« Le tigre blanc » d’Aravind Adiga

Quatrième de couverture :

« Le
tigre blanc, c’est Balram Halwai, ainsi remarqué par l’un de ses
professeurs impressionné par son intelligence aussi rare que ce félin
exceptionnel.
Dans son Bihar natal miséreux, corrompu et violent,
Balram est pourtant obligé d’interrompre ses études afin de travailler,
comme son frère, dans le tea-shop du village. Mais il rêve surtout de
quitter à jamais les rives noirâtres d’un Gange qui charrie les
désespoirs de centaines de générations.
La chance lui sourit enfin à
Delhi où il est embauché comme chauffeur. Et tout en conduisant en
driver zélé, au volant de sa Honda City, M. Ashok et Pinky Madam,
Balram Halwai est ébloui par les feux brillants de l’Inde récente des
nouveaux entrepreneurs.
L’autre Inde, celle des trente-six millions et
quatre dieux, celle des castes, des cafards, des taudis, des
embouteillages monstres, des affamés, des éclopés et des
laissés-pour-compte de la Shining India du XXIe siècle, finit par avoir
raison de son honnêteté. Car, de serviteur fidèle, Balram bascule dans
le vol, le meurtre et pour finir… dans l’Entreprise…
Roman obsédant
écrit au scalpel et à même la chair du sous-continent, Le Tigre blanc,
conte moderne, irrévérencieux, amoral mais profondément attachant de
deux Indes, est l’œuvre du plus doué des jeunes auteurs indiens
.
« 

Un roman passionnant sur l’Inde, un livre que je n’ai pas pu refermer avant la fin…

Dès le départ, on sait que Balram  est devenu entrepreneur et a commis un meurtre mais on veut comprendre comment il en est arrivé là, comment il est passé des Ténèbres des pauvres à la Lumière des riches, comment cet homme qui semble si honnête a pu commettre un tel acte.

A travers cette histoire personnelle, c’est la vie de centaines de milliers de gens, enfermés dans le système des castes, qui est décrite. En Inde, celui qui est né pauvre restera pauvre toute sa vie, n’ira pas à l’école ou en sortira très tôt, sera l’esclave des riches, subira la corruption de ceux qui appartiennent aux castes supérieures, sera humilié fréquemment, sans doute battu à plusieurs reprises, et peut-être tabassé à mort… 

Tout cela, Balram veut le faire comprendre au premier ministre chinois
-et à travers lui, à ses lecteurs- qui doit se rendre en visite officielle dans le pays. Il lui écrit donc
une lettre pour qu’il puisse découvrir une autre Inde que celle qu’on
voudra bien lui montrer.

Rien de nouveau pour qui s’intéresse un peu à ce fabuleux pays mais cette histoire est  tout de même passionnante. A cela s’ajoutent une dose d’humour noir et un peu de suspens, ce qui n’est pas pour me déplaire.

A lire donc !

Lire l’avis de Brize, de Jules et de Kathel.
Toutes les deux proposent des liens vers d’autres avis.

ADIGA, Aravind, Le tigre blanc, Buchet Chastel, 2008.

15 réflexions sur « « Le tigre blanc » d’Aravind Adiga »

  1. @Stephie : ça faisait aussi quelques mois que je voulais le lire…
    @Brize : l’erreur est corrigée !
    @elfe : j’en ai fait un livre voyageur alors s’il t’intéresse…
    @Gambadou : idem que pour Elfe. J’ai été obligée de l’acheter car je ne le trouvais pas en médiathèque. @Antigone : c’est un bon roman effectivement. Certains trouvent qu’il n’est pas très bien écrit (c’est une traduction de l’anglais…) mais l’histoire est intéressante. @Aifelle : il peut bientôt rejoindre ta PAL si tu le souhaite.
    @Thaïs : tous s’est bien passé même si ce n’est pas évident de tout gérer. Le changement de rythme est difficile !
    @Leiloona : si tu préfères ne pas l’acheter, j’en ai fait un livre voyageur.
    @Jules : tous les goûts sont dans la nature…

La parole est à vous !

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