Les livres audios et moi

Il y a une dizaine de jours, je vous parlais de la lecture numérique. Aujourd’hui, c’est au tour de la lecture audio.

Ma première expérience remonte à il y a un peu plus d’un an et demi. Il s’agissait de nouvelles de Murakami. Un vrai fiasco. Impossible de me concentrer. Un désintérêt total pour le texte. Sans l’insistance des copinautes, je crois que je n’aurais jamais renouvelé l’expérience…

Depuis, je ne suis pas devenue accro mais j’apprécie de voler du temps de lecture. Je lis en courant, en arpentant la piste cyclable sur mes rollers, en surveillant ma fille à la plage ou à l’aire de jeux, en cuisinant, en faisant le ménage, en voiture, etc. Bien entendu, cela ne remplacera jamais les livres papiers. C’est juste un moyen de vivre un peu plus encore ma passion pour la lecture.

Pour le moment, je n’ai acheté aucun livre audio. Je les emprunte à la médiathèque ou aux copines et j’en ai reçu un ou deux dans le cadre de partenariats. Cette année, j’ai la chance de faire partie du jury du prix audiolib alors j’ai de quoi utiliser mon MP3 pendant un moment !!!

Certains livres m’ont marquée plus que d’autres. Pas forcément parce que j’ai aimé l’histoire. Plutôt parce que grâce au lecteur, je les ai lus jusqu’au bout alors que je les aurais sans doute abandonnés en version papier. C’est le cas pour Le serment sur la chute de Rome de Jérôme Ferrari et La réserve de Russel Banks. Avec ces romans, j’ai pris conscience de l’importance de la voix et de la façon dont le lecteur interprète le texte. Cela peut apporter un vrai plus à l’intrigue et aux personnages.

Depuis quelques temps, j’ai décidé de faire découvrir ce format de lecture à mes élèves. Dans certains groupes, on entendrait une mouche voler : c’est impressionnant ! Les retours sont dans l’ensemble très positifs. Les élèves trouvent souvent que c’est plus facile d’écouter que de lire un livre papier mais il est parfois difficile pour certains de rester assis à écouter pendant plusieurs dizaines de minutes. Malheureusement, les titres disponibles en jeunesse sont très peu nombreux. Pour des raisons d’organisation et de temps, j’essaie de choisir des livres pas trop longs ce qui limite encore plus le choix. J’aimerais maintenant transmettre le virus à mes collègues de lettres et développer l’écoute des livres audios au collège. Pour les élèves qui ont des difficultés de lecture mais aussi pour les autres !

J’espère que ce billet convaincra ceux qui n’ont pas encore testé de se lancer dans l’expérience. Un petit conseil tout de même : il vaut mieux commencer par un livre court et avoir un peu de temps devant soi. Je trouve qu’on a plus facilement tendance à oublier un livre audio qu’un livre papier quand on ne l’écoute pas pendant plusieurs jours.

Enna, Sandrine, Valérie, Noukette, Sophie, Sylire, Liliba et Leiloona vous parlent eux aussi des livres audios. Certains aiment. D’autres adorent. Pour d’autres encore (une autre ?), c’est un fiasco !

12 pensées sur “Les livres audios et moi”

  1. Tu as raison de parler de la mémoire. Je ne dirai pas qu’on oublie plus vite mais l’impression laissée par un livre audio est plus liée aux sensations qu’aux détails de la lecture. Par contre parfois je passe à des endroits où j’écoutais un livre audio et je me souviens de passages de livres écoutés il y a longtemps : le lieu réveille le souvenir!

  2. Pour l’instant, je me souviens des sensations liées à la lecture (et pas forcément des détails de l’intrigue) mais, contrairement à toi, ce n’est pas lié à des endroits. Je crois que je n’ai pas du tout ce type de mémoire.

  3. Comme toi j’écoute des livres audios en courant… c’est un mode de lecture dont je ne peux plus me passer, mais pas question de délaisser la version papier! ah ça non !

  4. Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il existe encore peu de titres en jeunesse. Une expérience intéressante à mener auprès d’élèves…
    Moi j’avoue que j’ai du mal, principalement un problème de concentration… même si la voix du lecteur peut être captivante.

  5. Ton billet me fait rappeler que quand mes enfants étaient petits, je leur enregistrais des histoires sur des cassettes pour qu’ils puissent les écouter quand bon leur semblait. Pour autant, ce ne sont pas des lecteurs de livres audio aujourd’hui (enfin, pour encore…)

  6. j’ai parfois plus l’occasion de diffuser des livre-audios au CDI que d’en écouter à la maison!! et tu as raison, l’offre en jeunesse gagnerait à se développer (road-book prévoit des titres jeunesse dans son catalogue je pense). Comme toi je retiens surtout les voix des lecteurs qui sont d’une importance capitale dans mon intérêt (et ma concentration!). Mais bien sûr le papier reste mon préféré (et là je ne tombe jamais en panne de batterie…).

  7. Je trouve ça génial d’initier tes élèves et tes collègues !!!! Et pour moi aussi, j’ai beaucoup aimé certains audios que je n’aurais pas appréciés ou lu en version papier…

La parole est à vous !

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