Le garçon qui courait plus vite que ses rêves – Elizabeth Laird

Le garçon qui courait plus vite que ses rêves

Solomon est un jeune éthiopien qui vit avec sa famille à la campagne. Sa maison, ronde au toit de chaume, est composée d’une seule et unique pièce dans laquelle un feu brûle tout le long de la journée. Il a 11 ans mais personne ne connaît sa date de naissance car on n’accorde pas d’importance à ce genre de chose dans son pays.

Chaque matin, Solomon parcourt les 8kms qui le séparent de l’école en courant, sans chaussures. Il rêve de devenir un champion de course à pied comme les athlètes éthiopiens qui raflent toutes les médailles au marathon.

Le jour où son grand-père, très âgé, décide de l’emmener à Addis Abeda, la capitale, Solomon est à la fois fou de joie et terriblement angoissé. Le jeune garçon n’est jamais allé plus loin que Kidame, la ville voisine. Les voitures, les immeubles, la circulation abondante, les escalators, les gens bien habillés : il a entendu parler de tout cela et va enfin pouvoir le voir de ses propres yeux.

Lors du trajet que le jeune garçon et son grand-père effectuent à pied, Solomon se rend compte que son aïeul est très fatigué. Il n’ose pas poser de question de peur de se faire rabrouer. Le grand-père incarne l’autorité et il n’est pas question de lui manquer de respect ou de déroger aux règles imposées depuis toujours.

Les parents de Solomon lui confient une partie de leurs maigres économies à n’utiliser qu’en cas d’urgence. Perdu dans la capitale éthiopienne,  dans un milieu qui lui est complètement inconnu, il va découvrir son grand-père sous un autre aspect et devoir faire peur d’une grande maturité.

Le garçon qui courait plus vite que ses rêves est un roman au sujet séduisant. La littérature de jeunesse propose encore trop peu de textes qui transportent le lecteur dans des pays qui ne lui sont pas familiers. Ouvrir sur d’autres horizons est indispensable si l’ont veut que les adultes de demain soient des citoyens éclairés.

Cependant, le sujet ne fait pas tout dans un roman. Seuls la dernière partie m’a réellement conquise. La raison ? Un style trop pauvre à mon goût. Difficile de dire si c’est en raison de la traduction ou du texte d’origine mais c’est vraiment dommage.

Je retiendrai tout de même les 50 dernières pages bien plus captivantes que le reste. Ce garçon qui rêve de devenir un grand coureur et qui est fidèle aux valeurs familiales est une belle personne. Sa relation avec son grand-père est intéressante tout comme sa passion pour la course à pied et son regard naïf su la vie à Addis Abeda.

LAIRD, Elizabeth, Le garçon qui courait plus vite que ses rêves, Flammarion, 2016.

6 réflexions sur « Le garçon qui courait plus vite que ses rêves – Elizabeth Laird »

    1. Oui, c’est pour cette raison que je le conseillerai tout de même à mes élèves dont certains viennent de milieux favorisés et se permettent de dire à leur prof d’histoire géographie :  » on ne va pas encore parler des pauvres, c’est bon on peut passer à autre chose ».

La parole est à vous !