La révolte des terres – Koza et Mousse

Ferdinand, mineur dans une ville du Pas-de-Calais, préfère jouer aux échecs plutôt que de suivre le mouvement de grève générale initié par ses collègues qui, comme lui, crèvent la faim et ne veulent plus travailler pour les allemands. Sa sœur et surtout son futur beau-frère lui reprochent son manque d’engagement. Nous sommes en 1941 et ces deux là n’ont pas froid aux yeux. Odette tracte pendant que Gilles s’engage avec les autres mineurs dans le mouvement de résistance contre l’occupant.

La révolte se finira mal, on le sait dès les premières pages puisque l’album s’ouvre sur l’image d’Odette regardant les photos des survivants des camps à l’hôtel Lutecia en 1945. On apprend un peu plus loin que Ferdinand a été fait prisonnier puis déporté dans le camp de Sachsenhausen. Pourquoi ? Comment ? A cause de qui ?

A l’image de cette première de couverture qui montre Ferdinand au premier plan mais que l’on peut retourner pour avoir en arrière plan, la mine ou le camp de concentration, la narration alterne entre milieu minier et concentrationnaire, entre passé et présent. Le procédé est intéressant car il créé un certain suspens quant au sort de Ferdinand et au déroulement des évènements qui l’ont conduit de son manque d’engagement dans la grève au camp nazi. Deux bémols cependant : le dénouement un peu trop rapide et le dessin en lavis de gris qui ne permet pas toujours de bien distinguer les personnages.

KOZA, MOUSSE, La révolte des terres, Casterman, 2017.

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36 réflexions sur « La révolte des terres – Koza et Mousse »

  1. Le dessin de couverture me plaît énormément, ce que tu en dis aussi! Par contre, il est vrai que je n’avais pas saisi ce que représentait la moitié inférieure de la couv’. Maintenant je sais!

    1. Oui, le mieux est de te faire ton propre avis. Je te conseille tout de même de t’y arrêter un moment avant de décider de la lire ou non. Il ne faut pas se fier à d’éventuels à priori sur le graphisme.

  2. Bon je suis d’avis d’aller y jeter en coup d’œil pour tous les souvenirs qui me lie à la mine et son univers (moi Lorraine non tu rigoles !!!) mais alors si je te comprends un emprunt serait mieux…. A voir alors. Merci dame saxaoul pour la curiosité piquéee

    1. « Dame saxaoul », quel honneur ! Oui, j’ai découvert récemment, par une connaissance, cette attachement à la Lorraine que je ne soupçonnais pas.

    1. Oui, la mine et les camps, deux sujets qui ne peuvent laisser indifférents. Et le reste aussi mais je ne veux pas trop en dire pour ne pas te spoiler.

  3. Tiens, je connais cette BD 😉 Sur certaines planches, le graphisme m’avait impressionnée , en revanche, j’ai trouvé que le scénario manquait de fond par rapport au sujet, des facilités notamment à l’épilogue.

    1. Oui, le scénario aurait mérité d’être creusé un peu plus, notamment dans le dénouement. Il reste cependant intéressant. Quant au graphisme, il interpelle forcément quand on ouvre l’album.

  4. Moi ca me dit bien bien. J’aime beaucoup les dessins au lavis et en contrasts et le sujet est intéressant. J’ai eu du mal avec Maus car trop larmoyant. Le sujet des camps ne prête pas à la rigolade mais il y a toujours moyen par le graphisme de trouver une touche esthétique qui atténue la lourdeur du sujet. Je vais me laisser tenter je crois.

    1. Ces derniers temps, je découvre pleins d’aspects différents par rapport à cette période. Les angles sont inépuisables j’ai l’impression…

  5. La couverture ne m’attire pas plus que ça et je commence à en avoir assez des histoires de guerre ! L’hiver arrive, la grisaille aussi, je commence à avoir envie de légèreté !!!

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