‘L’arpenteuse » d’Isabelle Mestre

Quatrième de couverture (extrait) :

Adolescente, Marguerite a perdu sa mère. Son père a sombré dans le chagrin, ses frères et sœurs ont été dispersés, la famille a éclaté : elle a dû prendre en main son destin. Quelques années plus tard, à Paris, elle a rencontré Auguste : mariage, maternité, images du bonheur familial… Mais la nostalgie de l’enfance et l’absence douloureuse de sa mère hantent toujours Marguerite…
Traversant la ville comme une silhouette énigmatique, comme si la vie n’avait pas de prise sur elle, Marguerite fascine et séduit ceux qui la croisent. Son existence est transfigurée par son étrange rapport au monde : elle perçoit tous les drames à travers un voile d’indifférence.

Marguerite est une femme sur laquelle tout passe et rien n’accroche : pas d’amour ni de haine, pas de tendresse, pas d’amitié, pas de joie ni de tristesse… Rien. Elle traverse la vie, c’est tout. « Si je mourrais demain, que saurait-on de moi à mettre dans ma tombe ? se demande Marguerite. Je n’en sais rien moi même. » : cette réponse résume à elle seule le personnage.

En tant que lectrice, il m’a été impossible de m’identifier à Marguerite. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre cette femme qui offre des cadeaux de Noël parce qu’il le faut et en reçoit avec une totale indifférence. Néanmoins, elle ne m’a pas laissée insensible, bien au contraire. Sa vie est pour moi un véritable enfer. J’ai presque éprouvé de la compassion pour cette femme qui ne se rend même pas compte de ce qu’elle perd et du mal qu’elle fait autour d’elle.

Quant à l’écriture, elle est magnifique. Une fois passées les premières pages, on s’habitue très vite à ces  phrases courtes et hachées qui décrivent avec justesse les méandres de la vie de Marguerite et des siens. 

L’arpenteuse est le premier roman d’Isabelle Mestre. Et c’est une belle réussite !

MESTRE, Isabelle, L’arpenteuse, Mercure de France, 2007.

2 réflexions sur « ‘L’arpenteuse » d’Isabelle Mestre »

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