Le portefeuille rouge – Anne Delaflotte Mehdevi

Je garde un excellent souvenir de La relieuse du gué d’Anne Delaflotte-Mehdevi. Aussi, quand je suis tombée par hasard sur sa suite en librairie, je n’ai pas hésité à l’ajouter à mes achats. Une petite précision tout de même, nul besoin d’avoir lu le premier pour comprendre le second.

Dans Le portefeuille rouge, on retrouve Mathilde et son atelier de reliure situé dans le village de Montlaudun, en Dordogne. La jeune femme, passionnée par son métier, aime aussi passer du temps avec les autres commerçants de la ruelle, dont certains sont devenus des amis. Un soir, juste avant la fermeture, une consoeur au comportement énigmatique débarque pour lui proposer de collaborer à la restauration du Premier Folio de Shakespeare, un ouvrage d’une valeur inestimable. Mathilde ne connaît pas Astride Malinger mais comprend vite que cette femme est étrange. Attirante, elle peut transformer sa froideur extrême en douceur en l’espace de quelques secondes. Et puis, elle semble si mystérieuse, remplie de secrets et porteuse d’une histoire dont il est difficile de démêler le vrai du faux.

Mathilde accepte ce projet sans trop savoir pourquoi. Elle s’attelle à la restauration des pages, du papier, pendant que sa consœur se charge de la couverture.  Elle ne se doute pas, à ce moment là, que ce travail va changer sa vie. Astride Malinger, un portefeuille rouge contenant des écrits d’un autre temps et le beau Karel vont la sortir de sa tranquillité.

Anne Delaflotte Mehdevi entretient avec brio le mystère autour de ce portefeuille rouge tout poussiéreux dont l’écriture est difficilement déchiffrable pour un non initié. Quant au lecteur, il tremble quand Astrid Malinger s’approche trop prêt de Mathilde et se plonge avec délectation dans cet univers fait de mystère et d’amour des livres anciens. Le portefeuille rouge est un roman d’ambiance. On imagine aisément l’univers de Mathilde, cette héroïne attachante qui a fait le choix d’une vie simple plutôt que d’une brillante carrière avec salaire à la clef. Elle ne vit pas que pour sa passion, elle aime aussi les relations humaines. On rêverait presque de la rencontrer, de visiter son atelier, de travailler à ses côtés ou de découvrir ces vieilles pierres qu’elle semble tant aimer. Un roman que j’ai dévoré, vous l’aurez compris !

DELAFLOTTE MEHDEVI, Anne, Le portefeuille rouge, Babel, 2017.

22 réflexions sur « Le portefeuille rouge – Anne Delaflotte Mehdevi »

    1. Difficile à dire car j’ai lu le premier il y a longtemps… J’en garde le souvenir d’une ambiance particulière, douce, apaisante, calme, belle, etc. Et d’une héroïne qui me plaît beaucoup.
      PS : tu assisteras à la rencontre avec Erwan Larher au Vent délire le 9 décembre ?

  1. Je savais qu’il y avait une suite mais je dois dire que j’hésite un peu , j’ai tellement adoré la relieuse du gué que j’ai peur d’être déçu comme ça arrive parfois avec les suites, du coup tu me rassures, je vais le surligner sur ma lal

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