Le silence – Jean-Guy Soumy

Quand Jessica apprend le suicide de son mari, un célèbre mathématicien de renommée internationale, toutes ces certitudes s’effondrent. Celui-ci s’est tiré une balle dans une modeste chambre d’hôtel sans laisser aucune explication. Pas de lettre, pas d’indices dans sa vie de tous les jours qui auraient pu permettre de déceler un problème. Jessica en veut à Alexandre d’avoir fait voler en éclat leur bonheur familial. Phil, leur fils aîné qui est également mathématicien, ne comprend pas lui non plus. Quant à Lewis, le cadet qui est autiste, il est toujours enfermé dans son monde.

Jessica veut trouver des explications et entreprend de trier un à un les papiers de son mari. Au milieu de raisonnements mathématiques auxquels elle ne comprend absolument rien, elle tombe sur deux poèmes d’Armand Robien, cet auteur sur lequel elle travaille depuis longtemps et pour lequel son mari ne montrait pas vraiment d’intérêt. Elle trouve aussi l’original d’une photo de ses beaux-parents et découvre que le cliché qu’elle connaît depuis toujours a été retouché. Cela lui met la puce à l’oreille. Petit à petit, elle remonte la piste du passé d’Alexandre et découvre que son mari n’était pas tout à fait celui qu’elle croyait.

Je ne veux pas vous en dire plus sur ce passé caché mais sachez que j’ai passé un très bon moment en compagnie de ce livre. Je m’étonne d’ailleurs de ne pas en avoir entendu parler plus que ça. Il est sorti début 2013 et semble être passé inaperçu. Dommage, vraiment !

Jessica est un personnage touchant qui voit voler toutes ces certitudes en éclat lorsqu’elle comprend que l’homme qu’elle aimait depuis des années lui mentait. Pire encore, en dissimulant son passé à tout le monde, c’est son honneur et celui de la famille qu’il a mis en jeu. Bien entendu, elle est en colère mais elle essaie aussi de comprendre les choses et d’aider ses fils à aller mieux. L’amour et l’attention qu’elle apporte à Lewis notamment est très touchant. Ce dernier est autiste et sa réaction face à la mort de son père est étonnante. Finalement, n’est-ce pas lui le plus clairvoyant de la famille ?

Antigone a été conquise elle aussi.

SOUMY, Jean-Guy, Le silence, Robert Laffont, 2013

10 réflexions sur « Le silence – Jean-Guy Soumy »

La parole est à vous !

%d blogueurs aiment cette page :