Le ver à soie – Robert Galbraith

J’ai quitté Cormoran Strike à regret il y a quelques mois alors qu’il venait de résoudre avec brio l’affaire Lula Landry. C’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé mon détective favori et sa fidèle secrétaire, Robin. Cette fois-ci, l’enquête porte sur la mort d’Owen Quine, un écrivain à la réputation sulfureuse. C’est sa femme qui, inquiète de ne plus avoir de nouvelles de lui depuis plusieurs jours, demande à Strike de bien vouloir le retrouver. 

Très vite, Cormoran pressent que l’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît. Avant de disparaître, Owen a tenté de faire publier Bombyx Mori, un manuscrit dans lequel il met en cause de manière outrancière tout le gratin du monde de l’édition ainsi que quelques personnes de son entourage proche. Les allusions d’ordre sexuel sont nombreuses et totalement scabreuses. Les protagonistes, cachés derrière des pseudonymes, sont assez faciles à démasquer et on comprend clairement qu’Owen Quine cherche à régler ses comptes. Ceux qui ont intérêt à ce qu’il disparaisse sont donc nombreux.

Comme dans le premier opus, Robert Galbraith, alias J-K. Rowling, tient son lecteur en haleine jusqu’aux dernières pages. Les rebondissements sont nombreux et bien malin sera celui qui devine avant la fin comment l’enquête va se résoudre. Les personnages étant nombreux, ce n’est pas toujours évident de les identifier tous et de comprendre les liens qu’ils entretiennent entre eux. Le lecteur finit donc par s’y perdre un peu, d’autant plus que les fausses pistes sont nombreuses. C’est là le seul bémol de ce roman.

Là où l’auteur excelle le plus, c’est dans la description de la personnalité des différents protagonistes. Cormoran Strike et Robin, sa secrétaire, en tête. On les découvre peu à peu avec leurs faiblesses et leurs doutes mais aussi leur volonté de ne pas se fier aux apparences et de résoudre coûte que coûte cette affaire. Ils forment désormais un véritable duo et commencent à bien se connaître. Les personnages secondaires ne sont pas laissés pour compte. La fille d’Owen Quine ou encore Michael Fancourt, pour ne citer qu’eux, sont particulièrement intéressants.

On quitte le roman en découvrant que la charmante Robin va suivre une formation de détective. Il ne reste donc plus qu’à espérer qu’une suite est prévue !

Une lecture commune que j’ai le plaisir de partager avec Enna et Sandrine.

GALBRAITH, Robert, Le ver à soie, Grasset, 2014.

10 pensées sur “Le ver à soie – Robert Galbraith”

  1. On peut lire le deuxième sans avoir lu le premier. Ce n’est absolument
    pas un problème.
    Le risque, ce n’est pas de se perdre dans les fausses pistes mais plutôt
    dans les personnages et les liens qu’ils entretiennent.

La parole est à vous !

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