La guerre des Lulus 3 : 1916 : Le tas de brique – Hautière et Hardoc

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Après avoir passé les années 1914 et 1915 seuls sans adulte et en pleine nature alors que la guerre fait rage autour d’eux, les Lulus tentent d’échapper une nouvelle fois aux allemands en marchant dans la forêt.

Ces quatre garçons sont séparés de leurs camarades de l’orphelinat depuis que l’ordre d’évacuation a été donné à Valencourt, leur village. Ils ont fait le mur pour se construire une cabane et se sont malheureusement retrouvés du mauvais côté de la ligne de front. Une fille les a rejoint à la fin du premier opus. Ils sont donc désormais cinq enfants dont le prénom commence par la syllabe « Lu » d’où leur surnoms de Lulus.

Après plusieurs jours de marche et quelques péripéties, ils se retrouvent au familistère de Guise, un ensemble de bâtiments crées par l’industriel Godin et dans lequel de nombreuses familles vivent ainsi que des allemands qui ont réquisitionné le rez-de-chaussé et le premier étage. La pénurie sévit et les Lulus doivent faire très attention  pour ne pas se faire repérer.

C’est avec un réel plaisir que j’ai découvert les nouvelles aventures de ces cinq enfants débrouillards. Toujours aussi riche en rebondissements, le scénario nous entraîne cette fois-ci à la découverte du familistère Godin, du nom de celui qui a inventé cette expérience de vie communautaire au XIXème siècle. Ce lieu riche en enseignements se visite d’ailleurs aujourd’hui. Il est situé dans l’Aisne.

Les expressions des visages ainsi que les plans larges que ce soit de la nature, des bâtiments ou de l’intérieur sont une réelle réussite. Quant aux dialogues en ch’ti, c’est un vrai délice même pour ceux qui ne sont pas natifs de la région.

La fin ouverte laisse présager le pire et on referme la bande dessinée en tremblant pour les Lulus. Vivement le prochain tome !

HAUTIERE, Régis, HARDOC, La guerre des Lulus : 1916 : Le tas de brique, Casterman, 2015.

19 pensées sur “La guerre des Lulus 3 : 1916 : Le tas de brique – Hautière et Hardoc”

    1. Moi, j’ai beaucoup aimé toute la période où ils sont dans le familistère. Ce lieu attise ma curiosité et j’aimerais bien le visiter un jour.

    1. C’est vrai que c’est pas mal non plus de découvrir tout à la suite. C’est ce que j’ai fait pour Magasin Général et c’est un vrai régal !

La parole est à vous !