« L’échelle de Glasgow » de Marcus Malte

Marcus Malte dépeint souvent des ambiances noires et angoissantes (cf : De poussière et de sang ou Cent jours avec Antoine et Toine) et l’échelle de Glasgow n’échappe pas à la règle…

Mickaël est à l’hôpital, dans le coma. Le diagnostic des médecins est réservé. Son père décide de lui raconter une histoire qu’il pensait garder pour lui, un secret en quelque sorte. Quand on est face à un drame, on se rend parfois compte qu’on a laissé passer certaines choses alors on essaie de rattraper le temps perdu. Et puis, en racontant un peu de l’histoire tous les jours, en maintenant le suspens, le père aidera peut être son fils à se réveiller…
Cette histoire, c’est celle d’Astro Man et de Catfish, deux copains passionnés de guitare qui pensaient que rien au monde ne pourrait les séparer. Ils sont adolescents, passent leur temps à jouer de la musique et rêvent de gloire… Mais très vite, Astro Man révèle son talent, son génie. Il est engagé dans un groupe et Catfish reste dans l’ombre. Les difficultés commencent et l’amitié entre les deux garçons ressemble de moins en moins à un conte de fée.

A travers cette histoire, on devine que le père raconte sa propre adolescence : ses projets, ses ambitions, ses illusions… tous déçus.  Mais tout cela ne l’a pas empêcher de continuer à vivre et, finalement, de trouver le bonheur.  La vie est souvent semée d’embuches mais elle mérite d’être vécue. On ne peut pas la refuser !

L’échelle de Glasgow est un beau roman. Comment ne pas être touché par le monologue de ce père qui tente comme il peut d’expliquer à son fils dans le coma que la vie est belle , qu’il faut se battre, se réveiller ? Si l’histoire est triste, elle laisse cependant une certaine place à l’optimisme, à la vie qui doit continuer malgré tout.

MALTE, Marcus, L’échelle de Glasgow, Syros, 2007.

3 pensées sur “« L’échelle de Glasgow » de Marcus Malte”

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