La princesse de l’aube – Sophie Bénastre et Sophie Lebot

Immanquablement, le format de La princesse de l’aube attire l’œil. Une fois l’album entre les mains, on ne peut qu’admirer les illustrations toutes en rondeur de Sophie Lebot, magnifiquement mises en valeur par ce format hors norme. Elles nous transportent à Elyséa, un royaume gouverné par le roi Alcméron et la reine Radamenta. Là-bas, les habitants coulent des jours heureux et ne connaissent que le bonheur. Une sortie de paradis en somme.

Pourtant, un jour, la terre gronde et tremble, le vent souffle puis se transforme en ouragan, une pluie diluvienne s’abat sur le pays. Soudain, un craquement sinistre se fait entendre et précipite le royaume dans les entrailles de la terre. Dès lors, les habitants ne connaissent plus que l’obscurité, le froid, la faim, la vermine. Ils sont condamnés à vivre dans des galeries et des tunnels. Le paradis s’est transformé en enfer. Le roi et la reine, tenus pour responsables de ce malheur, sont mis à l’écart.

Quand Radamenta met au monde une petite fille, le couple décide de la prénommer Lucia, ce qui signifie lumière. Les habitants d’Elyséa allument alors torches et feux de joie et placent tous leurs espoirs dans cette belle princesse aux yeux si bleu. C’est elle qui ramènera le bonheur dans le royaume, ils en sont persuadés.

C’est un magnifique conte que nous offre là Sophie Bénastre. Les illustrations de Sophie Lebot sont tout à fait complémentaires du texte et restent poétiques même dans les moments les plus difficiles. On se doute que malgré ce qu’ils vivent, les habitants d’Elyséa vont finir par s’en sortir.

Une question demeurent néanmoins : pourquoi cette tragédie qui ressemble bel et bien à une punition ? Il faudra attendre les toutes dernières pages pour avoir une réponse. On referme alors le livre en pensant à ce qui fait notre bonheur et à la chance que l’on a de vivre dans un pays où certes, tout n’est pas parfait, mais où il fait tout de même bon vivre. A lire et à relire !

Noukette est aussi conquise que moi !

BENASTRE Sophie, LEBOT, Sophie, La princesse de l’aube, Da la Martinière Jeunesse, 2017.

12 réflexions sur « La princesse de l’aube – Sophie Bénastre et Sophie Lebot »

    1. Moi, j’ai été obligée de le cacher dans la bibliothèque. Ma fille n’a pas aimé car l’histoire lui a fait peur mais elle a la trouille de tout. Elle est très émotive… Dernièrement, on a été voir les Schtroumpfs au cinéma et elle était inconsolable à la fin . Depuis qu’elle est toute petite, je suis obligée de faire attention à ce qu’elle lit ou regarde. Raiponce par exemple, c’est hors de question !

      1. rhoooooo ça viendra ! Quel âge elle a ta princesse ? Ici bientôt 9 ans pour poulette émotive parfois mais qui est bien entraînée par son grand frère ! Du coup, elle voit et lit des trucs de plus grands héhé mais la nuit, ben, elle fait des cauchemars erf ….

La parole est à vous !