« Le baby-sitter » de Jean-Philippe Blondel

Alex est étudiant et il a du mal à finir les fins de mois alors il décide de proposer ses services comme baby-sitter. Très vite, le bouche à oreille fonctionne et ses soirées sont de plus en plus occupées au point de ne plus avoir beaucoup de temps libre pour lui ou pour la belle Marion, sa copine. Ce qu’il n’imaginait pas au départ, c’est qu’en plus de garder des enfants, il va entrer dans l’intimité de leurs parents, influer sur leur vie, parfois même devenir leur confident…

Comme toujours, Jean-Philippe Blondel est fidèle à un certain nombre de thèmes qui tiennent une place plus ou moins importante selon les romans : les enfants, le divorce, la solitude, la dépression, le doute, la construction de la personnalité, les rapports entre les êtres humains, etc. Ce que je retiendrai de celui-là, c’est peut-être qu’on ne connaît jamais totalement les gens qui nous entourent, même les plus proches. Il y a des choses qu’on s’avoue à peine à soi-même alors, les confier à quelqu’un d’autre…

Ce n’est pas le roman du siècle mais c’est un texte à la fois léger et profond comme je les aime. Une histoire qui fait du bien au moral, une histoire qui ressemble à la vie. J’ai refermé le livre en regrettant de ne pas en savoir plus sur tous ces personnages. Je n’avais pas envie de les quitter… Quelques pages de plus n’auraient pas été pour me déplaire…

Quelques extraits :

« Les années qui remontent, toutes ces années auprès de lui, la varicelle, la grippe, les bronchites, les emportements, les ras-le-bol, les crises de nerfs, l’impression de ne plus être soi et, sur l’autre plateau de la balance, le câlin du matin, le dimanche à traîner en pyjama et à regarder les dessins animés, les mains l’une dans l’autre pour traverser la rue, la voie et le rire -tout cela s’équilibre, mais il en faut d’un cheveux, tu sais, pour que tout cela ne cède. » p. 229. ça parle à la jeune maman que je suis ça….

« ce qui m’attire, ce sont les films qui racontent les vies que j’aurais pu mener, si j’avais pris une voie différente. » p. 235. Vivre des vies par procuration, c’est peut-être çà qui m’attire aussi dans la lecture…

« Un pavillon payé sur vingt-ans qu’on embellit, le week-end – c’est-à-dire qu’on surcharge, jusqu’à ce que plus aucune pièce ne respire. » p. 243. Cette phrase me fait penser à une chanson de Bénabar Quatre murs et un toit.

D’autres avis par ici.

Merci Keisha.Elle fait voyager Le baby-sitter alors, si ça vous intéresse…

BLONDEL, Jean-Philippe, Le baby-sitter, Buchet Chastel, 2010.

9 réflexions sur « « Le baby-sitter » de Jean-Philippe Blondel »

  1. @Aifelle : un peu de soleil, oui, mais aussi un peu de vent et parfois de grosses averses de pluie. Ici, la météo est très changeante… Bises iodées.
    @Leiloona : je trouve la comparaison avec Gavalda, et Pancol très judicieuse, notamment pour cette raison. @Stephie : oui, j’aurais pu me passer de le lire aussi, sans doute, mais en même temps ça fait tellement du bien de lire ce genre de roman de temps en temps… C’est paradoxal comme sentiment.
    @L’or des chambres : tu m’intrigues… Qu’est ce qui t’as donné (un peu) envie de le lire dans ce billet ?

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