La petite communiste qui ne souriait jamais – Lola Lafon – Lu par Chloé Lambert

Je crois que ce n’est plus vraiment nécessaire de présenter La petite communiste qui ne souriait jamais. Ce roman, qui raconte l’histoire de Nadia Commaneci et de la Roumanie de Ceaucescu a fait beaucoup parler de lui.

Je n’étais pas née en 1976, à l’époque de Jeux Olympiques de Montréal et de la fameuse médaille d’or remportée par une petite gymnaste de quatorze ans prénommée Nadia qui faisait rêver tout le monde. Pourtant, j’en ai entendu parler dans mon enfance et j’ai été impressionnée quand j’ai revu les images il y a quelques jours.

L’exploit sportif est indéniable. Nadia Commanecci est une sportive de talent et sa carrière de gymnaste est vraiment remarquable. Pourtant, je n’ai ressenti aucune empathie pour elle. La façon dont Lola Lafon retrace son parcours ne m’a pas fait rêver, loin de là. Et toutes les douleurs qu’elle a endurées, la souffrance, les manipulations dont elle a été victime m’ont laissée de marbre. Surprenant pour la sportive que je suis, non ?

Toute une partie du livre est consacrée à la Roumanie des années 1970-1980 et au contexte politique de l’époque. Le propos est fort intéressant et le lecteur apprend pas mal de choses. Je suis cependant restée assez extérieure à tout cela.

Au final, c’est tout simplement le parti pris de l’auteur, celui d’un dialogue fictif entre elle même et Nadia Commanecci, qui m’a empêchée d’apprécier pleinement ce roman. Sans cesse, je me suis demandée où était le vrai, où était le faux. J’ai mis presque trois semaines à lire le livre et plus de dix jours à écrire ce billet, un peu décousu je le reconnais. Ce n’est pas bon signe… Il m’a fallu du temps pour analyser mes sentiments. Je crois que si j’avais vu un reportage TV, j’aurais totalement adhéré. J’aime la fiction. J’aime le documentaire. Le mélange entre les deux me plaît rarement.

Quant à la version audio, je n’ai finalement pas grand chose à en dire. Chloé Lambert reste assez distante vis à vis du texte, ce qui ne m’a sans doute pas aidé non plus à entrer dedans. Le ton qu’elle adopte est cependant juste et fidèle à l’esprit du roman.

Une lecture commune que j’ai le plaisir de partager avec Sylire, Sandrine, Liliba et Enna.

LAFON, Lola, LAMBERT, Chloé, La petite communiste qui ne souriait jamais, Audiolib, 2014.

13 pensées sur “La petite communiste qui ne souriait jamais – Lola Lafon – Lu par Chloé Lambert”

  1. J’ai quand même le sentiment que là la version audio n’apporte aucune plus-value et ralentit la lecture. Car j’ai les mêmes réserves que toi sur ce livre, mais j’en ai quand même apprécié la lecture papier. Sans doute le style Lafon ne se prête pas trop à l’oralité….
    Mais le postulat de départ est ambigu c’est vrai.

La parole est à vous !

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