L’enfant et la rivière – Xavier Coste, d’après l’oeuvre d’Henri Bosco

Pascalet, qui vit avec ses parents dans une ferme provençale isolée, a interdiction formelle d’aller jouer à la rivière qui jouxte le domaine. Il ne lui en faut pas plus pour être irrésistiblement attiré par cet endroit qu’il n’a jamais vu et que l’on dit extrêmement dangereux. Bargabot, le braconnier qui y pêche régulièrement, inspire au jeune garçon de la crainte tout autant que du respect.

Confié à la tante Martine en l’absence de son père et de sa mère, Pascalet profite de la situation pour braver l’interdit. Au bord de la rivière, il y découvre une nature mystérieuse qui l’attire et l’effraie à la fois. Le dessin de Xavier Coste traduit à merveille cette ambiance si particulière. Les couleurs, qui changent en fonction des moments de la journée, sont de toute beauté. La rivière est là, immense. La végétation est abondante. Les insectes bourdonnent. La menace semble planer. L’onirisme n’est pas très loin non plus.

Quelques jours plus tard, Pascalet poursuit sa quête initiatique et va encore plus loin dans l’exploration de la nature. Malgré la peur, il est plus audacieux. Sa rencontre avec Gatzo  marque son entrée dans l’adolescence. Ensemble, les deux garçons découvrent l’aventure et l’amitié.

Publié en 1945, le roman d’Henri Bosco a un côté désuet qui fait que je ne le proposerais pas à des ados d’aujourd’hui. Dans son adaptation en bande dessinée, Xavier Bosco a cependant su rendre l’histoire universelle et intemporelle. Le texte est peu présent, l’image se suffisant à elle-même sur de nombreuses planches. Le graphisme, de toute beauté, met réellement en valeur ce classique lu par de nombreuses générations d’adolescents.

L’avis de Brize.

BOSCO, Henri, COSTE, Xavier, L’enfant et la rivière, Sarbacane,2019.

Cette semaine, la BD du mercredi s’est donnée RDV chez Stephie.

25 réflexions sur « L’enfant et la rivière – Xavier Coste, d’après l’oeuvre d’Henri Bosco »

  1. Tout à fait d’accord : c’est désuet. Il y a plus de 20 ans, quand j’étais au collège, je trouvais déjà ringard le livre… ( = peut-être que j’exagère ma détestation de ce livre mais j’en garde un mauvais souvenir…)

    1. Pas forcément… À mon avis c’est le genre de BD qui plaît bien plus aux adultes. Ma fille, par exemple, n’a pas accroché. Mais je serais quand même curieuse de tester auprès d’autres jeunes.

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