Le monde entier – François Bugeon

Le monde entier François Bugeon

Chevalier vit seul à la campagne. Il aime jardiner, aller à la pêche avec son copain Ségur, boire une bière de temps en temps au bistrot du village tenu par Sidonie, sentir les odeurs qui l’entourent ou le souffle du vent sur son visage lorsqu’il circule à mobylette. C’est un homme simple qui n’est pas habitué à parler de ses sentiments. Il n’a pas été élevé de cette façon, ses relations avec sa mère n’ont jamais été tendres.

Un évènement bouleverse son train train quotidien un samedi soir, alors qu’il rentre du travail tard après une chaude journée d’été. Un coupé allemand avec à son bord trois personnes le dépasse à toute allure. Il le retrouve après un virage, retourné sur le côté. Persuadé que la voiture risque de prendre feu, Chevalier brise la lunette arrière pour se frayer un passage et sauve le conducteur ainsi que ses deux passagères. Blessé, il s’évanouit avant l’arrivée des pompiers.

A son réveil à l’hôpital,  il souffre énormément et se rend compte qu’une des deux passagères a disparu avant l’arrivée des secours. Sa mobylette est également introuvable. Son amie Claudie, infirmière, le ramène chez lui. Chevalier ne supporte pas de ne rien pouvoir faire et ne comprend pas les raisons de la disparition de cette femme. La suite des évènements l’amène à s’interroger sur sa vie et ses relations avec son entourage proche.

Le monde entier est un bien joli premier roman qui se laisse lire avec plaisir. Chevalier, derrière son aspect bourru, est un homme authentique, plein de délicatesse et de sensibilité. On le voit sortir de sa solitude, se confronter aux autres et finalement s’ouvrir à eux. A travers lui, la complexité des relations humaines est montrée en toute simplicité.

Parler des gens ordinaires me plaît beaucoup. Et quand ces personnes ont des valeurs comme le respect ou la fidélité, je ne peux d’adhérer. J’ai vraiment éprouvé du plaisir à me promener dans ce village en compagnie de Chevalier et à vivre au rythme de la campagne, loin du tumulte. Il ne me restera peut être pas grand chose de ce roman d’ici quelques semaines tant l’histoire qu’il raconte est finalement banale. Mais l’important n’est pas là. J’ai profité du moment présent, j’ai dégusté et c’est l’essentiel !

BUGEON, François, Le monde entier, Le Rouergue, 2016.

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