Les disparues de Pumplestone – Audren

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Ils ont entre 11 et 15 ans et viennent d’un peu partout dans le monde pour passer les vacances d’été au camp de Pumplestone, situé au Nord-Ouest de l’Angleterre. En pleine nature, Séraphine, Zoé, Forest, Lilly, Tom et les autres peuvent pratiquer la natation, le VTT, la randonnée ou encore de nombreux sports d’équipe.

Après une soirée consacrée à pratiquer l’astronomie, Tiffany-Claire manque à l’appel. Les moniteurs la cherchent partout, à l’intérieur comme à l’extérieur, mais la jeune fille est introuvable. Fugue ? Enlèvement ?

Tout se complique lorsque l’on cherche à savoir ce que faisait Tiffany-Claire avant sa disparition. Tous les pensionnaires de Pumlestone ne sont pas d’accord et quand il s’agit de la décrire physiquement, les descriptions sont complètement différentes les uns des autres. Comment établir un portrait-robot dans ces circonstances ?

Cette disparition semble d’autant plus étrange que l’adolescente n’apparaît pas sur le fichier des pensionnaires de Pumplestone et qu’on ne retrouve aucun trace du règlement du séjour par sa famille. L’enquête ne s’annonce pas simple pour la police. Les enfants du camp, qui suivent leur propre piste, penchent plutôt pour une histoire fantastique. L’inspecteur Ramjay, après avoir cherché en vain, finit par trouver une explication bien plus rationnelle, quitte à ce qu’elle ne tienne pas forcément la route.

Les disparues de Pumplestone est un roman qui fait la part belle à l’enfance -c’est une des spécialités de l’auteur- et ravira les amateurs de fantastique à partir de 10 ou 11 ans. Je suis loin d’apprécier ce genre et j’ai eu très peur en lisant les premières pages mais finalement, j’ai été transportée par cette histoire de disparitions mystérieuses.

Sans dévoiler la résolution de l’intrigue, on peut tout de même dire que le roman s’inspire des contes populaires et notamment de La petite sirène. Le récit navigue entre rêve et réalité si bien que le lecteur, tout comme les protagonistes, ne sait plus ce qu’il doit croire ou pas.

Audren a su rendre son texte dynamique grâce au suspens, aux nombreux dialogues, à l’humour et à la joie de vivre des pensionnaires du camp de vacances. Elle est vraiment douée pour s’illustrer dans des genres tout à fait différents. Wild girl que j’ai lu l’année dernière et qui est destiné aux grands ados m’avait beaucoup plu. La question qui tue et Le paradis d’en bas qui s’adressent au même public que Les disparues de Pumplestone sont à conseiller également.

AUDREN, Les disparues de Pumplestone, Albin Michel jeunesse, 2016.

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