La joueuse d’échecs -Bertina Henrichs

Eleni est femme de chambre dans un hôtel, sur l’île de Naxos, en Grèce. Un jour, elle découvre un échiquier dans la chambre d’un couple de clients français et, sur le moment, elle n’imagine pas que ce jeu va prendre une si grande importance dans sa vie. Alors que Panis, son mari,  joue au trictrac comme tous les hommes de l’île, Eleni décide de lui offrir un jeu d’échec pour son anniversaire. Ce dernier, surpris, le range dans un coin. Au bout de quelques temps, Eleni, décide de l’utiliser pour faire des parties contre la machine, en cachette de son entourage. Pour progresser, elle affronte Kouros, son ancien professeur. Mais très vite, le bruit se répand sur l’île et Panis devient la risée de tout le monde. Jusque là, Eleni était une femme bien comme il faut qui respectait les coutumes et les convenances de l’île. Une telle passion n’est pas admissible. On prend Eleni pour une folle et Panis se fâche. Les deux époux en sont arrivés au point de ne plus se parler. Eleni aimerait bien que les choses changent mais sa passion la dévore et elle ne peut s’empêcher d’apprendre les stratégies des manuels d’échecs. Elle est prête à n’importe quoi pour se rendre chez Kouros, son fidèle adversaire.

Voilà un roman qui trainait dans ma PAL depuis trrrrrrrrrrès longtemps. Depuis, le début de ce blog ou presque… A l’époque, j’allais sur un site de troc de livres. C’était pas mal d’ailleurs mais depuis le site a fermé et je n’en connais pas d’autres. Dommage !

Bref, je ne suis pas là pour raconter comment les livres arrivent chez moi mais pour vous parler de La joueuse d’échecs. J’ai beaucoup aimé l’histoire de cette femme qui s’émancipe petit à petit et qui trouve une fenêtre de liberté dans son quotidien monotone grâce aux échecs. L’écriture, simple et fluide, permet une lecture agréable même pour ceux qui n’y connaissent rien à ce jeu. Je regrette cependant que l’histoire ne soit pas un peu plus longue et un peu plus fouillée. Le dénouement est formidable mais j’aurais aimé en savoir un peu plus sur les réactions des habitants de l’île et de l’entourage d’Eleni. De plus, certains personnages secondaires mériteraient de prendre plus d’importance et quelques questions sont restées pour moi sans réponse. A quelle époque se déroule ce roman ? Pourquoi est-ce si mal vu de jouer aux échecs ? Pourquoi est-ce un symbole de l’émancipation ?

160 pages, c’est bien mais 300 ça aurait été beaucoup mieux !

HENRICHS, Bertina, La joueuse d’échecs, Liana Lévi, 2005.

8 réflexions sur « La joueuse d’échecs -Bertina Henrichs »

  1. J’ai vu le film avec Sandrine Bonnaire, qui ne se passe pas en Grèce d’ailleurs, je l’avais beaucoup aimé, et la montée en puissance de l’assurance de cette femme est très bien décrite, elle m’avait touchée.

  2. Je n’ai pas lu le livre, mais j’ai vu le film que j’avais aimé. Ce n’est peut-être pas tant le jeu d’échecs qui pose problème, que le fait que la narratrice ne se dévoue plus entièrement corps et âme à son homme et à son foyer, seule place tolérable pour les femmes dans cette société là.

  3. @Fleur : je n’ai pas vu le film mais il me tente beaucoup !
    @antigone : c’est vrai que dans le roman on sent qu’elle prend confiance en elle petit à petit mais elle doute aussi beaucoup.
    @Aifelle : oui, je suis d’accord avec toi mais dans le roman ce n’est pas vraiment présenté comme ça. Ce sont les échecs qui semblent poser problème au départ puisqu’elle tente de ne rien faire paraître au quotidien. Elle continue à gérer la maison comme d’habitude.

  4. J’ai adooooorée le livre… Comme toi j’ai beaucoup aimé ce personnage féminin qui s’émancipe avec cette passion… Et ce décor, ahhhh la Grèce et son soleil, miam….
    Maintenant je n’ai plus qu’à voir le film, vivement, vivement…. Je crois qu’il est déjà en DVD,je m’en vais vérifier ça !
    Bises

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