Le sermon sur la chute de Rome – Jérôme Ferrari

Pour les lecteurs qui auraient vécu sur une autre planète depuis la rentrée littéraire 2012 et qui ne savent absolument pas de quoi il est question dans Le sermon sur la chute de Rome, voici un copié-collé de la quatrième de couverture :

Dans un village corse perché loin de la côte, le bar local est en train de connaître une mutation profonde sous l’impulsion de ses nouveaux gérants. À la surprise générale, ces deux enfants du pays ont tourné le dos à de prometteuses études de philosophie sur le continent pour transformer un modeste débit de boissons en « meilleur des mondes possibles ». Mais c’est bientôt l’enfer en personne qui s’invite au comptoir, réactivant des blessures très anciennes. Jérôme Ferrari jette, au fil d’une écriture somptueuse d’exigence, une lumière impitoyable sur la malédiction qui condamne les hommes à voir s’effondrer les mondes qu’ils édifient.

Si je suis un peu fainéante aujourd’hui et que je ne m’embête pas à faire un résumé de ce roman, c’est surtout parce que je ne l’ai pas aimé et que je préfère vous parler de ma première expérience de lecture audio. J’ai pour habitude, depuis quelques années et de nombreuses déceptions de ne plus lire le Prix Goncourt, et j’aurais mieux fait de ne pas renoncer à cette décision car le cru 2012 m’a une fois de plus ennuyée. Des digressions inintéressantes, une ambiance de café du commerce vraiment glauque, une histoire qui ne mène nul part si ce n’est à la déchéance… Le seul aspect positif de ce roman est la découverte du livre audio !

J’ai beaucoup aimé la lecture faire par Pierre-François Garel et je crois que si j’ai lu ce texte jusqu’au bout, c’est uniquement grâce à lui. Sa voix et surtout sa façon d’interpréter le texte, sans excés et avec une justesse de ton, m’ont beaucoup plu. J’ai lu quelques critiques qui reprochaient à Jérôme Ferrari ses phrases à rallonge et je n’ai absolument pas ressenti cela à travers la lecture audio. La voix de Pierre-François Garel m’a vraiment portée.

Ce que j’ai également aimé dans cette expérience de lecture audio, c’est l’impression de voler du temps perdu. Je n’irai pas jusqu’à dire que je regrette de travailler à dix minutes de la maison et d’avoir une petite pile de repassage mais pouvoir lire à un moment où c’est impossible habituellement est un réel plaisir !

Merci aux éditions Thélème pour ce partenariat. Après la lecture numérique sur liseuse, je suis maintenant conquise par la lecture audio !

FERRARI, Jérôme, Le sermont sur la chute de Rome, Éditions Thélème, 2012. Livre lu par Pierre-François Garel, le chouchou d’Enna !

Challenge « Ecoutons un livre » organisé par Valérie.

12 pensées sur “Le sermon sur la chute de Rome – Jérôme Ferrari”

  1. Aaaah… Pierre François Garel…je crois qu’il pourrait me lire le bottin Quant à Ferrari, j’ai beaucoup aimé « où j’ai laissé mon âme » mais j’ai souvent entend que le Goncourt n’était pas son meilleur…

  2. Je suis d’accord avec toi, c’est super cette impression de voler du temps perdu. J’ai lu ce roman pour le Prix Goncourt des lycéens et je ne l’ai pas aimé non plus, les élèves pas plus. Mais Où j(ai laissé mon âme est très bien, surtout si tu l’écoutes.

  3. Si tu veux redonner une chance à Jérôme Ferrari tu peux tenter où j’ai laissé mon âme qui est juste un roman éblouissant (mais bon je suis fan de Ferrari alors forcément je ne suis pas objectif^^).

  4. D’accord avec tous ceux qui te conseillent « où j’ai laissé mon âme ». Quant à l’impression de voler du temps, oui, c’est tout à fait cela. J’ai tout le temps mon casque à portée de main et quand je fais mes petites corvées ménagères ou que je prépare le repas, je me le mets sur la tête et hop, je lis !

  5. Peu de billets m’ont envie de donner de lire ce livre. Par contre, moi, me voilà conquise sur le format audio depuis un moment. Pas pour le repassage, mais pour marcher et prendre autant soin de mon corps que de mon esprit

  6. Je lis ton commentaire avec intérêt car il croise le mien mais ne le rejoint pas. La lecture audio de « Un dieu un animal » a été assez éprouvante et je pense -ne suis pas certaine- que l’audio a bien desservi le roman et son auteur.

La parole est à vous !

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