Le chat botté

Un meunier avait trois fils. A son décès, ses enfants font très rapidement le partage. L’aîné hérite du moulin, le cadet de l’âne et le dernier du chat. Forcément, le plus jeune des trois frères se sent laisé. Mais le chat dont il devient le maître n’est pas tout à fait comme les autres. Doté de la parole, il est très malin et utilise la ruse et la tricherie pour offrir à son maître fortune et mariage royal.

Adapté du célèbre conte de Perrault et illustré par Mélanie Combes, ce petit album des éditions Tourbillon rend accesisble aux plus jeunes une histoire qui a été écrite au XVIIème siècle. Les illustrations sont sympathiques, modernes, vivantes et donnent au texte une tonalité actuelle.

Plusieurs interprétations du Chat botté sont possibles. Soit on le voit comme un récit immoral qui célèbre la malhonnêteté puisque le plus jeune des fils du meunier se marie avec une princesse grâce au chat qui ment sur tous les plans pour parvenir à ses fins. Comble de tout, le jeune homme se laisse porter par les évènements et n’est pas du tout actif dans cette histoire. On peut aussi voir Le chat botté comme un récit initiatique car le chat arrive à vaincre l’ogre par la ruse et le plus petit et le plus laisé des trois frères devient finalement roi. Justice est donc rendue et l’espoir est permis pour le jeune lecteur qui s’identifie au malheureux fils.

Alors, Le chat botté, histoire immorale ou récit initiatique selon vous ?

PERRAULT, Charles, COMBES, Mélanie, Le chat botté, Tourbillon, 2011.

4 réflexions sur « Le chat botté »

  1. J’aime bien la présentation de cette collection chez Tourbillon. J’ai lu dans la même collection, Hansel et Gretel. Et ça fait grand bien de se replonger dans ces classiques pour enfants.

  2. Ah je ne le connaissais pas ! Je le note pour un petit peu plus tard ! Quant à la morale ambiguë, peut-être peut-on dire que finalement l’ingéniosité (plutôt que le mensonge) permet de s’élever de sa condition ?

  3. @Lilibook : moi aussi, j’aime beaucoup replonger dans ces contes classiques. J’en avais d’ailleurs étudié certains à la fac et c’était vraiment intéressant. @Leiloona : l’ingéniosité est synonyme d’intelligence, de débrouillardise, etc. Là, le chat tue l’ogre certes, grâce à son ingéniosité, mais c’est pas très moral quand même… Ceci dit, Perrault est très fort pour laisser le lecteur interpréter le conte comme il le veut et c’est ça que j’adore.

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