« Le passage » de Louis Sachar

Quatrième de couverture :

Méfiez-vous. Ce livre va vous donner envie de croquer des oignons
crus. De creuser des trous de 1 mètre 50 de diamètre et de profondeur.
D’escalader une montagne. De respirer vos vieilles baskets. De mettre
du rouge à lèvres avant de partir à la poursuite de vos ennemis. De
tout savoir sur l’existence oubliée de votre
arrière-arrière-arrière-grand-mère. Et ce, même si vous haïssez les
liliacées, même si vous détestez l’alpinisme et les travaux forcés,
même si vous avez les cosmétiques en horreur autant que les odeurs de
pieds, et même si la généalogie et les histoires de famille vous
indifférent profondément. Maintenant, pour échapper à tout cela, c’est
simple. Il vous suffit de ne pas imiter les centaines de milliers
d’adolescents
américains qui ont déjà plébiscité ce livre, et de ne jamais l’ouvrir
.

Voilà une quatrième de couverture bien alléchante mais, de mon point de vue, le roman n’est pas vraiment à la hauteur…. Les souffrances endurées par le jeune Stanley Yelnats au camp du Lac vert m’ont laissée assez mal à l’aise. Le jeune homme est envoyé dans ce camp de redressement situé au Texas, en plein désert, pour un vol de chaussures qu’il n’a pas commis. Comme ses compagnons d’infortune, il doit creuser des trous sous une chaleur atroce alors qu’ils n’ont même pas de quoi boire et manger en quantité suffisante. La discipline est de fer -douche de 4 minutes seulement, réveil tous les jours à l’aube, absence de loisirs- et la maltraitance quotidienne. Stanley essaie de faire bonne figure dans les lettres qu’il écrit à sa mère mais il semble tout de même qu’il soit impossible pour lui d’échapper à la malédiction familiale : depuis qu’un des ses ancêtres n’a pas honoré une promesse qu’il avait faite, le malheur s’abat sur la famille, génération après génération et le cercle infernal semble impossible à arrêter…

Pourtant, il y a tout de même du positif dans cette histoire car petit à petit elle prend tout son sens grâce à une construction intelligente. C’est LE point fort de ce roman. Je n’ai rien vu venir et j‘ai vraiment été surprise par le dénouement. Dommage que l’histoire soit si horrible !

Merci à Emmyne qui a fait de ce roman un . Son avis ici.

SACHAR, Louis, Le passage, L’école des loisirs, 2001.

13 pensées sur “« Le passage » de Louis Sachar”

  1. pareil pour moi, ça ne restera pas une lecture inoubliable. après sa sortie en film il a été réédité avec une nouvelle couverture et a connu un regain d’intérêt, mais pour moi ça n’a pas fonctionné. surtout qu’il est parfois confondu avec « le passeur », roman (extraordinaire) de lois lowry, et là, c’est pas du tout la même catégorie!!

  2. Comme je viens de l’écrire chez Emmyne, j’ai lu ce roman cet été, à la demande de ma fille adolescente, qui avait adoré (et à qui, pour rebondir sur le commentaire de Faelys, ce roman a plu bien davantage que « Le passeur »). Malheureusement, je ne l’ai que moyennement apprécié, ça ne me « parlait » pas vraiment.

  3. Oui, il est parfois difficile d’entrer dans ce livre et le reproche de malaise est celui que j’entends le plus souvent. Les avis sont très divergents et l’histoire difficile à résumer, c’est pourquoi j’en ai fait un livre voyageur, c’est très intéressant. J’avoue avoir été plus sensible à l’aspect conte fantaisiste du récit

  4. @Aifelle : peut-être que le billet d’Emmyne te donnerait envie de le lire.
    @La Pyrénéenne : alors il faut demander si tu peux aussi recevoir ce livre !
    @Faelys : « Le passeur », j’avais adoré aussi !
    @Brize : je crois que beaucoup d’ados aiment ce livre.
    @Emmyne : c’est vrai que c’est un livre pas comme les autres et tu as raison de vouloir le faire découvrir. Même si je n’ai pas accroché, je reconnais que ce livre est d’une grande qualité. @Stephie : les avis sont partagés sur ce livre !

  5. Il a été lu dans le cadre du club lecture de la bibliothèque où je travaille mais il n’a pas marqué les esprits plus que ça. Je passe pour le moment.

  6. hum! j’en ai beaucoup entendu parler, mon libraire m’a conseillé de le lire mais je ne l’ai toujours pas lu!! pourtant ton billet me laisse sur ma faim, je ne sais pas je suis partagée je crois qu’il y a aussi le Passeur. A méditer!

La parole est à vous !

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