« Lait noir » d’Elif Shafak

Quatrième de couverture :
« Maternité et écriture ne font pas toujours bon ménage. L’une paraît
menacer l’autre et vice-versa. Comment marier la blancheur du lait à
la noirceur de l’encre ? Comment préserver son indépendance tout en
berçant sa progéniture ? Ainsi lorsque Elif Shafak, à la naissance de
sa fille, sombre dans une dépression, six petites créatures têtues et
véhémentes l’accompagnent. Ces dames, voix intérieures de l’auteur – et
l’on pourrait dire de toute femme -, exposent avec détermination,
intelligence et humour leur conception du monde et de la féminité. De
Miss Cynique lntello à Miss Ego Ambition, de Miss Intelligence Pratique
à Darne Derviche, de Maman Gâteau à Miss Satin Volupté. la femme
d’hier. d’aujourd’hui et de demain s’exprime dans ses contradictions et
ses rêves. Elif Shafak témoigne ici avec brio de la crise d’identité à
laquelle peuvent être confrontées les femmes lorsqu’elles veulent à la
fois être mères et créatrices. Évoquant ces hautes figures de la
littérature que sont Virginia Woolf. Simone de Beauvoir et Doris
Lessing, Lait noir est aussi un portrait de la société turque dans sa
double dimension : orientale et occidentale. Tout autant roman
qu’autobiographie, voici le livre le plus grave et le plus drôle, le
plus iconoclaste et le plus intime de l’auteur, qui réinvente la femme,
pour nous dire que tout lui est possible.
« 

La maternité et la difficulté de concilier enfant et vie professionnelle : voilà un sujet qui parle beaucoup à la jeune maman que je suis ! J’ai souvent approuvé les propos de l’auteur, je me suis reconnue à travers certaines de ses contradictions, j’ai apprécié les nombreuses références littéraires -il est beaucoup question des femmes écrivains-, mais je suis restée à l’extérieur de ce roman autobiographique. Peut-être parce qu’il n’est jamais question de l’enfant ni de l’entourage, peut-être parce que l’auteur se pose beaucoup de questions avant d’avoir un enfant et évoque des choses maintes fois répétées, peut-être aussi parce que le ressenti personnel par rapport à la maternité, l’intime, n’est pas assez développé à mon goût. J’espérais sans doute me remonter le moral dans une période où je suis un peu fatiguée et Lait noir n’a pas été à la hauteur de mes espérances. Tant pis !

« Vivre, c’est être à jamais insatisfait et insatiable. L’être humain est incapable de se contenter de ce qu’il a. » p.91

D’autres avis ici.

SHAFAK, Elif, Lait noir, Phébus,2009.

12 réflexions sur « « Lait noir » d’Elif Shafak »

  1. J’avais envie de le lire, ton avis mitigé ne m’empêchera pas d’y jeter un oeil de curiosité mais je me dis qu’il risque aussi de ne pas répondre à mes attentes. « Un heureux évènement » d’Eliette Abecassis m’avait bien décomplexée sur le sujet, l’as-tu lu ?

  2. @antigone : je ne suis pas vraiment complexée, j’ai juste envie d’un peu de temps pour moi… Les vacances dans un peu plus d’une semaine vont me faire du bien ! Je ne connais pas ce livre, je vais aller voir sur la web pour en savoir un peu plus.

  3. J’ai comme toi aimé l’évocation des femmes écrivains; je crois que la « pub » faite autour de ce livre qui insiste sur le « post partum » est un peu trompeuse. J’ai lu le Abécassis aussi, on s’y retrouve souvent – en se disant que finalement, chez soi, c’est moins pire!

  4. ben moi, quand mes filles sont nées, à 16 mois d’intervalle, j’étais étudiante, alors je ne me posais pas la question de savoir si j’allais l’écrire ou pas cette maudite dissertation sur Apollinaire, je l’écrivais !

  5. Oh la la ce livre je me réjouissais vraiment de le lire, j’espère que je l’aimerais plus que toi. Je te vais de gros bisous en espèrant que ta fatigue te passera très vite (moi non plus ça n’est pas terrible en ce moment…) Vivement le printemps !

  6. Tu n’es pas le premier avis déçu que je lis, je passe, d’autant que la maternité et moi çà fait deux. J’ai depuis des années sur ma PAL le livre de Darieussecq « le bébé ». Je vais le ressortir.

  7. J’ai tant aimé La Batarde D’Istanbul que les critiques mitigées sur celui-ci me repoussent un peu. je crois que je vais plutôt rester avec mes bons souvenirs de cette auteure.

La parole est à vous !

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