna a tout oublié de son passé. Elle est tellement endoctriné que désormais, elle déteste ses parents. C’est un bon Surplus et si tout va bien, dans six mois, elle sera placée dans la maison d’un légal pour faire toutes les corvées.

Un jour, un nouveau Surplus qui semble savoir beaucoup de choses sur elle arrive au foyer. La mécanique si bien huilée par Mrs Pincent, le responsable de Grange Hall, semble s’enrayer. Anna commence à se poser des questions et l’ordre habituel qui règne dans ce lieu atroce est perturbé.

                                        

La déclaration est un roman captivant dans lequel le suspens est maintenu jusqu’au bout. Comme  tous les livres de science fiction, il a aussi une dimension réflexive. Il pose la question des conséquences de nos actes pour les générations futures : grâce à une pilule « magique » les adultes ne meurent plus mais les ressources de la Terre ne sont pas inépuisables. La jeune génération doit-elle subir les choix égoïstes des adultes et renoncer à la vie pour leur permettre de vivre des jours heureux… et éternels ?

Ce roman montre également jusqu’où peut aller l’endoctrinement et comment il est facile de réduire quelqu’un à l’esclavage quand on le coupe du monde extérieur dès le plus jeune âge. Heureusement, il y a toujours des gens pour résister et combattre le système. Dans cette histoire, c’est Peter, un adolescent remarquable par son courage, qui est porteur d’espoir et essaie d’entraîner Anna dans son sillage.

La Déclaration plaira, je l’espère, aux ados à partir de 13-14 ans. Dommage que le titre du livre soit écrit en rose sur la première de couverture. On comprend pourquoi au fil des pages mais au départ on pense à « déclaration d’amour ». Ce genre de « détail » peut faire passer toute une partie du lectorat à côté d’un bon roman…

Lire l’avis de Clochette, de Stéphanie, de Clarabel, d’Olga, de Cuné, et j’en oublie certainement…

MALLEY, Gemma, La Déclaration L’Histoire d’Anna, Naïve, 2007.

7 pensées sur “« La déclaration » De Gemma Malley”

  1. Je n’ai encore lu aucun roman de SF.On m’a conseillé 2 titres en littérature ados :  » Le passeur » De Lowry et « No pasaràn ,le jeu » de Lehman (plus fantastique que SF, je crois).
    Je n’ai pas encore eu le temps de me plonger dans ces 2 livres. « La déclaration » à bonne presse sur la blogosphère et ton article a brisé mes dernières résistances.Je note! Je trouve la première de couverture très réussie : le fait de ne pas voir le visage du personnage, sa position, le titre (même en rose! ), les ailes de papillon?…intriguent.

La parole est à vous !

%d blogueurs aiment cette page :