La mémoire des murs – Tatiana de Rosnay

Pascaline, une informaticienne de 40 ans, emménage rue Dambre à Paris dans un appartement qui correspond exactement à ce qu’elle recherche. Divorcée depuis peu, elle aspire au calme et à la tranquillité. Le jour de son arrivée dans le petit deux pièces, sa collègue de bureau vient l’aider à monter une armoire. Très rapidement, Pascaline se sent mal. Elle a la nausée, devient blanche et frissonne. La fatigue sans doute… Sa collègue termine le travail seul.

La première nuit de Pascaline dans l’appartement se passe mal. Elle n’est pas inquiète, ça lui arrive de temps en temps d’avoir des insomnies quand elle dort dans un endroit inconnu. Mais les nuits suivantes ne sont pas meilleures et la narratrice se rend compte qu’au bureau, tout va bien. C’est quand elle rentre chez elle, et plus particulièrement dans sa chambre, qu’elle se sent mal.

Le jour où sa voisine du second lui apprend qu’un meurtre a eu lieu dans son appartement il y a quelques années, Pascaline comprend enfin l’origine de son malaise. En faisant des recherches, elle découvre que la jeune femme qui a été assassinée est la première des sept victimes d’un tueur en série qui a terrorisé la capitale dans les années 1990. Pascaline devient obsédée par ces meurtres. Elle va de plus en plus mal et se coupe petit à petit de son entourage déjà très réduit au départ. Son passé ressurgit et ses anciens démons viennent la hanter. Elle sombre dans la folie. Jusqu’où va t-elle aller ?

Habiter dans un endroit dans lequel un meurtre a été commis ou un suicide a eu lieu, je crois que je n’en serais pas capable. Pascaline, elle, ne connaît rien du passé de son appartement au départ. L’agent immobilier chargé de la location lui affirme qu’une autre personne est intéressée. C’est peut être une stratégie pour l’empêcher de réfléchir et l’obliger à prendre une décision rapide. Quoi qu’il en soit, l’emmènagement dans cet appartement agit comme un élément déclencheur. Enfant, elle était déjà sensible à la mémoire des murs mais elle l’avait oublié.

J’ai tourné les pages de ce roman en me demandant jusqu’où Pascaline allait aller dans sa folie et j’ai totalement été surprise par le dénouement. Il faut dire que les talents d’écriture de l’auteur ne sont plus à démontrer. La mémoire des murs est cependant le roman de Tatiana de Rosnay que j’ai le moins aimé. La folie de l’héroïne ne m’a pas vraiment touchée, de même que son histoire personnelle. Dommage !

DE ROSNAY, Tatiana, La mémoire des murs, Le livre de poche, 2010.

13 pensées sur “La mémoire des murs – Tatiana de Rosnay”

  1. Je ne suis pas très livre de poche, je leur préfère les brochés, mais cependant je suis prêt à faire une entorse à ma règle pour lire ce livre dont l’intrigue me paraît assez intéressante à découvrir. Je note.
    Bises.

  2. C’est étonnant cette histoire d’appartement. je viens de finir « Le voisin » de Tatiana de Rosnay, un « thriller » psychologique où Colombe emménage dans un nouvel appartement et toute les nuits elle est réveillée par des bruits, des musiques que seule elle semble entendre! Elle ne dort plus…

La parole est à vous !

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