« L’élégance du hérisson » de Muriel Barbery

« Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge
du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite,
laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire
certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais
surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges
qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que
tous ces riches suffisants.
Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans,
j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais
depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le
bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte.
Comment est-ce que je le sais? Il se trouve que je suis très
intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que
j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de
mes treize ans, je me suiciderai.
« 

J’attendais beaucoup de ce livre et j’ai été franchement déçue. Des digressions philosophico-intellectuelles  qui ne m’ont pas intéressée du tout, une jeune fille de 12 ans certes surdouée mais qui tient des discours très improbables pour son âge, deux personnages centraux -Renée et Paloma- qui ne se rencontrent que dans les 100 dernières pages et deviennent intimes en quelques minutes… Pour tout dire, j’ai eu du mal à finir  et je ne comprends pas vraiment les nombreux éloges dont ce roman a été l’objet.

Je pense que je louerai quand même le film en DVD car l’idée de départ me semble intéressante mais je n’en attendrai pas grand chose comme ça, au moins, je suis certaine de ne pas être déçue !

D’autres avis par ici.

BARBERY, Muriel, L’élégance du hérisson, Gallimard, 2006.

25 réflexions sur « « L’élégance du hérisson » de Muriel Barbery »

  1. Quand je l’ai lu, je n’ai réussi à accrocher qu’à l’arrivée du japonais ! mais je comprends tes réserves. Je n’ai par contre aucune envie de voir le film.

  2. A l’époque j’avais bien aimé, cela se laisse lire sans difficultés et puis le thème était original. Personnages un peu horripilants, d’accord, trop de coïncidences aussi.

  3. Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce roman. Pour l’atmosphère générale, pour les personnages, pour Monsieur Ozu ! C’est vrai que la première partie est plutôt lassante mais je me suis accrochée et finalement, cela reste un excellent souvenir de lecture.

  4. Quand on parle trop d’un livre, d’un film… On s’attends à des merveilles, et forcément, on est déçu. J’ai bien aimé ce livre, et les digressions sur les philosophes ne m’ont pas gêné… Il faut dire que mes yeux « zappent » souvent les passages trop longuet et descriptif!

  5. J’avais aussi trouvé les digressions de l’auteure bien lourdes mais finalement, lors de l’écoute d’une lecture publique d’extraits, je me suis rendue compte qu’il m’avait touchée plus que je ne le pensais…

  6. Ah enfin !!!
    Les avis négatifs commencent à arriver sur ce livre incroyablement surcôté. Si ça t’intéresse tu peux trouver ma critique et diverses choses écrites à propos du succès du livre via le répertoire des auteur(e)s (colonne de gauche)

  7. @tous et à toutes
    Vos commentaires reflètent la diversité de ce que j’ai pu lire à droite à gauche, notamment sur la blogosphère. Ce livre a eu tellement de succès qu’il est normal de trouver des avis divers et variés !

  8. Les avis semblent vraiment diversifiés! Mais bon, je n’ai jamais eu envie de le lire mais la sortie du film est en train de me faire changer d’avis!! Comme je m’attends à ne pas aimer (je sais, je suis bizarre parfois), on verra bien!

  9. Bonjour Saxaoul, ta (mauvaise) critique m’intéresse beaucoup et m’intrigue. J’ai lu le roman lors de sa sortie à l’automne 2006. J’avais adoré et j’avais surtout ri. Je ne me rappelle pas des digressions philosophico-intellectuelles. Je me rappelle d’un roman très bien écrit (lu en 1 week-end) et qui m’a réconcilié avec les romans français contemporains. Bonne journée.

  10. Je n’ai pas partagé l’engouement pour ce roman. Il y a, certes, de bonnes idées, on finit par s’attacher à l’histoire des personnages… Mais les digressions philosophiques qui n’en finissent pas, m’ont vraiment ennuyées !

  11. Bienvenue dans le clans des sceptiques et des déçus ! J’ai pour ma part trouvé que ce livre était loin d’être accessible avec ses innombrables mots complexes et ses références permanentes à la littérature et à la philosophie… Je l’ai refermé en me demandant si j’étais stupide parce que je n’ai jamais lu Tolstoï…!

  12. L’élégance du hérisson m’a touchée et m’a réconciliée avec la littérature française contemporaine, je fais partie de celles qui ont aimé! beaucoup de débat autour de cette Paloma et de son cynisme pointu! mais pas si improbable que cela j’en ai vu!!! et connu de ces petites Paloma qui voit la vie sous son vrai jour!

La parole est à vous !

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