« Le temps des miracles » d’Anne-Laure Bondoux

Quatrième de couverture :

« Lorsque les douaniers m’ont
trouvé, tapi au fond d’un camion à la frontière française, j’avais
douze ans et j’étais seul. Je n’arrêtais pas de répéter « jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité « .

Je
ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces
quelques mots, je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer
comment j’étais venu du Caucase jusqu’ici, dans le pays des droits de
l’homme et de Charles Baudelaire.

Surtout, j’avais perdu Gloria. Gloria
Bohème, qui s’était occupée de moi depuis que ma mère avait disparu.
Avec elle, j’avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières,
malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j’ai
toujours gardé l’espoir de retrouver cette femme au cœur immense, qui
avait le don d’enchanter ma vie.
« 

Comme Blaise-Koumaïl, le héros de ce magnifique roman, j’ai failli « attraper un désespoir ». Pas pour les mêmes raisons, pas parce que j’ai vécu la guerre, pas parce que j’ai connu l’exil, la misère, la faim, la solitude, la peur… mais parce que cette histoire est triste à en mourir. Comment un si jeune garçon peut-il subir autant d’horreur ? Forcément, on pense aux milliers d’autres enfants qui vivent dans des pays en guerre et dont l’histoire est semblable à la sienne…

Et puis, à la fin du roman, j’ai retrouvé l’espoir. Parce que l’amour d’une mère pour son enfant est plus fort que tout, parce qu’une femme est capable de déplacer des montagnes pour celui qu’elle a mis au monde, cette histoire est tragique et belle à la fois. Les dernières pages sont bouleversantes….

Si ce n’est pas déjà fait, je ne peux que vous recommander de lire Le temps des miracles.

Extraits :

« Chacun de nous cohabite avec ses fantômes, je le sais, et il ne faut pas trop les déranger, sous peine de réveiller les chagrins qui labourent la poitrine. » p.112

« Il faut bien inventer des histoires pour que la vie soit supportable, pas vrai ? » p.107

Lael, Clarabel, Lucie, BelleSahi, Gawou, Sylvie, Stephie et Leiloona l’ont lu aussi.

BONDOUX, Anne-Laure, Le temps des miracles, Bayard jeunesse.

10 réflexions sur « « Le temps des miracles » d’Anne-Laure Bondoux »

  1. Oui, c’est très triste. Mais il y a tant d’enfants dans le monde qui subissent toutes ces misères. Heureusement que l’amour vient remettre du bleu dans le ciel Merci pour le lien

  2. Je ne suis pas grande lectrice de roman jeunesse, mais je me « fais avoir » par ton billet! Je vais regarder à la médiathéque;
    Extrait P112: si juste…

  3. Tout le monde est charmé!!! Il me le faut, celui-là… et en plus, il est trouvable ici facilement! Je pourrais peut-être faire une mini-exception à ma règle « lire des livres de ma pile », non??

  4. @Leiloona : de rien !
    @Stephie : sans cette note positive à la fin, ce livre serait difficilement supportable.
    @Anne : je crois qu’il y a également une édition pour adulte alors… Et je pense que c’est vraiment le genre de livre que pourrait te plaire.
    @Aifelle : A toi de te faire ton propre avis !
    @Karine : je vais me sentir responsable si tu l’achètes…

La parole est à vous !

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